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Une première microbibliothèque inaugurée à Trois-Rivières

Pour marquer l'installation de la première microbibliothèque à... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Pour marquer l'installation de la première microbibliothèque à Trois-Rivières, au 811 rue Saint-Paul, on retrouvait, hier matin, de gauche à droite: Martine Perrin, propriétaire, Frédérique Guichard, initiatrice du projet, et Marie-Pierre Leblanc, coordonnatrice de la Démarche des premiers quartiers qui chapeaute le projet Livres à partager!

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les microbibliothèques feront désormais partie du paysage trifluvien. La Démarche des premiers quartiers a inauguré jeudi la première d'une dizaine de boîtes à livres que l'organisme compte implanter bientôt dans différents quartiers trifluviens.

Le principe de ce projet intitulé Livres à partager! est simple: l'organisme recueille des livres et revues en bon état qu'il mettra gratuitement à la disposition du public à travers ces boîtes au design unique tout en invitant les gens qui prennent un livre à en remettre un en retour. N'importe qui pourra ainsi s'y approvisionner au gré de ses envies. 

Les boîtes seront toutes installées sur des terrains privés dont les propriétaires s'assureront de vérifier que la boîte contient toujours des livres et qu'elle est en bon état. La boîte mise en service jeudi est située au 811 rue Saint-Paul, à Trois-Rivières. Dans un premier temps, on compte en installer prochainement sur les rues Saint-Maurice et Dussault, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, ainsi que sur la rue Saint-François-Xavier, la rue Notre-Dame dans le quartier Saint-Philippe, de même que près du parc des Pins sans compter une autre dans le quartier Normanville.

L'idée a été soumise par Frédérique Guichard, une citoyenne trifluvienne qui, voyant le succès de l'initiative à Montréal, a contacté la Démarche des premiers quartiers pour l'implanter ici. Avec l'aide de quelques bénévoles et commanditaires, les boîtes ont été créées et le principe mis en place.

«Je les ai trouvées dans le quartier Mile End, à Montréal, dit l'initiatrice, et à chaque fois que je les voyais, je constatais qu'elles étaient pleines, en bon état et je trouvais le principe très intéressant. Ça permet aux citoyens de se côtoyer, d'avoir accès à de la lecture et les gens peuvent même annoter les livres, laisser des petits mots, communiquer entre eux. C'est merveilleux pour un quartier parce que ça embellit et ça favorise l'implication des gens dans la vie de leur communauté. C'est une façon de donner, de procurer du plaisir à des gens qu'on ne connaît pas nécessairement près de chez soi.»

Martine Perrin est propriétaire du terrain sur lequel la première boîte à livres a été installée. «Mon implication est assez simple, constate-t-elle. J'aurai simplement à m'assurer qu'il y ait toujours des livres et à appeler la Démarche des premiers quartiers s'il en manque. Vérifier aussi qu'il n'y a pas eu de vandalisme. Dès l'installation, la semaine dernière, j'ai vu que ça créait des interactions entre voisins. Ça va provoquer de petites rencontres sympathiques dans le quartier. Comme je suis située en face d'un parc, tout près d'une école, je trouve que c'est un endroit idéal.»

Marie-Pierre Leblanc, coordonnatrice de l'organisme Démarche des premiers quartiers, invite le public à y déposer des livres dont ils ne veulent plus. 

«On fonctionne sur les dons. Dans les boîtes, on invite les gens à prendre un livre et à en laisser un en échange mais ils peuvent aussi simplement en prendre un. C'est libre accès à tous. Déjà, sans aucune publicité, les gens commencent à nous appeler pour offrir des livres. Une dame nous a proposé 800 livres pour enfants! On prend tout, en autant qu'ils sont en bon état, peu importe le style de littérature, le genre, etc. On est même ouvert à des livres en d'autres langues et on va en tenir compte dans un coin où il y a une certaine concentration de gens d'une autre langue maternelle que le français.»

«Comme le mandat de notre organisme est la revitalisation des premiers quartiers, ce sont ceux que nous ciblons en priorité mais si des gens veulent développer le concept dans d'autres secteurs de la ville, ils n'ont qu'à nous appeler. Bien sûr, nous sommes conscients d'un certain risque de vandalisme mais nous sommes prêts à l'assumer parce que quand c'est joli, que c'est positif pour le quartier, on ne voit pas pourquoi quelqu'un voudrait vandaliser.»

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