June in the Fields: pour communier à l'émotion

Le duo June in the Fields, formé de... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le duo June in the Fields, formé de Mélissa Brouillette et Jean-Michel Renaud, revient à la maison offrir un spectacle à la salle Anaïs-Allard-Rousseau, ce jeudi.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Immédiatement après l'entrevue donnée au Nouvelliste, vendredi après-midi, le duo de June in the Fields montait dans la voiture pour se rendre à Burlington, au Vermont, en vue d'un spectacle prévu le soir même. Et le lendemain, le spectacle était à Waterloo.

Depuis le lancement de son premier album, en octobre 2013, les Mauriciens Mélissa Brouillette et Jean-Michel Renaud ont roulé régulièrement leur bosse allant jusqu'en Angleterre et en Allemagne. Ils reviennent à Trois-Rivières ce jeudi, à la Maison de la culture, plus riches de nombreuses rencontres et des chansons qui feront leurs prochains albums.

Prochains au pluriel, parce que le deuxième album est déjà enregistré et des chansons susceptibles de se retrouver sur un éventuel troisième sont en attente. «Moi, quand je rentre le soir à la maison et que quelqu'un me demande comment a été ma journée, je vais la jouer avant de la lui raconter oralement. Pour moi, tout passe par la musique alors, je crée constamment», explique Jean-Michel Renaud, principale force créatrice derrière June in the Fields.

«Il m'apporte les chansons et j'y mets mon grain de sel, complète Mélissa Brouillette. Parfois, je suis incapable d'y ajouter quoi que ce soit parce que la chanson colle à Jean-Michel seul, mais autrement, le travail en duo pour les harmonies ou les paroles se fait de façon très naturelle, je m'y insère pratiquement sans qu'on ait besoin d'y réfléchir.»

Au moment de sélectionner les chansons de l'album qui sortira bientôt, les deux musiciens avaient plus de sept heures d'enregistrement à réécouter. «On a fait ça chacun de notre côté et on est arrivé avec quasiment exactement les mêmes sélections, raconte Jean-Michel. Ce qui compte pour nous, c'est la qualité de l'émotion, ce qu'il reste intérieurement après l'écoute d'une chanson; et là-dessus, on est sur la même longueur d'ondes.»

«Ce n'est pas une question de perfection, plaide sa collaboratrice. Dans certains cas, on a choisi des chansons dans lesquelles on entendait des imperfections, des attaques un peu brouillonnes, des modulations non synchronisées, mais l'émotion était là, même dans les imperfections.»

L'album fera de la place aux filles du groupe Triaz dont fait partie Mélissa Brouillette et à un nouvel instrument: le piano. «Ça fait partie de notre évolution, explique le compositeur. Le piano s'est invité avec la guitare dans certains chansons et comme il y a un bon piano à queue à la Maison de la culture, on va en profiter pour l'utiliser lors du spectacle du 5 mars. Mais ça reste de la musique acoustique.»

«Un des avantages de cette formule, c'est qu'on peut se promener et jouer un peu n'importe où. On n'a aucune préoccupation concernant les aspects techniques quand on monte sur scène: la seule chose qu'on a en tête, c'est la musique. C'est une des beautés de June in the Fields: on peut chanter en étant totalement dans le moment présent, Mélissa et moi. Ça crée une intensité émotionnelle qui est très particulière et je pense que les gens le ressentent dans la salle.»

La chose sera d'autant plus vraie lors du spectacle trifluvien que le duo revient à la maison, devant les proches, les amis.

«Peu importe où on chante, on se donne à fond, ajoute Mélissa. Mais qu'on le veuille ou non, inconsciemment, quand on revient chez nous, il y a quelque chose de plus, une émotion qu'il n'y a pas ailleurs. Ce sera un spectacle avec les gens qu'on aime: on peut s'abandonner davantage à notre émotion.»

Et comme c'est l'émotion qui définit leur musique folk acoustique, la communion devrait être intéressante. Communion qui devient une symbiose entre les deux interprètes et, ultimement, avec le public.

«C'est étonnant, mais peu importe où on joue, que ce soit dans des bars, des grandes salles ou des petits restos, l'écoute est toujours bonne. Comme si les gens ne demandaient qu'à accepter notre invitation à partager le plaisir du moment présent.»

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