Un état du monde par l'estampe

La direction de la 9e Biennale internationale d'estampe contemporaine... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

La direction de la 9e Biennale internationale d'estampe contemporaine de Trois-Rivières a accueilli avec un plaisir tout particulier le président d'honneur de l'édition 2015. Il s'agit du consul général de France au Québec, Nicolas Chibaeff, ici accompagné d'Élisabeth Mathieu, directrice artistique, directement à sa gauche, et de la directrice générale, Jo-Ann Lanneville.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La 9e édition de la Biennale internationale d'estampe contemporaine de Trois-Rivières aura lieu du 21 juin au 6 septembre 2015. Dans ses quatre lieux d'exposition, la Galerie d'art du parc, le Centre d'exposition Raymond-Lasnier, le musée Pierre-Boucher et l'ancienne gare ferroviaire trifluvienne, l'événement proposera au public plus de 300 oeuvres créées par 57 artistes en provenance de 26 pays.

Plusieurs expositions parallèles viendront enrichir la programmation. On retrouvera la BIECTR à la Galerie universitaire R3, au Centre de diffusion Presse Papier, au Musée québécois de culture populaire, au Centre culturel Pauline-Julien, au Musée des Ursulines, à l'Atelier Silex mais aussi à la Maison Rodolphe-Duguay de Nicolet de même qu'au Presbytère de Champlain.

Le projet L'estampe dans l'urbanité mettra sur pied un atelier mobile mené par l'artiste Alejandra Basañes pour initier le grand public aux techniques d'impression. On le retrouvera le 25 juillet au parc portuaire, le 1er août au musée Boréalis et le 20 août, au coin des rues Notre-Dame et des Forges, au coeur du centre-ville trifluvien.

Les artistes participants sont en lice pour l'un ou l'autre des cinq prix décernés lors de cette 9e édition: le Grand Prix de la BIECTR, le Prix Banque nationale, le Prix Télé-Québec, le Prix Invitation Presse Papier, le Prix Société immobilière Duguay et le Prix Atelier-galerie A. Piroir. Les gagnants seront connus lors de la cérémonie d'ouverture de la Biennale le 21 juin.

Artistiquement, la cuvée 2015 est marquée par la mixité, l'hybridité et ce que la directrice générale Jo-Ann Lanneville appelle «un soupçon de délinquance». «On remarque ce que j'appelle de la délinquance dans la façon innovatrice qu'ont les artistes de voir l'estampe qui se manifeste dans des formats hors normes ou dans le métissage. Plusieurs artistes occupent l'espace au complet, du sol au plafond. La forme installative semble se manifester et c'est vraiment intéressant. La délinquance se manifeste aussi dans le propos avec une contestation de ce qui se passe dans le monde tant au niveau politique que dans le domaine des communications. Certaines oeuvres vont même bousculer le spectateur et je pense que c'est sain. L'art doit aussi être ça.»

La notoriété de l'événement continue de croître à l'international. «On constate la présence de plusieurs artistes internationaux de la relève qui viennent témoigner des nouvelles tendances. C'est important parce qu'on se veut le reflet de ce qui se passe en estampe sur l'ensemble de la planète. Cette année, par exemple, on accueille des artistes d'Iran qui témoignent du climat socio-politique de leur pays et qui vont certainement interpeller les spectateurs. Cette diversité du contenu global fait office d'état du monde, en quelque sorte.»

Par ailleurs, l'événement cherche aussi à se rapprocher du public. «Ça fait longtemps qu'on travaille en ce sens, de poursuivre la directrice générale, parce qu'on sait que ce n'est pas tout le monde qui ose entrer dans les galeries. Avec l'atelier mobile d'Alejandra Basañes, les gens vont découvrir la magie particulière de l'estampe. Le projet avec l'Atelier Presse Papier qui va sortir dans la rue et grâce auquel les gens vont pouvoir participer à l'élaboration d'oeuvres, va aussi ouvrir le grand public à l'estampe et sans doute inciter des gens à venir voir l'exposition.»

La directrice convient que le financement de son événement est difficile devant la perte de plusieurs sources de financement pour un recul d'environ 15 % du budget global mais assure que la Biennale va continuer de croître.

«Ça nous oblige à faire preuve de créativité et à travailler plus fort, évidemment, convient Jo-Ann Lanneville. Mais en ces temps d'austérité, on pense qu'il est plus que jamais important de soutenir la culture. Nous sommes particulièrement heureux de compter sur une contribution financière du Sénat français envers notre événement, ce qui explique la présidence d'honneur attribuée au consul général de France au Québec Nicolas Chibaeff. C'est une percée internationale qui ouvre de nouvelles avenues de partenariats qu'on va certainement tenter d'exploiter dans le futur.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer