Le Cirque du Soleil présente «Le monde est fou»

C'est à Daniel Fortin que le Cirque du... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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C'est à Daniel Fortin que le Cirque du Soleil a confié la direction de l'équipe de création du spectacle Le monde est fou, qui inaugurera l'Amphithéâtre de Trois-Rivières cet été. On le voit ici avec Steve Dubé (à gauche), de la Corporation de l'amphithéâtre.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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Linda Corbo
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est sous le titre évocateur Le monde est fou et selon une mise en scène signée Jean-Guy Legault que se déploiera cet été le spectacle du Cirque du Soleil qui inaugurera l'Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières, la première des trois productions de la série Hommage.

Dès le 15 juillet, 25 artistes créeront le spectacle qui honorera le répertoire de Beau Dommage, faisant revivre cet univers musical dans un parcours à la fois poétique et festif, observent les concepteurs du spectacle, qui veulent en jeter plein la vue.

«On veut émouvoir les gens, les émerveiller et leur faire ressentir des choses par la musique», fait valoir le directeur de l'équipe de création, Daniel Fortin. Les mordus du groupe s'y retrouveront évidemment, dit-il, «mais même si des Européens ou des Américains débarquaient, ils pourraient aussi apprécier et devenir des fans de Beau Dommage.»

Il faut s'attendre à ce que l'heure soit à la fête, prévoit-il. «Le mot hommage peut évoquer quelque chose de sérieux, mais on ne sera pas dans le nostalgique ou la tristesse. On s'en va dans la joie, le plaisir, le rêve et la poésie. Beau Dommage a tout ce bagage au niveau visuel qui permet au Cirque de s'éclater. Il va y avoir une folie, mais une belle folie, faite de joie et de plaisir.»

Le titre Le monde est fou, puisé dans la chanson Le géant Beaupré est d'autant plus évocateur de l'ambiance dans laquelle le Cirque du Soleil entend transporter le public trifluvien, note M. Fortin.

À ce jour, l'équipe de création a reçu le matériel musical de Beau Dommage et s'amuse avec les nombreuses possibilités qu'ils y trouvent, quitte à faire face à un heureux casse-tête puisque les tableaux imaginés à ce jour sont trop nombreux. «On en a plus que pas assez, disons. Il y a quand même beaucoup de chansons connues...», observe le concepteur.

Daniel Fortin se réjouit par ailleurs de profiter d'une belle latitude. «On a eu une rencontre avec les gens du groupe qui nous laissent pleine liberté», raconte-t-il. «Ils veulent que ce soit le fun, qu'on s'amuse et qu'on fasse les fous. Ils nous ont dit qu'ils aimaient la direction qu'on prenait, qu'ils aimaient ce qu'ils entendaient, et ils nous appuient. Évidemment, on fait tout dans le respect de l'oeuvre, mais avec la latitude qu'ils nous donnent, on a le loisir de s'amuser.»

Les concepteurs constatent actuellement à quel point le répertoire transcende les générations et sont inspirés notamment par la dualité qu'ils retrouvent au sein du répertoire. «C'est une musique qui parle d'urbanité, mais aussi du côté bois de nos racines. Les Québécois, on a cette dualité-là. Le côté urbain, le côté sauvage, c'est le mélange qu'on va voir dans ce spectacle.»

Jean-Guy Legault a été choisi à la mise en scène pour sa compréhension du lieu, lui qui compte une longue liste de productions à son actif. «On est à l'amphithéâtre, c'est un lieu extraordinaire dans un espace extraordinaire alors il faut bien habiter le lieu et Jean-Guy avait toute cette poésie en termes d'images», fait valoir M. Fortin.

Sur ce plan, le spectateur ne fera pas que regarder en avant, laisse-t-il entendre. «Le cadre de scène que l'on a est dans une immensité et il faut jouer avec ça. Ce qu'on veut, c'est que les gens se sentent dans le spectacle. Est-ce que ça va se passer à côté du spectateur? Au-dessus de sa tête? On verra.»

À la scénographie, Geneviève Lizotte assurera l'esthétisme du spectacle alors que sur le plan musical, Jean-Phi Gonçalves sera aux commandes, lui que l'on a entendu entre autres avec Betty Bonifassi dans la formation Beast, puis dans le groupe Plaster, en compagnie du Trifluvien Alex McMahon.

L'équipe travaillera avec les bandes du groupe, de sorte que le public entendra les voix originales des membres de Beau Dommage au sein du spectacle, mais plusieurs autres options s'offrent aussi à eux.

D'ailleurs à cet effet, ils vont recruter des gens du milieu artistique trifluvien, annoncent-ils, sans préciser s'ils iront puiser dans le bassin des chanteurs, des danseurs ou des acrobates.

«On fait un show qui sera unique à Trois-Rivières et on veut créer ce côté unique. C'est sûr qu'on souhaite avoir des Trifluviens et on va venir répéter ici avec eux.»

Au cours des prochains mois, les répétitions se feront de manière séparée, numéro par numéro. On les rassemblera par la suite dans des salles parallèles, à Trois-Rivières comme à Montréal.

Au final, on veut débarquer à l'Amphithéâtre quelque part vers la fin juin, environ deux semaines avant la première, indique Daniel Fortin.

L'équipe pourra dès lors s'attaquer au raffinement de la production, histoire de voir comment le spectacle s'ancrera dans la vraie vie, dans cet immense amphithéâtre, et ce, en toute sécurité.

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