Le monde est fou se dévoile un peu plus

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Jean-Phi Goncalves est le directeur musical du spectacle.

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Montréal) Réunis à Montréal en compagnie des membres de Beau Dommage, les créateurs du spectacle Le monde est fou en ont dévoilé un peu plus mercredi sur la production que le public découvrira le 15 juillet au nouvel Amphithéâtre de Trois-Rivières, notamment dans la conception qu'en fera le directeur musical Jean-Phi Goncalves.

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Daniel Fortin, directeur de création principal et Jean-Guy Legault, metteur en scène.

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Ce créateur, qui a été très lié par le passé à Trois-Rivières par son alliance avec le réalisateur trifluvien Alex McMahon et le groupe Madcaps, baigne aujourd'hui dans un univers musical qui le fascine. Pour Le monde est fou, il a utilisé toutes les bandes originales du groupe, fixant son choix essentiellement sur les deux premiers albums de Beau Dommage de manière à suivre l'un des principaux personnages du spectacle, le Géant Beaupré.

Cette chanson à succès a d'ailleurs été l'un des deux extraits qui ont été révélés mercredi, l'autre étant Le blues d'la métropole, le tout présenté dans un amalgame convaincant.

Pour enrober les 14 tableaux du spectacle, Goncalves a retenu au total une douzaine de pièces ou d'extraits de chansons puisque certaines se croiseront, avec toujours le souci de conserver et de mettre en relief les harmonies vocales qui ont fait le succès du groupe. Il joue plutôt avec les structures afin de créer des moments instrumentaux qui se marieront au matériel visuel du spectacle et aux mouvements des artistes du cirque.

«Les gens vont reconnaître toutes les pièces», souligne-t-il. «Ça reste des chansons patrimoniales ancrées dans le coeur des Québécois. Il est délicat d'y toucher.» Or, le répertoire est drôlement porteur et l'alliage de cette musique avec l'univers visuel créé par le metteur en scène se fait très bien, se réjouit Goncalves.

Mercredi, lors du dévoilement des extraits, on a aussi présenté un jongleur qui personnifiait le Géant Beaupré, accompagné d'une Ginette dont la coiffure rappelait «la fille du groupe», ce qui a fait sourire Marie-Michèle Desrosiers. «Beau Dommage, pour nous, c'est aussi une fille dans un univers de gars et on va également le voir dans le spectacle», note le metteur en scène Jean-Guy Legault, qui a plongé dans ce répertoire avec enthousiasme. «Avoir l'oeuvre de Beau Dommage, c'est comme inviter un ti-cul dans un magasin de bonbons», dit-il.

Par son travail, le metteur en scène veut évoquer l'univers du groupe, sans raconter chacune des chansons, précise-t-il. «On a tous et chacun une relation très particulière avec la musique de Beau Dommage. Notre objectif n'est pas d'imposer notre vision, mais d'ouvrir l'imaginaire et d'aller chercher l'émotion que ces chansons rejoignent chez les gens.»

Il est parti de sa chanson préférée, Le Géant Beaupré, «un gars ordinaire, mais un ordinaire de plus de huit pieds qu'on a transformé en freak show», dit-il. «On va donc suivre ce gars ordinaire qui veut être plus grand que nature pour impressionner sa douce, sa Ginette.»

Legault entend aussi jouer sur la dualité du bois et de la ville, deux aspects qu'il retrouve dans le répertoire de Beau Dommage. «Cet attachement profond que l'on a de nos racines et cette volonté de s'ancrer dans la modernité», fait-il valoir.

Un aspect que la scénographe Geneviève Lizotte se plaît aussi à utiliser dans la conception de l'environnement qu'elle concocte actuellement, «la rencontre entre la métropole et la forêt de bouleaux», image-t-elle. La créatrice veut façonner sur la scène de l'amphithéâtre un écrin qui lui permettra de voyager à travers les univers du répertoire, dit-elle, soulignant que son travail de base repose sur «un squelette tout en miroirs qui va nous permettre «d'extensionner le décor le plus loin possible et rejoindre les spectateurs jusque dans le fond du parterre».

Voilà qui touche d'ailleurs l'élément très rassembleur du groupe, ajoute Jean-Guy Legault. «Ce qui est étonnant dans cet amphithéâtre, c'est qu'on ne se sent jamais vraiment loin malgré la dimension du lieu», souligne-t-il. Le metteur en scène se réjouit du fait que les membres de son équipe sont les premiers à fouler les planches. «Et on va en profiter», promet-il.

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