Elliot Maginot: atmosphère folk et intériorité

Encore tout nouveau dans le portrait musical québécois,... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Encore tout nouveau dans le portrait musical québécois, Elliot Maginot a déjà un son singulier et bon nombre de fans qui ont adopté les pièces de son premier album sorti il y a deux mois. Il sera en spectacle au Centre culturel Pauline-Julien, du secteur Cap-de-la-Madeleine, le 17 avril.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Nouvelle voix dans la musique québécoise, lui qui ne compose des chansons que depuis trois ou quatre ans, Elliot Maginot fait déjà du bruit. Son folk introspectif et planant a déjà charmé de nombreux critiques; il lui reste à conquérir les publics comme celui du Centre culturel Pauline-Julien le 17 avril prochain. Dans un spectacle à deux volets, la soirée permettra aussi de connaître Émilie et Ogden, un duo singulier puisque Ogden est la harpe d'Émilie.

Elliot Maginot arrive à Trois-Rivières avec un premier album tout frais sorti du studio, en février. Un album au son quelque peu atmosphérique qui place les nuances émotionnelles de sa voix aiguë au premier plan. «Ce n'est pas une musique aseptisée, convient le jeune homme de 26 ans. J'ai été chanceux de trouver une maison de disque (Indica) qui a accepté de m'accompagner et qui a respecté mon style sans m'imposer de pression. Maintenant, sur scène, c'est forcément un peu différent mais on reste fidèles au son de l'album. Pour nous, les spectacles en groupe c'est tout nouveau alors, on est encore dans le simple plaisir de jouer la musique.»

Ils seront quatre sur la scène, quatre à se partager divers instruments, Elliot Maginot demeurant attaché à sa guitare ou au piano selon les pièces. «C'est encore assez planant sur scène. On joue beaucoup des effets de guitares, par exemple. Il y a beaucoup de percussions mais elles restes délicates, un peu effacées. En comparaison de l'album on explore un peu plus les sonorités, les textures, ce qui fait que j'ai l'impression de sortir graduellement du folk pour glisser tranquillement vers autre chose. Je n'irais pas jusqu'à parler de musique progressive, mais ça peut y faire penser.»

«J'essaie de me connecter à l'énergie du public. Les petites salles, je trouve ça intimidant parce que le contact est très direct avec les spectateurs, mais ça crée une bulle dans laquelle on peut partager vraiment l'espace avec le public. Il y a une vraie communication qui peut faire des soirées extraordinaires comme ça avait été le cas au Magasin général Lebrun de Maskinongé, début mars, dans une atmosphère particulièrement festive», se remémore-t-il avec un sourire plutôt éloquent.

Le musicien se gardera quelques chansons à offrir dans le dépouillement, avec sa seule voix et une guitare, comme dans les spectacles qu'il a présentés tout au cours de 2014 alors que seul en scène, il assumait les premières parties d'artistes plus connus. «Je me garde des moments vraiment folk. Autant j'avais hâte de me retrouver avec un groupe en spectacle, autant j'apprécie le côté un peu minimaliste. La mélancolie et la solitude teintent beaucoup mes chansons parce que ça fait partie de ma vie et cet habillage simple le véhicule vraiment bien. J'ai un besoin de m'extérioriser, mais je ne veux pas négliger l'intériorité.»

Pour ce qui est d'Émilie, elle partage un musicien avec Elliot Maginot, ce qui a favorisé leur rencontre. «On s'est trouvé tous les deux dans l'espèce de clique musicale indie émergente à Montréal. Elle a un son vraiment unique que j'aime beaucoup. C'est différent de ce que je fais mais il y a une cohérence entre nos musiques qui va donner un côté homogène à la soirée.»

Les billets pour ce double spectacle sont disponibles par la billetterie de la salle Thompson.

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