Kevin Parent revient libre sur scène

Kevin Parent présentera son nouveau spectacle le samedi... (Photo: Le Soleil)

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Kevin Parent présentera son nouveau spectacle le samedi 11 avril au Centre des arts de Shawinigan.

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Avec le nouveau spectacle qu'il promène depuis février, Kevin Parent avait le goût de partager les chansons de son dernier album Face à l'Ouest, mais aussi celles qui ont marqué ses deux dernières décennies, lui qui fête cette année ses 20 ans de métier. Sur scène, il célèbre le tout en pleine liberté, se donnant une entière latitude quant aux pièces à privilégier.

Le chanteur s'est organisé pour faire les choses à son goût, c'est-à-dire le plus près possible de l'authenticité, quitte à improviser, comme on pourra le constater le samedi 11 avril au moment où il s'arrêtera au Centre des arts de Shawinigan. «Il y a de quoi d'un peu casse-cou là-dedans parce que c'est spontané et interactif, mais ça fait un show vrai», se réjouit-il.

Dans cet esprit, il a choisi d'ailleurs de se produire seul avec son batteur Michel Roy, un ami qui a toujours joué avec lui, qui connaît son répertoire entier, ce qui lui permet de choisir les pièces au gré de ses envies d'un soir à l'autre. Or, même s'ils ne sont que deux, ce spectacle n'a rien d'intimiste, avise Kevin Parent. «Dans ma tête, le mot intimiste, ça sonne plate» ou manque d'énergie» alors que dans ce show, il y a des moments où j'ai plus de drive qu'avec n'importe quel gros band...», observe-t-il.

Cela dit, il aime bien moduler son matériel selon l'humeur et le profil de son public. «Quand je vois plein de petits couples qui se prennent la main, j'ai le goût de leur offrir des tounes peut-être plus douces. Quand je vois une gang de jeunes qui ont grandi avec ma musique parce que leurs parents l'écoutaient et qu'ils trouvent bien drôle aujourd'hui de venir me voir, je leur envoie mes tounes de tannant.»

Et quand il se retrouve face à des spectateurs qui se mettent à jaser avec lui, il cesse de parler, reprend sa guitare et se remet à chanter. Car ce type de spectateurs existent encore de nos jours, confirme-t-il. «Certainement. Il y a des gens qui me répondent comme s'ils jasaient avec moi dans un garage...»

Ces dernières années, il a consacré beaucoup de temps à son statut d'acteur, que ce soit au cinéma au profit des films Café de Flore et La Maison du pêcheur ou au petit écran pour Les Parent et Toute la Vérité, confinant la scène musicale à des rendez-vous sporadiques, histoire de renouer ici et là avec son premier milieu.

«De temps en temps, j'avais juste envie de sortir le trop-plein», dit-il. Quand il jette un regard sur ses vingt ans de métier, Kevin Parent parle en termes de rencontres d'abord et avant tout, pour le meilleur et pour le pire. «J'étais très jeune quand j'ai commencé... Je trouve que j'ai rencontré des gens extraordinaires et d'autres qui étaient des gens méchants qui n'avaient pas de tact, qui n'avaient pas de tête et qui ne comprenaient pas que j'avais juste le goût de me retrouver avec mon fils de deux ans... Ça a été tough.»

Cette année, les rencontres devraient se faire particulièrement belles, avec une incursion dans un milieu qu'il affectionne tout particulièrement, celui de la musique classique. L'invitation que lui a lancée l'Orchestre symphonique de Montréal de visiter son répertoire lui fait plaisir. «C'est excitant pour moi. J'ai toujours eu un faible et un immense respect pour la musique classique. Ça va être un beau défi pour moi de ne pas avoir le contrôle parce que d'habitude, c'est moi le chef d'orchestre», sourit-il.

Après le cinéma et la télévision, il se réjouit aussi d'intégrer cette année l'univers du long métrage documentaire avec la sortie prochaine de L'or du golfe, qui traite des enjeux du pétrole au Québec. Voilà trois ans qu'il travaille sur cette oeuvre dont il est un peu l'instigateur, dit-il. L'artiste a réalisé lui-même les entrevues, il en assure la narration, et il en est fier.

«Il y a de la substance là-dedans. Pour moi, c'est encore plus significatif qu'un film dans lequel faut que je fasse semblant d'être un beau gars. Je suis content d'y avoir mis du temps. C'est un documentaire intéressant fait par des gens intéressés qui ont le goût de se poser des questions et de partager les réponses avec le public», dit-il.

«J'ai mis du temps sur d'autres projets aussi, mais là, je me concentre plus sur la musique. Ça faisait un bout et ça me fait du bien de retourner sur le stage.»

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