Bears of Legend: même groupe, l'intensité en plus

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Le groupe mauricien Bears of Legend présentera son nouvel album, Ghostwritten Chronicles lors de son tout premier spectacle au Centre des arts de Shawinigan le 1er mai prochain.

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La montée en popularité du groupe mauricien Bears of Legend a été spectaculaire au cours des trois dernières années et elle n'était basée que sur les chansons d'un seul album. Le groupe vient de mettre sur le marché un tout nouvel opus pour lequel il procédera à un lancement régional lors d'un spectacle au Centre des arts de Shawinigan le 1er mai prochain.

La renommée de Bears of Legend n'est pas virtuelle. Le groupe a présenté quelque 160 spectacles depuis la sortie de Good Morning, Motherland, son premier album, incluant plus de 100 dans la seule dernière année. Pour une formation de sept musiciens ayant tous des obligations professionnelles et familiales hors de leur vocation musicale, le rythme a été exigeant.

«Cet été, notre objectif, c'est de faire moins de spectacles, avoue candidement David Lavergne, chanteur soliste du groupe. Rien qu'en juillet et août 2014, on a donné 45 spectacles. On est content que ça fonctionne si bien et c'est bien évident que la carrière prend plus de place dans nos vies, mais on ne veut pas que ça nous prive de temps précieux auprès de nos familles. On a fait le choix de diminuer ça à environ une quinzaine pour cet été.»

Le groupe a cependant tenu à rester fidèle à certains principes mis de l'avant lors de sa création dont celui de garder le contrôle de ses affaires. Pour le nouvel album, intitulé Ghostwritten Chronicles, ils n'ont confié que deux mandats à des professionnels de l'industrie: les relations de presse et la distribution de l'album, tous deux trop astreignants pour être assumés par un membre du groupe. La production du disque est restée entre leurs mains.

«On a travaillé sur la composition de façon continue sur une longue période de temps, de confier Jacynthe P. Morand, l'accordéoniste. On amenait des idées sur la route pendant les voyages, lors de répétitions. On les a peaufinées avec le temps et certaines des nouvelles chansons sont apparues ici et là dans des spectacles, histoire de les casser. C'est quand nous sommes arrivés en studio que les arrangements se sont élaborés plus précisément.»

«Une fois en studio, on n'avait que très peu de temps devant nous, poursuit David. On a fait tout l'album en un mois et demi. C'était serré, mais on a réussi à tout faire ce qu'on souhaitait et on est vraiment très satisfaits du produit.»

L'album porte encore la signature singulière de ce groupe dont le son folk repose sur de riches arrangements et des harmonies très touffues. «Si on compare avec le premier album, je dirais que celui-ci manifeste plus de tempérament. Le premier était plus contemplatif, plus vaporeux alors que celui-ci, tout en conservant notre son, fait plus de place à la rythmique et exprime plus fortement nos états d'âme. Comme il fait référence à la mer, c'est approprié.»

L'album se décline en 13 chansons comme autant de contes distincts. «L'ensemble, c'est une sorte de journal de bord de l'équipage d'un ancien navire fictif, explique Jacynthe. On retrouve un peu le côté épique des traversées d'océans sur les grands voiliers d'autrefois.»

«Dans les nouvelles chansons, on conserve le genre d'harmonies vocales que les gens connaissent de nous, ajoute la violoncelliste Christelle Chartray. On n'a pas eu à y penser, c'est un côté qui nous vient naturellement au sein du groupe. Nous sommes toujours les mêmes cinq chanteurs et nous avons encore des mélodies très accrocheuses, quelque chose que nos fans apprécient beaucoup. Selon le propos, chaque chanson évolue à sa façon propre. Le début n'indique pas quelle forme elle aura à la fin. L'expérience nous démontre que notre public aime se faire surprendre de cette façon.»

«Une chose qui est précieuse au sein du groupe, analyse Jacynthe, et je pense que notre succès tient un peu à ça, c'est que même si on est sept musiciens, tout le monde est au service des chansons, et non pas de lui-même. Chacun sait s'effacer si la chanson le requiert. On s'enregistre pendant les répétitions pour bien juger du son d'ensemble et s'ajuster immédiatement. C'est pour ça qu'en spectacle, les gens remarquent que la musique sonne bien.»

Ce sera d'autant plus vrai que le groupe se fait une fête de jouer au Centre des arts, à la maison, pour ainsi dire, et ce, pour la toute première fois.

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