The American Story Show: l'histoire en musique

Christian Sbrocca travaille actuellement sur la mise en... (Photo: Dominique Gianelli)

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Christian Sbrocca travaille actuellement sur la mise en scène de la revue musicale The Americain Story, qui sera présenté à Trois-Rivières cet été.

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

«Mon défi, c'est de faire vibrer les gens avec trois chanteurs. Si j'arrive à rendre la moitié de ce que j'ai dans la tête et dans le coeur, on va créer de solides effets «wow» cet été, autant vocalement que visuellement et émotionnellement.»

C'est dans cet état d'esprit que Christian Sbrocca s'applique actuellement à créer la mise en scène de la revue musicale The American Story, qui occupera les planches de la salle J.-Antonio- Thompson les 30, 31 juillet, 1er, 6, 7 et 8 août, un spectacle qui prendra vie à travers les voix de Rick Hugues, Kim Richardson et Marc- André Fortin.

Sbrocca, qui avait aussi signé la mise en scène du spectacle The Beatles Story en 2010, avoue que ce nouveau concept est ambitieux. Établir un parallèle entre l'histoire musicale américaine et les grands événements qui ont marqué les États-Unis entre 1960 et 1999, cela peut donner lieu à un éventail musical très vaste, dit-il. Actuellement, il est à créer le bon dosage entre la musique et les informations historiques pour faire revivre les grands moments de l'histoire sans en faire un documentaire musical, pas plus qu'un simple palmarès des plus grands succès, fait valoir Christian Sbrocca.

«On saura ce qui jouait dans les radios le jour où John F. Kennedy est mort», donne-t-il en exemple, tout comme on fera un saut jusqu'à Woodstock ou qu'on se remémorera le grand retour d'Elvis à la télévision, en 1968, après que le King se soit effacé un peu devant l'arrivée des Beatles. «Il y avait plus de gens devant la télé ce jour-là que lorsque Neil Armstrong a posé son pied sur la Lune», observe le metteur en scène.

Mais encore, la revue musicale fera revivre l'époque disco de la fin des années 70, l'arrivée des chaines de vidéoclips en continue, ou l'émergence du grunge qui, au début des années 1990, a transformé la vision de la musique et le comportement des jeunes, relate Christian Sbrocca. «Quand Kurt Cobain est arrivé, tout le monde a arrêté d'écouter les boys bands.»

À la direction musicale, Mike Gauthier est une véritable encyclopédie, dit-il, alors que du côté des effets visuels, on sera bien servi avec 4U2C, une firme dirigée par Yves Aucoin, qui a débuté sa carrière à la salle J.-Antonio-Thompson avant d'aller évoluer pour Céline Dion et le Cirque du Soleil, entre autres.

Sur scène, on retrouvera notamment un écran LED en haute définition de 17 pieds de largeur par 11 pieds de hauteur, où défileront des vidéos d'archives, des textes ou des dessins originaux, indique Sbrocca. «Notre but, c'est de faire un gros show avec pas beaucoup d'argent», rigole-t-il.

Sur sa table de travail, son concept est avancé. «Actuellement, je suis rendu à la moitié des années 1990 et j'ai 73 pages.» Tout y est, des mouvements jusqu'aux jeux d'éclairages en passant par les images qui animeront les écrans et, évidemment, la sélection des pièces. À ce jour, l'équipe a arrêté son choix sur 139 chansons, dont certaines regroupées en quelques medleys, mais on devra couper. «Actuellement, le show est beaucoup trop long. Nous allons enlever ce qui est moins bon, mais je m'attends à ce qu'à la générale, ce soit encore trop long. On ne va vraiment garder que le meilleur. Si on ne fait pas telle ou telle pièce, c'est qu'il y a une raison», prévient-il.

Sur scène, les trois interprètes seront entourés de quatre musiciens et s'approprieront le répertoire, chacun dans son registre bien particulier. La répartition des pièces au sein de ce trio s'est fait aisément. «Pour la moitié des chansons, je savais déjà dès le départ qui les ferait», indique le metteur en scène, soulignant qu'une pièce de Whitney Houston est dirigée directement vers la voix de Kim Richardson, tout comme une chanson de Bon Jovi revient automatiquement à Rick Hugues, ou que Billy Joel est redirigé vers Marc-André Fortin. Autour d'eux, il n'y aura aucun danseur. «On laisse toute la place à la musique.»

Actuellement, musiciens et chanteurs ont les partitions en mains. Dès la fin mai, les musiciens débuteront leur travail ensemble alors qu'à la mi-juin, les interprètes se joindront à eux pour finaliser le travail en fonction des six premiers spectacles qui seront présentés à Gatineau du 10 au 25 juillet, avant que l'équipe débarque à Trois- Rivières, pour six autres soirées. Le spectacle poursuivra ensuite sa route à Joliette, Québec et Laval, entre autres, pour un total de 22 représentations avant la rentrée montréalaise de la mi-octobre.

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