La voie parallèle d'Anaïs Damphousse-Joly

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Dans la cinquième saison de Toute la vérité, Anaïs Damphousse-Joly a tourné la majorité de ses scènes avec la comédienne Julie Le Breton.

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Les téléspectateurs ont eu l'occasion de la découvrir dans la dernière saison de Toute la vérité, ils la verront davantage l'automne prochain dans la deuxième saison des Jeunes loups, la comédienne Anaïs Damphousse-Joly se taille doucement une place au petit écran par une voie parallèle qui semble lui porter chance.

De son propre aveu, la jeune femme estime qu'à sa sortie du Cégep de Trois-Rivières en Théâtre et Médias, en 2013, elle n'était pas encore assez mature pour gagner les grandes écoles de théâtre. Alors âgée de 18 ans, c'est plutôt en chant et en danse qu'elle a décidé d'étudier, du côté de Drummondville, ce qui ne l'a pas empêché de flirter avec les plateaux de télévision comme figurante et de tenter sa chance en se tenant au fait des besoins des équipes de tournage par le biais des médias sociaux.

À titre de figurante, elle a tâté le pouls du métier en intégrant tour à tour les studios de téléséries devenues pour le moins populaires, que l'on pense à Unité 9, Nouvelle Adresse et Au secours de Béatrice. Mais c'est par Facebook qu'elle a eu sa première véritable chance via une agence de casting qui a trouvé en elle la comédienne pouvant honorer le personnage d'une jeune Africaine. «Nous ne sommes pas vraiment beaucoup à pouvoir représenter la diversité», observe l'heureuse élue.

Haïtienne de naissance, Québécoise depuis l'âge de 15 mois, Anaïs Damphousse-Joly avait huit ans quand elle a élu domicile à Trois-Rivières en compagnie de sa famille. Pour le bien de Toute la vérité, elle est devenue Kadhy Traoré le temps de deux épisodes, cette jeune Africaine de deuxième génération qui poursuit sa mère et un médecin pour lui avoir fait subir l'excision.

Or voilà que dans Les Jeunes loups, ce thème reviendra aussi hanter son personnage. Cette fois, Anaïs Damphousse-Joly sera beaucoup plus présente puisqu'on la verra dans huit des dix épisodes de cette deuxième saison. Aux auditions, c'est sur elle que l'équipe a arrêté son choix pour camper Sandrine Kabré, une jeune journaliste du Burkina Faso qui entrera au quotidien Le Matin comme stagiaire.

«C'est une jeune femme dans la mi-vingtaine, déterminée, très mature, qui veut découvrir la culture québécoise et qui veut en savoir plus sur l'excision», décrit la jeune comédienne. «Mon personnage arrive dans un pays où les femmes sont beaucoup plus émancipées et bien dans leur corps. Elle va rencontrer quelqu'un qui va l'aider à découvrir la femme qu'elle est. J'ai une intrigue extrêmement intéressante.»

Un premier bloc d'enregistrement est déjà terminé et le second reprendra le 11 avril, pour diffusion cet automne. Or, si dans Toute la vérité la presque totalité des scènes de la Trifluvienne se déroulaient avec la comédienne Julie Le Breton, qui l'a mise à l'aise tout de suite, sur le plateau de tournage des Jeunes loups, elle a joint une vaste équipe qui l'a un peu intimidée au départ, confie-t-elle.

«Je jouais avec des gens comme France Castel... J'étais dans une équipe d'acteurs qui avaient des cv quinze fois gros comme le mien, des gens que j'avais l'habitude de voir à la télévision», souffle-t-elle. «Je ne voulais pas avoir l'air de la fille qui n'avait pas fait l'école de théâtre. Toute ma pression était mentale, mais l'équipe était vraiment accueillante. Mon cerveau allait à 100 milles à l'heure. Il y a plein de choses que j'ai apprises sur le tas, mais j'aime beaucoup apprendre par moi-même.»

À l'été 2013, elle avait aussi drôlement apprécié un stage de formation de quatre jours à l'École nationale de théâtre, où elle a évolué avec une douzaine de jeunes de tous les milieux, dit-elle. Depuis, elle a élu domicile à Montréal et poursuit son apprentissage par le biais de divers ateliers, comme elle le fait encore actuellement dans une formation de jeu à la caméra sous l'enseignement du comédien Jean-Pierre Bergeron.

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