Le TGP dévoile le contenu de sa saison 2015-2016

Pour le dévoilement de la programmation de la... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Pour le dévoilement de la programmation de la saison 2015-2016 du Théâtre des Gens de la place, on retrouvait, à gauche, le président du conseil d'administration Patrick Lacombe en compagnie du président d'honneur de cette saison, Denis Roy, pdg de la firme Egzakt.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Théâtre des Gens de la place a levé le voile sur la programmation de sa saison 2015-2016 lundi, en conférence de presse. En plus de présenter les pièces, le président de son conseil d'administration Patrick Lacombe a tracé les grandes lignes d'une nouvelle façon de faire au sein de l'organisme trifluvien qui, comme bien d'autres entreprises culturelles, doit faire face à une conjoncture économique de moins en moins favorable.

Parlons d'abord des pièces qui constitueront l'ossature de la prochaine saison de la troupe trifluvienne. En septembre, on ouvrira avec une pièce du répertoire américain contemporain: Le Projet Laramie, de Moisés Kaufman, que mettra en scène Marc-André Dowd. En décembre, retour au théâtre classique avec une mise en scène de Stéphane Bélanger qui s'attaquera au Bourgeois gentilhomme, de Molière. Luc Martel, président sortant du conseil d'administration du TGP et interprète régulier, en sera à sa première mise en scène en offrant la pièce Dans l'ombre d'Hemingway du Québécois Stéphane Brulotte.

Nouveauté par rapport aux années passées, le TGP présentera un quatrième événement dans sa saison, une pratique qu'on voudrait instituer au moins pour les prochaines années. Au printemps 2016, Cindy Rousseau assumera la mise en scène de Contes à rebours - Des histoires qui ne se racontent pas, un spectacle inspiré du concept des soirées Contes urbains créées au Théâtre montréalais La Licorne. Dans le cas trifluvien, huit comédiens viendront présenter au public huit histoires sorties de l'imaginaire d'autant d'auteurs de la région. 

Les trois premières pièces seront présentées à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture alors que le dernier spectacle sera, lui, offert à la salle Louis-Philippe-Poisson. 

Même si la programmation reste le coeur des activités du TGP, la rencontre de presse a permis au nouveau président du conseil d'administration Patrick Lacombe de présenter les actions concrètes mises de l'avant pour assurer la pérennité du TGP devant la baisse du nombre de spectateurs que connaît la troupe depuis quelques années à l'instar de ce qu'on voit dans l'ensemble du milieu théâtral québécois.

«Il y a une réflexion au sein du c.a. depuis plusieurs années devant la baisse d'achalandage, d'indiquer Lacombe, et il est de notre mandat de mettre en pratique certaines des idées retenues au cours de ce travail. Devant les frais de production qui tendent à augmenter constamment et les subventions qui restent sensiblement au même niveau, on se doit d'être créatifs et d'être de plus en plus autonomes dans notre financement. On ne croit pas qu'en gérant la décroissance, on va sauver la mise. On pense plutôt qu'il nous revient de faire des efforts de diversification de notre produit.»

Dans le contexte, on a annoncé la nomination de Denis Roy, de chez Egzakt, comme président d'honneur de la saison 2015-2016. Grâce à l'expertise particulière qu'il représente dans le domaine de la communication ainsi qu'au niveau créatif, il pourra favoriser la démarche du TGP et s'est d'ores et déjà avéré d'excellent conseil pour ses dirigeants.

«On est dans la même mise en marché depuis 23 ans, il y a des choses qui fonctionnent forcément moins bien aujourd'hui, d'indiquer le président du c.a. Notre questionnement, au TGP, est allé dans le sens de ce que nous, nous pouvons faire pour améliorer notre situation. Nous avons d'abord fait le ménage dans nos finances depuis deux ans et on approche désormais des partenaires dans l'optique d'un partenariat gagnant-gagnant plutôt que pour simplement leur quêter de l'argent. Cette année, on est allé chercher quatre, peut-être bientôt cinq gros commanditaires. On veut qu'ils y trouvent leur intérêt au même titre que nous, le nôtre.»

Le TGP ira aussi à la rencontre de sa clientèle. À l'automne, on va mettre sur pied des rencontres citoyennes au cours desquelles on va échanger sur le théâtre trifluvien et où le public pourra faire savoir ce qu'il souhaite y voir. Par ailleurs, devant la baisse de la clientèle étudiante, on a entrepris de rédiger des cahiers pédagogiques distribués gratuitement concernant chacune des productions. «On ne réinvente rien; on continue de faire du théâtre, mais on adapte notre mise en marché. On a besoin de présenter différemment les choses. Je demeure profondément convaincu qu'il y a un public ici pour ce que nous avons à offrir.»

Pour ce qui est des billets pour les productions de la saison 2015-2016, ils sont présentement disponibles par la billetterie de la salle Thompson.

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