Ce qu'il reste de moi

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Bien que native de Québec, l'écrivaine Monique Proulx aime coucher ses mots sur papier pour raconter Montréal. Elle l'a fait en 1997 avec son recueil de nouvelles Les Aurores montréales, et elle revient en force ces jours-ci avec Ce qu'il reste de moi, un roman qui lui permet de remonter aux sources-mêmes de la ville et qui sonde le coeur de la métropole en passant par ceux qui le font battre.

En 432 pages, l'auteure tisse une courtepointe de personnages et trace les liens qui unissent tout ce beau monde, à commencer par Laurel qui est hanté par Jeanne Mance, que l'on découvre d'ailleurs sur son bateau dans les toutes premières pages du roman, elle qui, à son départ de La Rochelle, ambitionne de soigner et d'«apporter l'éternité à des êtres qui ne la connaissent pas.»

Le roman, publié chez Boréal, visite cette époque où elle et Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, ont fondé et rêvé Montréal avec une ferveur qui se répercute sur l'ensemble des protagonistes. Mais outre les faits saillants de l'histoire, c'est davantage au beau milieu du 21e siècle que l'on rencontrera ses héritiers en une vaste brochette de personnages.

Ils sont adeptes de leur religion ou fanas de hockey, ils se présentent comme des commerçants, des artistes ou des itinérants, on les retrouve au beau milieu des festivals de Montréal, au coeur de la tempête de verglas ou sur le plateau de l'émission «Silence on parle». Ils sont Mohawk, déserteur de la communauté hassidique ou professeur de français auprès des immigrants et possèdent tous une soif de dépassement que l'auteure met de l'avant avec toute la force de ses mots.

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