Une légitime fierté pour le père de Denis Villeneuve

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Denis Villeneuve

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François Houde
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) C'est à 7 h, jeudi matin, de la bouche d'un journaliste qui a appelé à son domicile de Gentilly, que Jean Villeneuve, père de Denis, a appris que Sicario, le dernier film de son fils, sera de la compétition officielle au prochain Festival de Cannes. «Le pire, c'est que Denis était à la maison il y a une dizaine de jours, de rigoler le paternel. Il est venu pour Pâques et on a jasé de choses et d'autres mais il ne nous a même pas parlé de Cannes. Denis est un garçon tellement discret.»

Nul besoin d'insister sur la fierté des parents devant le succès phénoménal que connaît leur enfant.

«C'est certain qu'on est super fiers de lui comme on l'est de tous nos enfants. La compétition officielle à Cannes, c'est vraiment les ligues majeures. Il m'a déjà dit que pour lui, la sélection officielle à Cannes est plus significative encore que les Oscars. Évidemment, les Oscars, c'est un faste à nul autre pareil mais à ses yeux, c'est à Cannes que ça se passe vraiment. C'est là qu'est le grand marché mondial du cinéma, là que se vendent les films. Je sais donc qu'il est profondément heureux de cet honneur.»

Dans ce légitime élan de fierté parentale, Jean Villeneuve admet néanmoins qu'il n'avait jamais rêvé que son fils se rende aussi loin.

«Je n'ai jamais pensé qu'il atteindrait de tels niveaux. Quand il nous a dit qu'il voulait faire du cinéma son gagne-pain, sa mère et moi, on était un peu découragés parce qu'on se disait que ce serait difficile. On l'a encouragé parce que c'est ce qu'il voulait faire mais on se disait qu'il allait vivre pauvrement. La seule exigence qu'on a eu envers nos quatre enfants, c'est qu'ils complètent un cours universitaire. Pour le reste, on les a laissés faire leurs propres choix. Le mérite de leurs succès, c'est à eux qu'il revient.»

Ils constatent avec plaisir que leur réalisateur de fils est très heureux de l'orientation de sa carrière. L'expérience américaine est très positive pour lui et il se dit particulièrement content de pouvoir tourner les films dont il a envie, comme il le souhaite.

«Il craignait que les producteurs soient rigides, raconte Jean Villeneuve. Au contraire, les gens avec lesquels il a travaillé ont fait preuve de souplesse et le laissent s'exprimer avec sa propre personnalité. Par exemple, la finale de Prisoners, c'est celle que Denis voulait et qu'il a imposé aux producteurs qui la voyaient autrement.»

«La seule chose qu'il déplore de sa carrière actuelle, c'est qu'elle le force à être trop souvent séparé de sa famille. C'est beau faire venir les enfants de temps en temps à Los Angeles, mais ils lui manquent. C'est pour ça qu'il a exigé que son prochain, Story of Your Life, se tourne à Montréal.» Après quelques années à peine à Hollywood, et beaucoup de succès, le cinéaste gentillois a, apparemment, ce pouvoir-là.

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