Le conte, outil de sensibilisation

Ça s'peut-tu? est un conte écrit à quatre... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Ça s'peut-tu? est un conte écrit à quatre mains par Coralie Gagnon-Voyer, à gauche et Laurence Brouillette, un conte ayant pour objectif de sensibiliser les lecteurs au phénomène de l'exclusion sociale, particulièrement envers les personnes souffrant de maladie mentale. C'est dans le cadre d'une soirée où on a fait de la place à plusieurs jeunes artistes de la région qu'on a procédé au lancement du bouquin, vendredi soir dernier.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il y a bien des façons de passer des messages, de diffuser un propos. Pourquoi pas le conte? ont pensé Coralie Gagnon- Voyer et Laurence Brouillette, deux diplômées en technique de travail social du Cégep de Trois- Rivières en mai 2014.

Les deux jeunes femmes se sont donc attelées à la tâche pour écrire Ça s'peut-tu? publié aux Éditions La Galère, livre pour lequel elles ont procédé à un lancement vendredi dernier au Café Une faim de loup situé sur le complexe de Maïkan Aventure. Un café bondé où différentes formes d'art se sont côtoyées tant sur la scène que dans un espace consacré aux arts visuels. Les deux femmes ont fait ensemble un stage au Regroupement des organismes en santé mentale.

«On a décidé de créer avec notre côté artistique un outil pour porter un message d'inclusion sociale parce que c'est quelque chose qui nous tient énormément à coeur, d'expliquer Laurence Brouillette.

On a choisi un conte à la façon des contes et légendes pour passer notre propos par le biais de l'humour, de l'imaginaire.»

«On a toujours été intimement préoccupée par l'exclusion sociale, ajoute Coralie Gagnon-Voyer.

On cherchait à montrer comment, en tant qu'individus et collectivité, on contribue à exclure la différence dans notre société. On a voulu que ça rejoigne le grand public, des gens de tous âges. C'est vraiment accessible à tout le monde.»

Le projet était ambitieux et sa réalisation a nécessité non seulement d'importants efforts mais du temps, également, puisqu'il a fallu une bonne année aux auteures, après leurs études, pour accoucher de ce qu'elles voient comme leur bébé.

«Il nous est arrivé toutes sortes de mésaventures au cours du projet mais comme nous sommes deux filles passionnées, nous en sommes venues à bout. Il faut quand même dire qu'on y a pris plaisir et qu'on a eu de l'aide.»

Les écrivaines ont pu compter sur l'apport inestimable de plusieurs personnes remerciées dans leur bouquin même allant jusqu'à laisser la parole à sept personnes, piliers essentiels à la réalisation du projet, un groupe à qui les filles ont donné le nom de locomotive. Pour ce qui est du conte en tant que tel, il occupe une centaine de pages divisées en sept actes.

«Pour nous, le propos social occupe dans notre démarche une place aussi grande que l'aspect artistique de la rédaction du conte. L'un ne va pas sans l'autre», dit Coralie Gagnon-Voyer «On a évolué personnellement au rythme de l'évolution de notre livre, d'expliquer Laurence Brouillette.

Ç'a été vraiment l'fun à créer et on est particulièrement heureuses de voir comment notre propos social a pu se matérialiser à travers une démarche artistique.»

Les deux complices ne manquant nullement de vision ni d'énergie, elles songent à interpeller un conteur chevronné pour qu'il, ou elle, porte leur oeuvre sur la scène pour des représentations publiques.

Elles voudraient également arriver à inclure l'ouvrage dans la formation de différents professionnels qui sont confrontés à la maladie mentale et c'est un peu la raison pour laquelle elles ont inclus dans leur bouquin des notions théoriques sur l'exclusion.

«On parle d'exclusion sociale mais aussi de santé mentale et on aimerait que notre conte puisse servir à sensibiliser les premiers répondants à la réalité de la maladie mentale. Il y a beaucoup de préjugés à balayer. On pense qu'on a un bon véhicule parce qu'il pourrait se transposer à la scène et rejoindre plus de monde. On a constaté que ça peut toucher les gens autant que les faire rire alors, c'est efficace.»

Cinq cents exemplaires ont été publiés et les ventes ont commencées avec la sortie initiale du bouquin au moment du dernier Salon du livre trifluvien. On peut se le procurer ou simplement entrer en contact avec les auteures par le biais de leur adresse Internet, le lesloco.conte@gmail.com. Le livre devrait faire son chemin jusqu'aux présentoirs des librairies dans un futur rapproché.

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