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Une nouvelle vie pour 85 000 livres à la Biblio-vente de Trois-Rivières

Plus de 85 000 livres ont été mis... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Plus de 85 000 livres ont été mis en vente à prix modique lors de la 17e édition de la Biblio-vente de Trois-Rivières.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un livre n'a jamais qu'une seule vie, n'a jamais qu'un seul âge. Comme écrit le poète Alphonse de Lamartine, «le monde est un livre dont chaque pas nous tourne une page». Une vérité poétique qui n'aura jamais été aussi vraie que lors de la Biblio-vente tenue samedi à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières, où plus de 85 000 livres usagés se sont déniché une nouvelle existence entre les mains de nouveaux lecteurs.

Pour cette 17e édition, pas moins de 4500 personnes se sont déplacées pour remplir une, deux, voire trois caisses et plus de livres élagués par les bibliothèques de Trois-Rivières, de Shawinigan, de Mont-Carmel, du Réseau biblio du Centre-du-Québec, de Lanaudière et de la Mauricie, ainsi que quelques milliers d'ouvrages donnés par les citoyens.

Vendus 3 $ le kilo, il y en avait pour tous les goûts, tous les âges et tous les budgets, de la bande dessinée au livre de recettes, en passant par le guide de l'auto, des milliers de romans, revues, cd et albums jeunesses. À peine quinze minutes après l'ouverture des portes, 815 lecteurs avaient franchi les tourniquets et butinaient de table en table à la recherche du trésor littéraire oublié. Un record d'achalandage qui promet encore de beaux jours à l'événement, malgré la popularité grandissante des supports de lecture électronique.

Si l'argent récolté lors de cette Biblio-vente sera redistribué aux bibliothèques municipales au prorata des livres qu'elles auront proposés à la population samedi dernier, l'activité est avant tout une excuse pour développer chez les jeunes et les moins jeunes le goût de la lecture. Pour Catherine Patry, directrice des communications de la Biblio-vente, l'accessibilité aux livres importe davantage que les profits récoltés.

«Pour nous, c'est un moyen de rendre le livre à la population», signale celle qui est également responsable de la bibliothèque du Collège Shawinigan. «Au lieu de faire parvenir ces livres d'abord à des organismes, on les place à la disposition des familles et des usagers de toutes les classes sociales. C'est aussi une façon d'initier les familles à la lecture à un coût abordable. C'est sûr qu'à la fin, il y a un bénéfice monétaire pour les bibliothèques, mais pas assez pour dire qu'on déploie tout ça pour faire de l'argent.»

À la fermeture des portes à 16 h 30, les bénévoles ont travaillé d'arrache-pied pour remettre dans des boîtes les livres qui n'ont pas trouvé preneur. Environ 4000 reliures ont ainsi été acheminées à l'organisme Culture à partager qui les expédiera à l'étranger, entre autres en Haïti et au Cameroun. «On ne jette pas un livre», assure la directrice de l'événement, Christine Neault.

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