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Bryan Perro propose que le Salon du livre se tienne à Shawinigan une année sur deux

Plus de 12 000 lecteurs avertis et curieux... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Plus de 12 000 lecteurs avertis et curieux littéraires ont déambulé parmi les allées du Salon du livre en fin de semaine, au bonheur des auteurs, des libraires et des éditeurs.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour une 27e année, un autre chapitre du Salon du livre de Trois-Rivières s'est terminé dimanche. Avec plus de 12 000 visiteurs, 14 000 personnes rejointes incluant les activités extra-muros, quelque 160 présentations et conférences, des centaines d'auteurs, plusieurs nouveautés et un soleil radieux, les organisateurs s'applaudissent pour cette édition réussie qui démontre sans l'ombre d'un doute que l'événement est promu à un avenir aussi riche que le milieu littéraire qu'il célèbre.

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Bryan Perro

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Pour la directrice générale, Julie Brosseau, l'enthousiasme palpable des amateurs de papier relié témoigne du succès de l'événement. «Nous sommes très satisfaits. Les visiteurs sont bien contents de ce qu'ils avaient à se mettre sous la dent cette année. Les exposants semblent bien satisfaits, ainsi que les auteurs qui ont additionné les rencontres avec les visiteurs. Nous, à partir du moment où les gens sont heureux, on considère qu'on a atteint nos objectifs.»

Parmi les nouveautés de cette cuvée 2015, le Salon du livre hébergeait pour la première fois de son histoire un écrivain en résidence, plume tenue cette année par le poète Sébastien Dulude. Au cours du Salon, M. Dulude était ainsi appelé à composer quatre textes qu'il devait par la suite clamer publiquement. Un exercice littéraire inspiré et inspirant qu'il s'est empressé d'accepter comme une invitation à sortir des sentiers battus.

«C'était un honneur pour moi de me faire inviter à accomplir ce rôle-là. C'est un rôle qui se révèle vraiment névralgique, parce qu'on me demande surtout d'être présent et d'échanger ma présence contre un texte. C'est donc pour moi une réelle dynamique d'échange que j'ai sentie. C'est une expérience vraiment formidable, super stimulante», signale M. Dulude.

L'an prochain, les organisateurs du Salon du livre comptent ouvrir à nouveau leurs portes à un écrivain en résidence, bien qu'ils ne savent pas encore lequel acceptera ce titre honorifique. À ce propos, le président d'honneur de cette 27e édition, Jean-Paul Daoust, n'a pas hésité à proposer son encrier, lui qui a particulièrement apprécié son séjour à Trois-Rivières.

«J'ai adoré ce Salon du livre. J'ai trouvé que l'achalandage était chaleureux et convivial. Je repars de Trois-Rivières rempli d'énergie, comme si je surfais à nouveau. Ce que j'aime du Salon du livre de Trois-Rivières, c'est qu'il est à l'échelle humaine. Il a juste une belle grandeur. Il n'est pas minuscule et il n'est pas gigantesque au point où on devient anonyme. Il y a toujours eu une dynamique spéciale à Trois-Rivières. D'abord c'est une ville que j'aime. Je ne suis pas objectif, et tant mieux, mais je trouve que les gens de Trois-Rivières sont très fidèles. Quand ils t'aiment, ils t'aiment longtemps. Moi, en tout cas, j'ai été choyé. J'espère être réinvité l'an prochain, pas comme président d'honneur, mais comme poète en résidence, tiens, je vais prendre la place de Sébastien Dulude», lance M. Daoust amusé et sérieux dans le même souffle.

Pour Bryan Perro, qui cumule les chapeaux d'écrivain, d'éditeur et de libraire, le Salon du livre de Trois-Rivières est triplement important. D'abord pour l'écrivain, un métier foncièrement solitaire où la réclusion rime parfois avec la création, le Salon est un moment privilégié pour rencontrer les lecteurs, mettre un visage, un nom sur ceux et celles qui le lisent.

«Pour l'auteur, ça permet d'établir un contact avec le lecteur, contact impossible autrement. Pour l'éditeur, c'est génial parce que le Salon du livre fête le livre. Fêter le livre, c'est fêter notre culture, c'est fêter qui on est, c'est faire la promotion de nos auteurs et de notre propre imaginaire, le faire chez nous. Enfin, comme libraire, c'est fantastique parce que ça remet le livre au goût du jour. Quand les gens achètent au Salon du livre, par exemple une série, ils achètent le tome 1 et 2 ici et les suivants en librairie. Ça stimule donc les ventes en librairie», mentionne M. Perro en lançant l'idée que le Salon du livre de Trois-Rivières pourrait avoir lieu, l'an prochain, à Shawinigan, à l'image du Salon du livre de l'Abitibi-Témiscamingue qui se déroule successivement dans cinq villes différentes.

«Nous autres on serait prêts à accueillir le Salon du livre dans les locaux de la Cité de l'énergie», conclut M. Perro à qui rien ne résiste.

Notons enfin que l'auteur gagnant du prix des Lecteurs du Salon du livre 2015 a été Patrick Senécal tandis que Jacinthe Lavoie a été l'auteure gagnante du prix des Jeunes lecteurs.

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