Mel Charlot débarque de New York avec les siens

Évoluant désormais davantage à New York et Los...

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Évoluant désormais davantage à New York et Los Angeles, la danseuse et chorégraphe montréalaise Mel Charlot se produira aux deux galas du FiDE en compagnie de sept autres interprètes, tous professionnels sur la scène du hip-hop.

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Lundi, six danseurs étaient rassemblés autour de la chorégraphe et interprète montréalaise Mel (Melissa) Charlot dans des studios de New York pour concocter les deux numéros qu'ils présenteront ensemble au Festival international de Danse Encore, l'un en fonction des galas des vendredi et samedi soirs et l'autre pour le «Party tous styles» du samedi soir.

Demain, ils débarqueront tous les sept à Trois-Rivières. Parmi eux, on retrouvera notamment François Pruneau, fier représentant de la Mauricie; un interprète de New York qui participe au FiDE pendant qu'il est en pause du spectacle de Mariah Carey à Las Vegas; ou cet autre qui a dansé récemment avec Jennifer Lopez pour le bien d'une publicité, décrit Mel Charlot. La chorégraphe souligne du même souffle qu'elle aurait bien aimé être accompagnée également d'un autre interprète, mais que ce dernier est retenu pour une tournée en compagnie de Janet Jackson.

Depuis qu'elle a quitté Montréal en 2010 pour la Californie, Mel Charlot a gagné les ligues majeures du hip-hop, une discipline qui la fait valser régulièrement entre Los Angeles et New York, deux terrains de jeu qu'elle aime, quoique la Grosse Pomme l'emporte en bout de piste. «Il y a quelque chose dans le style de vie et dans l'énergie à New York que j'adore.»

À Manhattan, elle a notamment pris part à un spectacle de hip-hop sur Broadway, une expérience qui l'a transportée dans un tout autre univers. «C'est un monde totalement différent du style commercial que l'on pratique quand on danse avec des artistes», dit-elle. «À Broadway, c'est toi qui deviens l'artiste sur scène. C'est un monde que je préfère un peu plus.»

À quelques mois de ses 30 ans, Mel Charlot poursuit sa carrière de danseuse professionnelle, mais se plaît aussi désormais à pratiquer deux autres métiers connexes, soit celui de professeur, qui l'a amenée à enseigner jusqu'en Argentine et en Europe, et celui de chorégraphe, une discipline qu'elle entend approfondir encore au fil des prochaines années.

En fait, son but ultime a toujours été d'être chorégraphe, dit-elle. «J'étais toute petite et je rassemblais déjà des danseurs pour créer des numéros. Je l'ai toujours fait naturellement et, en grandissant, j'ai réalisé que j'aimais cette position. J'ai continué en tant que danseuse pour savoir quel est ce monde et cette vie-là, et pour faire la transition comme il faut.»

C'est aussi dans ce créneau qu'elle compte revenir éventuellement s'établir à Montréal de manière permanente. Il faut dire qu'en marge de New York et Los Angeles, sa ville natale est toujours demeurée un port d'attache important. «Mon mari et ma famille sont à Montréal», dit-elle. «J'aimerais redonner beaucoup plus à ma communauté. Je souhaite aider les danseurs d'ici à se rendre à New York, à avoir les bons outils et j'aimerais créer des opportunités pour qu'ils puissent aller très loin.»

De son côté, elle baigne dans le hip-hop depuis ses 13 ans et est toujours demeurée dans ce style, bien qu'elle aie aussi été influencée à New York par le Street Jazz. Pour le moment, quand elle observe la scène du hip-hop de Montréal, elle y voit deux profils bien différents, dit-elle. «Il y a une scène plus commerciale et il y en a une autre qui est vraiment street et underground et celle-là est vraiment bien développée. Même à New York, on connaît beaucoup de danseurs de street de Montréal qui font un tabac», dit-elle.

Mais elle constate aussi le chemin à parcourir dans la veine plus commerciale. «À Montréal, je pense que ce style pourrait aller plus loin....», enchaîne-t-elle. «Aux États-Unis dans le commercial, ça bouge beaucoup, il y a des emplois pour tout le monde, les artistes changent souvent leurs danseurs et ils essaient de se réinventer pour garder le milieu intéressant. Je pense qu'au Québec, c'est au ralenti. J'aimerais revenir et aider le milieu pour que ça remonte.»

linda.corbo@lenouvelliste.qc.ca

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