Bet.e & Stef: comme une brise venue de l'océan

Bet.e & Stef sont revenus en terre conquise... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Bet.e & Stef sont revenus en terre conquise jeudi soir à la Maison de la culture alors que la chanteuse d'origine trifluvienne a repris contact avec le public de sa ville natale qui remplissait la salle. Au premier plan, Jay Atwill, qui accompagnait le duo.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il faisait bon et chaud jeudi soir. Plus, d'ailleurs, à la Maison de la culture qu'à l'extérieur puisque dans la salle Anaïs-Allard-Rousseau, c'est une douce brise saline qu'on sentait et qui nous caressait les tympans. Tout juste si on n'entendait pas les vagues de l'océan à travers les voix de Bet.e et Stef.

Le duo, devenu trio par l'apport du guitariste Jay Atwell, offrait son premier spectacle trifluvien depuis sa réunion datant d'il y a deux ans. Et comme la salle Anaïs-Allard-Rousseau était pleine, il est permis de croire qu'il reviendra. Grand bien nous fasse.

Élisabeth Provencher et Stéphane Carreau ont repris là où Bet.e et Stef avaient laissé il y a une douzaine d'années. La chimie sonore est toujours aussi convaincante. La voix admirable de Bet.e se mariant avec la guitare de son acolyte dans une magie inexplicable mais bienfaisante. Question d'atomes crochus, de texture de voix, de senti. Ensemble, on dirait qu'ils ne pouvaient se tourner que vers cette bossa nova qui leur colle à la peau pour notre plus grand plaisir.

Et ce, même si le dernier album, Seeds, révèle une tendance plus marquée vers d'autres musiques du monde et plus d'électronique. Derrière, toujours, la bossa ne cesse de se danser. La chose était plus évidente encore hier soir dans la formule qu'ils ont adoptée pour la scène. Deux guitares acoustiques légèrement amplifiées et un tambour leur a suffi pour donner vie à tout leur répertoire que Stef a évalué à quelque 80 chansons. Ils ont repris des classiques intemporels comme Agua de Beber, Besame Mucho, Fever, comme des chansons de leur plus récent album, Seeds, Demystify sur un même mode de simplicité qui s'est avéré extraordinairement efficace.

En rappel, Stef a offert une magnifique interprétation du grand classique Est-ce ainsi que les hommes vivent? qui a résumé la grande force de Bet.e & Stef. Cette façon de reprendre un classique qui n'a guère de parenté avec le style musical qu'ils privilégient et le faire leur sans le dénaturer, sans altérer l'essentiel, relève de l'alchimie. Il faut dire que Stef est un guitariste hors du commun. Son style sans prétention ne permet pas de constater de prime abord à quel point il est bon mais quand on l'écoute plus attentivement, on découvre la perfection de son jeu et combien il semble habité par les rythmes latins qui donnent vie à ses chansons. Plus encore que Bet.e, on sent que c'est lui l'âme du duo.

Ce n'est pas là minimiser l'apport de l'excellente chanteuse qu'est Bet.e et sans qui le duo n'aurait évidemment pas connu le succès qui a été et est encore le sien. Élisabeth Provencher est dotée d'une voix exceptionnelle qui donne au duo le son qui a obtenu l'adhésion de tant de fans. Encore hier, ses élans d'improvisation ont conquis le public, non sans raison.

L'apport de Jay Atwill n'était pas négligeable, lui dont la voix et le style soul ont mis en valeur une autre facette de la musique de Bet.e & Stef.

Dans l'ensemble, les retrouvailles de Bet.e avec le public de sa ville natale se sont faites sous les meilleurs auspices. La lénifiante musique du trio a trouvé hier des oreilles sympathiques, ouvertes à tout ce qu'elle a de bon à offrir. Il faut qu'ils reviennent et bientôt.

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