Danse Encore: la pureté s'invite au gala

Le danseur trifluvien François Pruneau était de la... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le danseur trifluvien François Pruneau était de la partie vendredi au gala du Festival international Danse Encore au sein de la compagnie de Mel Charlot, basée à New York.

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Beaucoup de pureté, vendredi soir, pour la première des deux soirées de gala de la 21e édition du Festival international Danse encore à la salle J.-Antonio-Thompson. À tour de rôle, les compagnies ont fait un superbe étalage de leur art respectif, chacune dans sa plus pure expression, le tout formant un amalgame relevé qui a culminé avec une prestation de Shaping Sound qui a séduit et soulevé la foule.

La formation californienne, composée majoritairement de danseurs étoiles qui ont brillé au sein de l'émission américaine de So You Think You Can Dance, a présenté à Trois-Rivières 30 minutes de matériel dense, amorçant le tout avec un numéro éclatant qui avait été présenté au gala l'an dernier sur les notes de Bohemian Rhapsody, de Queen. Or cette année, cette pièce n'était que le prélude d'un fabuleux enchaînement. Sous la direction de Travis Wall, les douze danseurs n'ont pas raté leur rendez-vous avec les Trifluviens et ont fait forte impression. 

Théâtral, acrobatique, parfois lascif et sensuel, tantôt grave, énergique ou festif, Shaping Sound transporte les spectateurs dans un défilé d'émotions avec une solide efficacité, le tout rehaussé par des éclairages qui décuplent les effets, quoique parfois un peu sombres pour nous permettre d'apprécier tous les détails. Et il y en a. Enfilant les chorégraphies sophistiquées, ils ont livré vendredi une grande partie de leur matériel dans des sphères empreintes d'une forte intensité, gardant un côté plus festif pour la finale. 

C'est aussi dans un esprit propre à la fête que l'on avait débuté la soirée en compagnie des Ballets Cristina Hoyos et ce, dans le pur style de flamenco, donnant lieu à une entrée en matière assez racée merci. Duel de deux danseurs sur fond rouge, trois danseuses typées qui brûlent les planches, le public s'est retrouvé rapidement en plein coeur de l'Andalousie. Flamboyant. 

La tap dance dans sa plus pure expression a été honoré par les huit interprètes des Tap Kids qui ont fait place à de beaux tableaux dans leur toge de graduation, alors que le ballet mariant classique et contemporain avait ses dignes représentants en la présence de la compagnie Alberta Ballet, qui avait dépêché à Trois-Rivières ses cinq premiers danseurs.

Parmi eux, on a pu apprécier Yukichi Hatttori, qui s'était fait remarquer la veille au 5 à 7 Expérience, et qui a doublé son effet vendredi soir avec un solo tout bonnement sublime. Légèreté, précision, grâce, force, impossible de le lâcher des yeux. Quatre collègues eux aussi convaincants l'ont suivi sur la pièce Flight. Pure beauté.

Avec les danseurs de la Montréalaise Mel Charlot, on a fait un bond rapide cette fois dans les rues de New York, ville où la chorégraphe évolue principalement désormais. En compagnie de ces sept danseurs, le hip-hop avait ses dignes représentants, la compagnie apportant à la soirée une savoureuse touche de délinquance. De l'énergie pure. En somme, la 21e édition du FiDE propose un gala relevé cette année, qu'un nouveau public pourra voir ce soir puisqu'une deuxième représentation sera livrée au même endroit.

Plus tôt en soirée vendredi, Peter Chu avait proposé de son côté une prestation qui jouait dans des zones passablement plus sombres, à l'image des éclairages qui, là aussi, nous ont privés souvent des subtilités de sa gestuelle impressionnante. Le danseur et chorégraphe n'en était pas à sa première visite à Trois-Rivières, lui qui avait accompagné précédemment les danseurs de Céline Dion et la danseuse Crystal Pite. 

Pour présenter l'univers qui lui est propre, il avait choisi de visiter les thèmes de l'obsession et du contrôle. Pour initiés.

Ce soir, la scène de la salle Anaïs-Allard-Rousseau sera occupée cette fois par la compagnie Gadfly qui proposera une oeuvre inspirée du film Japonais Les Sept Samuraïs.

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