Une âme et sa quincaillerie

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Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le titre n'est pas que joli, il décrit aussi plutôt bien le contenu du récit d'Alain Labonté. L'âme, c'est celle de ce relationniste de presse qui a déjà écrit une vingtaine de chansons pour les Bruno Pelletier, Annie Villeneuve et Marc Hervieux de ce monde, et qui se commet pour la première fois dans un bouquin. Or, il le fait d'une manière particulièrement touchante.

La quincaillerie, ce sont tous les outils qui lui ont été légués et qu'il met au service du coeur pour sonder les autres et pour tenter de comprendre le monde. Une boîte à outils qui inclut définitivement une sensibilité fine utilisée ici avantageusement pour revisiter une peu sa vie et partager les réflexions qui ont peuplé cette trajectoire marquée par des événements douloureux, mais visiblement porteurs.

Il avait 12 ans quand sa mère a fait sa première de trois dépressions et c'est à travers son regard posé souvent sur elle, et parfois aussi sur un père aimant, que nous plongeons graduellement dans cette lecture qui devient rapidement méditative, à l'image du tricot de sa mère qui sera interrompu par les nombreuses absences de la dame, «ses envolées célestes», écrit-il. «Une maille à l'endroit, une mère à l'envers».

En 116 pages, il visite les territoires de l'intime avec une efficacité qui n'épargne pas la beauté, via une écriture gorgée d'images à la fois évocatrices et limpides. À chaque ligne, on sent que l'exercice d'écrire répond à un besoin et que ses mots remontent de quelques profondeurs. Lui dit qu'il écrit «parce qu'il me faut passer régulièrement par l'encrier pour aller m'allonger dans le hamac du monde». C'est publié chez Del Busso éditeur.

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