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5 à 7 Expérience: une formule élégante et appréciée

Deux des danseurs des Tap Kids ont fait... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Deux des danseurs des Tap Kids ont fait solidement vibrer la salle Raymond-Lasnier de la Maison de la culture.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Linda Corbo
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Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Le Festival international Danse Encore a pris son envol de bien élégante manière jeudi avec le nouveau concept du «5 à 7 Expérience», qui s'est transformé en un petit moment privilégié pour la centaine de personnes qui ont pu y apprécier, à trois pas d'eux, quelques prestations livrées par les têtes d'affiche de l'édition 2015.

Il a été formé au Ballet de Hambourg... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste) - image 1.0

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Il a été formé au Ballet de Hambourg en Allemagne, il est désormais premier danseur de l'Alberta Ballet, Yukichi Hattori a déployé son art dans un moment de pure beauté hier soir à Trois-Rivières

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

Pendant deux heures, la salle Raymond- Lasnier de la Maison de la culture a été habitée pour l'occasion par un chic alliage culturel combinant la danse, la gastronomie et les arts visuels. Entre les cinq prestations au menu, chaque convive était invité à déguster des bouchées inspirées par la provenance des danseurs que l'on venait de voir, puis à prendre connaissance des expositions qui encerclaient les lieux.

Sur le plan de la danse, Peter Chu a cassé la glace en présentant un extrait du spectacle qu'il livrera sur la scène de la salle Anaïs-Allard- Rousseau ce soir, via un solide solo évoquant les thèmes de l'obsession et du contrôle. En quelques minutes, on a pu apprécier le calibre qui allait donner le ton à ce rendez-vous, calibre qui, dans un tout autre genre, a été aussi relevé en deuxième prestation de soirée alors que deux des vedettes de la compagnie américaine Shaping Sound ont imprégné les lieux d'un grand souffle de sensualité, laissant le public sur un soupir d'admiration bien senti.

Les spectateurs sont rapidement tombés sous le charme de ce duo formé de Teddy Forance et Jaimie Goodwin qui, sur un extrait sur la pièce Found, de Christel Alsos, a créé un petit effet addictif, suscitant une sérieuse envie d'en apprécier davantage. Voilà qui sera possible puisque Shaping Sound livrera ce soir et demain un numéro de 30 minutes en deuxième partie du gala sur les planches de la salle J.-Antonio-Thompson, et ce, avec la formation complète de 3 danseurs cette fois. Ça promet.

Fraîchement débarqués de New York, deux des membres des Tap Kids ont pour leur part transformé l'ambiance en deux claquements de souliers avec une prestation qui s'est transformée en petit coup de coeur automatique, performance suivie par un autre changement d'atmosphère. Cette fois, c'est le japonais Yukichi Hattori, premier danseur à l'Alberta Ballet, qui venait de prendre le plancher, exposant son niveau d'excellence avec une aisance relevée, voire presque désinvolte, sur les notes de Sarah McLachlan.

L'expérience s'est conclue avec Les ballets de Cristina Hoyos, cinq danseurs de flamenco débarqués du coeur de Séville et qui ont eu la joyeuse idée de présenter une pièce que les Espagnols ont l'habitude d'exécuter dans les fêtes. De la fougue, en voulez-vous?

Dominique Leblanc a animé le tout en trois langues, permettant chaque fois de présenter les danseurs en compagnie d'un représentant des artistes. Servie en guise d'entrée à l'édition 2015, la formule a plu à plusieurs, dont certaines personnes qui s'initiaient ainsi au Festival Danse Encore.

C'était le cas notamment de cette dame qui avait gagné son laissez-passer dans un concours radiophonique et qui en a été quitte pour un joyeux coup de coeur. «Je suis tellement contente d'avoir découvert ça!

J'ai tout aimé», a-t-elle lancé, tout sourire. «C'était une première expérience pour moi et ça a été un cadeau extraordinaire. Je me suis sentie très gâtée.» Manon Bédard a apprécié de son côté le lieu, l'expérience gastronomique, les danseurs et l'effet produit. «J'ai beaucoup aimé l'intimité que l'on avait avec les artistes. Les émotions ont remonté», observait-elle.

En visite de famille à Nicolet, Françoise Lecop et Richard Quesnel, de Mirabel, étaient pour leur part bien heureux de l'initiative de Gabrielle Lecop, qui a eu l'idée de les emmener tenter cette expérience. «De voir les artistes si proches... Je suis émerveillée. Peut-être qu'on va revenir», notait Françoise Lecop, qui ne devrait pas avoir trop de misère à convaincre son mari. «J'ai beaucoup aimé la proximité avec les artistes et les explications qui nous font découvrir encore plus leur talent et le fait qu'ils se dédient à leur art», observait M. Quesnel. «Les dégustations, la présentation, la danse, l'intimité, ça a vraiment été un très beau et très bon moment», résume Gabrielle Lecop.

Ce soir, Peter Chu présentera son spectacle Chuthis à la Maison de la culture; l'ensemble des têtes d'affiche seront réunies au gala de la salle J.-Antonio-Thompson et les amateurs de zumba ont rendez- vous à la scène Loto-Québec (rue Badeaux), là où se produiront aussi les percussionnistes de Samajam.

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