Les liens entre le Conservatoire et l'OSTR mis en valeur

Le violoniste Antoine Bareil et le violoncelliste Sébastien... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Le violoniste Antoine Bareil et le violoncelliste Sébastien Lépine, deux anciens du conservatoire de musique de Trois-Rivières, ont interprété le Concerto pour violon et violoncelle de Brahms sous la baguette de leur ancien professeur Gilles Bellemare.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le concert de samedi de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières ne pouvait porter meilleur titre que celui qui fut choisi: Une grande famille musicale.

Les liens entre le Conservatoire de musique de Trois-Rivières et l'OSTR sont mis en valeur annuellement à l'occasion d'un concert de l'orchestre professionnel auquel se joignent des élèves. Mais cette année, la filiation a été exploitée dans tous ses volets, démontrant encore une fois à quel point le conservatoire est une véritable pépinière à talents, dont bénéficie l'OSTR.

On le sait, le directeur artistique et chef attitré de l'OSTR Jacques Lacombe, qui mène une carrière internationale, a étudié au Conservatoire de musique de Trois-Rivières, tout comme l'actuelle directrice générale Natalie Rousseau. Plusieurs musiciens de l'orchestre figurent aussi sur la liste des anciens du conservatoire et/ou y enseignent. À l'occasion du 50e anniversaire de l'institution, Jacques Lacombe a souhaité valoriser non seulement le talent des jeunes élèves actuels qui accompagnent les professionnels sur la scène en tant qu'interprètes, mais aussi le brio d'élèves et de diplômés qui se démarquent dans d'autres volets du cursus offert au conservatoire.

Ainsi, il avait invité le jeune chef Jocelyn Lafond, diplômé en orgue, en direction d'orchestre et en écriture, à diriger l'ouverture du concert. Une ouverture, précisons-le, écrite par Rébecca Marois, 18 ans, élève de la classe de piano de Denise Trudel et du cours d'écriture de Gilles Bellemare. Celui-ci, chef émérite de l'OSTR, titulaire de la classe d'orchestre et professeur en écriture et en direction, a ensuite pris le podium pour guider le Concerto pour violon et violoncelle de Brahms, interprété par deux diplômés du conservatoire avantageusement connus dans la région et ailleurs au pays, Antoine Bareil et Sébastien Lépine. Les 22 élèves de la classe d'orchestre sont restés sur la scène avec les musiciens de l'OSTR en deuxième partie pour livrer la sixième symphonie de Tchaïkovski, dirigée par Jacques Lacombe.

Il est plutôt rare que l'on s'attarde ou que l'on insiste sur l'ouverture, dans le compte-rendu d'un concert symphonique. Cette pièce qui sert en quelque sorte d'apéritif au programme principal est souvent éclipsée dans la mémoire par les oeuvres principales qui la suivent.

Mais samedi à l'OSTR, la qualité de cette ouverture et surtout le contexte de sa création méritent d'être évoqués. Dans le projet de cette traditionnelle collaboration entre l'orchestre et le conservatoire, et pour souligner cette année les 50 ans de l'institution d'enseignement, le chef Jacques Lacombe avait commandé une oeuvre à un ou une élève de la classe d'écriture de Gilles Bellemare. C'est Rébecca Marois qui a relevé le défi en imaginant une magnifique Ouverture sur des airs de Félix Leclerc. Bien loin du style pot-pourri trop évident, ni perdue dans des influences contemporaines hermétiques, l'oeuvre de la jeune femme, d'une grande beauté, s'est dévoilée tout en subtilité et en grâce. La discrète évocation de certains airs connus du répertoire de Félix Leclerc ressortait parfois des délicates orchestrations de la créatrice dont l'oeuvre se compare avantageusement à celles de compositeurs contemporains aguerris.

Le concerto de Brahms a été livré avec le talent et la brillance attendus par le public qui a déjà vu et entendu Sébastien Lépine et Antoine Bareil. Les deux musiciens sont tout simplement beaux à voir jouer, au-delà de leur don dans la maîtrise de leur instrument. Le violoncelliste semble toujours aussi inspiré quand il s'exécute, tout comme son ami qui en bonus, exprime continuellement un intérêt et une présence assurée même dans les mesures de silence de son instrument. La complicité entre les deux musiciens est palpable et ajoute à la magie de leur performance en duo.

Enfin, que de bons mot pour la symphonie de Tchaïkovski interprétée en deuxième partie de soirée sous la baguette de Jacques Lacombe. La vivacité et l'énergie dégagée dans le troisième mouvement méritent particulièrement d'être félicitées dans le travail du chef.

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