• Le Nouvelliste > 
  • Arts 
  • > François Massicotte: le bonheur simple d'un gars chanceux 

François Massicotte: le bonheur simple d'un gars chanceux

François Massicotte... (Photo: Le Droit)

Agrandir

François Massicotte

Photo: Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) L'entrevue téléphonique qu'accordait François Massicotte au Nouvelliste la semaine dernière a été un peu retardée parce que l'humoriste était allé chercher sa fille à l'arrêt d'autobus au retour de l'école. Elle n'a pas été abrégée mais le papa s'en allait chercher un autre de ses enfants à l'école peu après avoir raccroché le combiné. Le moins qu'on puisse dire, c'est que Massicotte goûte pleinement sa vie de père de famille.

Tellement, en fait, que d'un jour à l'autre il devrait adopter un autre enfant, le troisième avec sa conjointe actuelle alors qu'un quatrième enfant, né d'un précédent mariage, vient compléter son portrait de famille.

«J'ai été gâté toute ma vie. Je viens d'une famille unie de cinq enfants et on n'a pas eu de gros conflits ou de malheurs. Mon père, qui était professeur à l'UQTR, était très présent. Comme on vivait à Trois-Rivières-Ouest, pas très loin de son lieu de travail, il revenait dîner tous les midis. J'avais envie de vivre ma paternité de cette façon-là et ma conjointe partage ma vision. On voulait tous les deux un troisième enfant ensemble et notre désir va être exaucé bientôt.»

Privilégié

«Je suis vraiment comblé de pouvoir vivre ça, admet-il. Je suis très chanceux parce que je fais un travail qui me laisse le temps de le vivre pleinement. Je ne suis pas toujours parti sur la route à faire des spectacles comme beaucoup d'autres humoristes.»

Ce qui lui permet de vivre ce nouveau bonheur, c'est que sa carrière s'est naturellement orientée davantage du côté de l'écriture. Il présente encore son spectacle solo intitulé Jugez-moi à travers la province mais travaille surtout à élaborer des numéros pour le Festival du Grand rire Bleue de Québec qui s'en vient tout en écrivant pour d'autres. «J'adore écrire pour les autres. J'écris pour P.-A. Méthot depuis un bon moment, pour Lise Dion, aussi. J'ai écrit deux épisodes de la prochaine saison de la série Les pêcheurs pour Martin Petit. Ce n'est pas une orientation volontaire mais ça m'est offert et j'adore ça.»

«Je considère que j'ai été très choyé dans ma carrière parce que j'ai duré en ayant un assez bon succès sans jamais être une grosse vedette. J'aime la scène mais je ne cours pas les événements publics alors, être un peu dans l'ombre, ça me convient parfaitement. Ça me permet de bien gagner ma vie tout en ayant la vie de famille dont je rêvais.»

L'humoriste a cependant été, bien malgré lui, au centre d'un important débat dans les médias sociaux il y a quelque temps, concernant justement un aspect de cette vie familiale. Il avait confié à un journaliste du Journal de Montréal que lui et sa conjointe comptaient adopter une enfant vietnamienne née séropositive.

«Je l'ai dit sans arrière-pensée, commente-t-il, notamment parce que quand j'ai été diagnostiqué comme étant bipolaire, je l'avais dit ouvertement et je trouvais important de le faire. Le sida, ça se soigne comme une autre maladie et l'espérance de vie d'un enfant qui en est atteint est la même que pour un enfant en bonne santé. Pour moi, il n'y avait rien de controversé là-dedans. La nouvelle s'est retrouvée en une du Journal de Montréal et les commentaires sur les médias sociaux se sont déchaînés.»

Des personnes ont critiqué sévèrement le couple en arguant notamment que c'est la collectivité québécoise qui devrait payer les coûts des soins de cette enfant par le biais de l'assurance-maladie. Disons que l'épisode a été un peu cruel pour l'humoriste qui n'en garde pourtant aucune trace d'amertume. «Je ne veux plus parler de cet épisode d'adoption parce que finalement, pour des raisons techniques qui ont plutôt à voir avec l'agence internationale d'adoption et les agences gouvernementales, l'adoption ne se fera pas. On va plutôt adopter ici, au Québec.»

«C'est sûr que le débat a pris des proportions démesurées. Je comprends que les journaux sont en quête de nouvelles et qu'ils ne peuvent pas être responsables des réactions dans le public. C'était beaucoup une question d'ignorance de la part de plusieurs intervenants qui ne savaient pas où on en est avec le sida aujourd'hui. Ç'a été désagréable parce qu'on nous a accusés de toutes sortes de choses mais comme bien d'autres débats sur les médias sociaux, ça s'est rapidement calmé. Quelque part, ça fait partie du métier.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer