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Clémence DesRochers revient à Trois-Rivières pour son dernier spectacle

Clémence DesRochers présentera son spectacle mercredi à la... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Clémence DesRochers présentera son spectacle mercredi à la salle J.-Antonio-Thompson.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Plusieurs seront étonnés de constater que Clémence DesRochers offre encore des spectacles à son âge presque vénérable que nous ne dévoilerons évidemment pas ici. Ils le seront probablement encore davantage en constatant que son spectacle trifluvien de demain sera présenté à la salle Thompson et que les acheteurs retardataires seront confinés aux balcons tellement cette artiste est populaire.

Clémence, elle, ne semble pas s'en étonner outre-mesure, mais demeure très émue par la chance qu'elle a de vivre encore la communion avec un public. «C'est encore un besoin que de monter sur scène. Ceux qui le font comprennent. Avoir devant soi une foule de gens qui ont choisi de venir nous voir parce qu'ils nous aiment, c'est un plaisir très intense. Ce sont des moments qui n'arrivent pas à tout le monde d'être ainsi aimée, d'être choisie.»

«Ils viennent simplement passer deux heures avec nous pendant lesquelles je leur raconte ce que la vie nous apporte, ce qu'elle nous enlève, de joie, de peine. On retrouve beaucoup de gens de ma génération dans la salle, évidemment. C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'humoristes présentement qui écrivent en alexandrins comme je le fais (rires). Moi, je raconte un peu des fables, j'écris le social. J'ai choisi, parmi tout ce que j'ai fait en 50 ans d'écriture, les textes les plus solides, ceux qui touchent encore, ceux qui nous démontrent que les humains ne changent pas tellement avec le temps.»

Il est vrai que les gens fréquentent toujours les hôpitaux, ce qui justifie de présenter La jaquette en papier. On vieillit encore, aussi, alors Clémence présentera Le centre d'écueil. L'amour, c'est en musique qu'elle l'abordera avec, notamment, Deux vieilles. «J'ai écrit de très belles chansons, moi, très humblement. Des chansons qu'on n'entend jamais.»

La grande dame en profite pour vanter les mérites de sa grande amie Marie-Michèle Desrosiers qui l'accompagnera. «Elle a une si belle voix, riche, pleine de tendresse. Elle chante de façon intelligente, on sent qu'elle comprend ce qu'elle chante. Il paraît que nos deux voix se mêlent très bien. C'est parce que j'ai un très bon sonorisateur.»

Pour chanter avec Clémence DesRochers, on se doute qu'il faut savoir aussi faire preuve d'humour. «Oh oui! Marie-Michèle et moi, on fait un numéro d'humour et très franchement, plus ça va, plus elle est drôle. Au départ, il a fallu le placer mais là, Marie-Michèle prend vraiment sa place et elle est extraordinaire.»

Ne voir en Clémence que la fantaisiste serait lui faire un peu offense. Clémence DesRochers est une écrivaine dont on découvre aujourd'hui l'aspect universel de plusieurs de ses textes qui conservent toute leur pertinence des décennies après leur création. «Je suis la fille d'Alfred, bien sûr! Il nous a donné le goût de l'écriture: il nous récitait des poèmes d'Hugo, Verlaine, Rimbaud... C'était notre enfance. J'ai été bercée par ça et par les chansons de Ferré, Brassens, des choses très bien construites et des thèmes humains. Alors moi, je chante mon père, ma mère, ce qui me ressemble. Je chante l'amour que j'ai pour Louise.»

«Les gens m'aiment parce que je leur ressemble, les choses dont je parle leur sont familières. J'arrive à les faire rire aux éclats mais bien souvent, ça cache des drames. La personne avec sa jaquette d'hôpital, c'est drôle, mais ça cache tout le drame de la maladie et de se retrouver aussi démuni.»

Les deux chanteuses seront accompagnées sur scène par trois musiciens: le Trifluvien d'origine Steve Normandin à l'harmonica, Jean René à l'alto et Blanche Baillargeon qui ajoute le son de sa basse. «Ce sont des musiciens très sensibles et ils font un travail magnifique. C'est François Dompierre qui est venu l'autre jour et qui m'a dit que comme spectateur, il a ri beaucoup tout en ayant toujours une boule de tristesse dans la gorge. C'est vrai que les deux se confondent dans le spectacle.»

Dans ce dernier spectacle, prétend-elle; mais qui peut encore la croire? Les billets sont en vente par la billetterie de la salle Thompson.

francois.houde@lenouvelliste.qc.ca

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