Festival Danse Encore: une 21e édition relevée

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La compagnie Shaping Sound, de Los Angeles, a créé des moments de belle intensité cette année au gala, avec la troupe entière, ainsi qu'au «5 à 7 Expérience», avec ce magnifique duo.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Linda Corbo
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pendant tous les préparatifs de la 21e édition du Festival international Danse Encore, la directrice générale et artistique de l'événement, Claire Mayer, craignait de ne pas être en mesure de rivaliser avec l'édition de l'an dernier, alors qu'on avait célébré le 20e anniversaire de l'événement. Au sortir du week-end de cette cuvée 2015, dimanche en fin de journée, elle avait toutefois la satisfaction d'y être parvenue. «Je dirais même qu'on l'a peut-être dépassée», observe-t-elle.

La météo s'est rangée du côté du Festival... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste) - image 1.0

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La météo s'est rangée du côté du Festival international Danse Encore ce week-end, ce qui a permis aux activités extérieures de rallier bon nombre de festivaliers, et de les faire danser. 

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Il faut dire que les têtes d'affiche de l'édition 2015 ont rempli les attentes et répandu l'excellence sur leurs pas, créant au passage de solides coups de coeur, dont le Japonais Yukichi Hattori, premier danseur de l'Alberta Ballet, qui a constitué une révélation pour plusieurs, dont Claire Mayer qui rêve de le voir évoluer un jour en compagnie de Peter Chu, danseur qui a aussi offert à Trois-Rivières une production habitée d'une gestuelle impressionnante.

«C'est la première fois qu'au Festival, j'ai deux interprètes de cette qualité, avec une intensité et une signature chorégraphique aussi fortes», souffle-t-elle.

En livrant une prestation relevée, les vedettes de Shaping Sound ont aussi séduit les spectateurs, un public qui n'a jamais su qu'à l'intérieur des rangs, on a connu à Trois-Rivières un réel problème. C'est qu'à leur départ de Los Angeles, les membres de la troupe ont eu la désagréable surprise de constater qu'un des leurs ne s'était pas présenté à l'aéroport, laissant la troupe en manque d'un joueur important. Devant la situation, le directeur artistique Travis Wall a décidé de le remplacer lui-même au pied levé et a dû apprendre une chorégraphie complexe en un après-midi.

«Il aurait pu laisser tomber le numéro ou demander à un autre d'apprendre la chorégraphie, mais il a choisi de prendre cela sous sa responsabilité», commente Claire Mayer, admirative.

«Travis est la face populaire que l'on voit partout, mais on a constaté à quel point il avait aussi un grand sens de l'éthique. À l'interne, par cette action, il a élevé son niveau de respect d'une manière incroyable. Personnellement, c'est quelque chose qui va me rester en tête très longtemps.»

Tous avaient déjà fait grande impression à l'occasion du «5 à 7 Expérience» qui, jeudi soir, a été servi aux spectateurs comme une mise en bouche assez exquise, une belle occasion pour les gens de voir l'excellence de près et de découvrir de manière privilégiée les artistes qui allaient se produire les jours suivants au festival. L'événement a même attiré une dizaine de touristes de la Grande-Bretagne débarqués d'un bateau de croisière qui était accosté au port, raconte Claire Mayer.

«Eux étaient extrêmement étonnés d'arriver dans une petite ville comme Trois-Rivières et de voir le calibre de ces artistes-là...», note-t-elle, sourire en coin.

Très satisfaite de cette première expérience, Mme Mayer sait d'ores et déjà que la formule sera répétée, avec une meilleure maîtrise de l'espace du centre d'exposition Raymond-Lasnier où, pour chaque numéro, on déplaçait les gens d'une salle à l'autre pour qu'ils témoignent de la performance des danseurs.

«C'est la première fois qu'on travaillait dans cet espace et maintenant, je sais comment bouger une masse de monde là-dedans. L'an prochain, regardez-moi bien aller, Mme Mayer va sortir ses talents de mise en scène...», lance la directrice.

Parmi les autres premières expériences, le souper en blanc du samedi soir a aussi été classé cette année dans les activités à renouveler.

Le test s'est avéré toutefois moins concluant dimanche après-midi pour la bachata, une danse en ligne latine, où le grand rassemblement souhaité ne s'est pas produit, l'événement se limitant tout au plus à une joyeuse activité ponctuelle.

L'autre grand rassemblement attendu, celui du Zumba, a rallié passablement de danseurs devant la scène de la rue Badeaux vendredi soir, et ce, malgré la pluie qui a retardé l'activité d'une demi-heure. Si on n'a pas atteint les quelque 3000 participants de l'an dernier, on s'en est tiré avec un belle foule tout de même, note Claire Mayer.

De nombreux adeptes du Zumba avaient d'ailleurs convergé vers Trois-Rivières aussi pour le rendez-vous du lendemain, alors que les classes de maître étaient nombreuses dans ce créneau samedi.

Enfin, de cette 21e édition, Claire Mayer retient le nombre record de participation des danseurs de la relève aux compétitions et vitrines, des jeunes gens du Québec, de l'Ontario et des Maritimes qui ont généré un feu roulant tout le week-end sur les planches de la salle J.-Antonio-Thompson, et qui créent chez la directrice un heureux problème.

«On a dû refuser des inscriptions cette année. On est vraiment aux limites de ce qu'on peut faire à la salle Thompson», dit-elle, ajoutant que son autre problème sera d'élever encore la barre l'an prochain, «quoique j'ai déjà quelques petites idées...»

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