Un concert, deux lieux pour l'OSTR

:Raymond Perrin jouera sur l'orgue de la cathédrale... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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:Raymond Perrin jouera sur l'orgue de la cathédrale pendant que les musiciens de l'orchestre s'exécuteront sur la scène de la salle Thompson.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) On parle souvent de prouesses techniques de virtuosité pour qualifier la performance d'un soliste dans un concert symphonique. Mais dimanche, pour le dernier rendez-vous de la saison de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières, le défi technique en sera un... vraiment technique.

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La soprano Geneviève Lenoir est la soliste invitée pour le Gloria de Poulenc.

L'organiste Raymond Perrin jouera sur l'instrument de la cathédrale, pendant que les musiciens l'accompagneront dans la Symphonie no 3 «avec orgue» de Saint-Saëns sur la scène de la salle Thompson, de l'autre côté du parc Champlain.

En décidant de programmer cette symphonie pour le concert de clôture de la saison, le directeur artistique et chef attitré de l'OSTR Jacques Lacombe avait le choix entre utiliser un orgue électronique amplifié (sur la scène), ou privilégier l'authenticité de l'instrument de la cathédrale en ayant recours à un système de transmission avec des écrans. Lui-même organiste, maestro Lacombe a opté pour le second choix sans se laisser freiner par les contraintes techniques.

Lorsque le chef a demandé à son collaborateur de longue date d'assurer la partition d'orgue de la symphonie, Raymond Perrin a accueilli la proposition avec enthousiasme et non avec une appréhension que l'on aurait comprise. «Enfin, je vais pouvoir la faire! C'est tellement beau, cette symphonie-là», commente le musicien, heureux de pouvoir interpréter l'oeuvre sur un «vrai» orgue, fraîchement restauré de surcroît.

«C'est une oeuvre grand public, accessible. C'est généralement assez lent, avec des accords rarement très rythmiques. Il n'y a pas de parties très virtuoses où je dois jouer à toute vitesse», décrit Raymond Perrin, comme pour nous rassurer sur la «faisabilité» du concept de jouer tout seul à la cathédrale en devant se fier à la technologie pour assurer le synchronisme avec l'orchestre de l'autre côté de la rue.

Au-delà des considérations, Raymond Perrin apprécie la symphonie qu'il interprétera avec l'OSTR dimanche.

«Les gens ont parfois la perception que l'orgue, c'est austère. Mais dans cette symphonie-là, c'est le contraire! Saint-Saëns était lui-même un organiste et il utilise l'instrument de façon magnifique. C'est beau, c'est lyrique. C'est une oeuvre fétiche à jouer, quand on a un orgue dans une salle de concert», formule-t-il.

L'oeuvre avait été créée au St. James Hall de Londres en 1886, sous la baguette de Camille Saint-Saëns lui-même. L'Orchestre symphonique de Montréal l'a livrée le 28 mai 2014 dans le cadre du concert inaugural du grand orgue Pierre-Béique de la Maison symphonique.

Le reste du programme

Une fois sa dernière note jouée sur l'orgue de la cathédrale, Raymond Perrin traversera le parc et entrera à la salle Thompson pour se joindre aux voix du choeur de l'OSTR, qu'il a préparé pour le Gloria pour soprano, choeur mixte et orchestre de Francis Poulenc. Mauricienne d'adoption, la soprano Geneviève Lenoir a été invitée par Jacques Lacombe comme soliste pour le Gloria. «Geneviève a une voix parfaite pour cette oeuvre de Poulenc. C'est une oeuvre qui a beaucoup de couleur, et qui en même temps est très touchante», illustre le chef d'orchestre. «La partie de soliste est splendide», renchérit le chef de choeur Raymond Perrin, qui affirme aussi que Geneviève Lenoir «a une voix parfaite pour ça», dans une entrevue séparée de celle accordée par Jacques Lacombe.

M. Perrin observe par ailleurs que la pièce est assez particulière pour les choristes, moins habitués au genre.

«C'est un peu comme ce que je disais à propos de l'orgue, qui est perçu comme austère mais qui ne l'est pas dans la symphonie de Saint-Saëns. Dans le Gloria de Poulenc, le chant n'est pas du tout austère! Des bouts, ça sonne comme du Broadway, avec des accents de jazz. Pour le choeur, c'est une grosse partition, c'est exigeant. Il y a des dissonances de jazz que plusieurs choristes n'avaient jamais faites».

Le concert de dimanche à 14 h 30 proposera aussi la création de Quatre préludes, version symphonique de François Dompierre, dédiées à Jacques Lacombe et aux amis de l'OSTR. Ces quatre préludes sont tirée de la série de 24 originalement composées pour le pianiste Alain Lefèvre.

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