Les adolescents tels qu'ils sont vraiment

Marianne Verville (Aurélie) et Geneviève Chartrand, deux comédiennes... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Marianne Verville (Aurélie) et Geneviève Chartrand, deux comédiennes du film.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Tous ceux qui ont encore en mémoire le premier épisode d'Aurélie Laflamme au cinéma, Le journal d'Aurélie Laflamme, sorti en 2010, remarqueront forcément une distance avec la nouvelle mouture qui arrive sur nos écrans cette semaine. Ce n'est pas qu'une question de temps, c'est aussi, et surtout, une approche des créateurs.

Le premier film baigne dans une fantaisie un peu enfantine qu'on ne retrouve pas dans le second. «Le premier film, c'est celui du passage de l'enfance à l'adolescence alors que celui-ci est celui du passage de l'adolescence à l'âge adulte», soutiennent aussi bien le réalisateur Nicolas Monette que la scénariste India Desjardins.

«J'ai écrit tellement de versions du scénario que l'histoire est vraiment la mienne, soutient cette dernière. Mon interaction avec Nicolas a simplement été de m'assurer qu'il comprenne ce qu'on voulait. Je me suis complètement investie dans ce projet: j'ai même dessiné la robe de bal d'Aurélie. Ce genre de détails est extrêmement important pour moi.»

Monette, lui, s'est donné comme mot d'ordre de respecter le personnage d'Aurélie. «Je me suis surtout préoccupé de ne pas la trahir. Pour moi, cette fille a une force d'attraction spéciale qui tient notamment à son originalité. Elle est très charismatique tout en représentant à bien des égards une adolescente typique. Il était clair dès le départ qu'on voulait montrer les adolescents tels qu'ils sont en réalité et non pas le cliché qu'on en voit dans beaucoup de films. C'est pour ça que dans ma tête, ce n'est pas un film pour ado mais un film qui a des ados comme personnages principaux.»

«Trop souvent, je trouve, les films nous donnent la vie rêvée des jeunes alors que moi, je me suis toujours attachée à présenter les adolescents tels qu'ils sont réellement, tels que moi je l'étais», soutient pour sa part India Desjardins.

En confiant le rôle à Marianne Verville au départ, on avait trouvé l'heureux mélange de charme et d'originalité qui convenait à Aurélie. La jeune femme a évolué de la même façon que le personnage.

«J'ai eu peur de ne pas retrouver le personnage quand on m'a proposé de le reprendre mais India m'a dit de ne pas m'en faire en soutenant qu'Aurélie, c'est moi. Elle dit s'être beaucoup inspirée de moi pour écrire le deuxième film. C'est vrai que je la connais de l'intérieur et que son évolution a bien des points communs avec la mienne. Elle cherche sa place et s'inquiète pour son avenir. Moi, aussi, j'ai eu des doutes et j'ai ressenti la peur de perdre mes amis à la fin du secondaire. C'est vrai que moi, j'ai su rapidement ce que je voulais faire comme métier, mais je reconnais en moi ce que vit Aurélie.»

Ce nouveau film témoigne aussi bien des sourires que des pleurs d'une vie d'adolescent. «Il y a quelque chose de totalement universel dans ce qu'on raconte, dit le réalisateur. La caractéristique, c'est que les adolescents vivent ces épisodes avec une intensité extraordinaire. Une peine d'amour, pour eux, c'est la fin du monde, littéralement.»

«J'avoue que j'ai plus de difficulté à jouer le drame que la comédie, avoue son interprète principale même si je me suis améliorée, je trouve. J'avais de la difficulté à pleurer, par exemple. Cette fois, je me suis simplement glissée dans le personnage mais les dialogues sont tellement justes et bien écrits que ç'a été assez facile de trouver l'émotion. Même que pour beaucoup de scènes, je n'ai tout simplement pas eu à réfléchir: j'étais Aurélie.»

Personne ne veut prédire un troisième épisode à la série cinématographique mais Nicolas Monette et Marianne Verville se disent d'emblée partants. Le problème c'est qu'India Desjardins ne part pas des mêmes sentiments.

«Pour que j'accepte d'écrire un nouveau film, il faudrait absolument que je sente que j'ai quelque chose d'important à dire. D'abord, parce qu'écrire un scénario, c'est très difficile, plus qu'un roman pour moi. Également, quand j'ai terminé le huitième et dernier tome de la série de romans, j'avais le sentiment d'avoir bouclé mon histoire et d'avoir tout dit ce que j'avais à dire. Présentement, si on m'offrait de faire un autre film, je refuserais parce que je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus. Peut-être que dans l'avenir, des choses ou sujets vont s'imposer à moi, mais ça, on verra en temps et lieu.»

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