Dumas électrique

Dumas et son public ont partagé une soirée... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Dumas et son public ont partagé une soirée empreinte de plaisir jeudi soir à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il fait bon laisser Dumas créer les atmosphères, car l'artiste sait y faire. Jeudi à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture, il a donné une performance plutôt électrique, une prestation livrée en deux temps, histoire de proposer ses pièces les plus planantes en début de soirée et de réserver les plus vibrantes pour la suite des choses. Le résultat est drôlement concluant.

Les spectateurs n'étaient pas plus d'une centaine pourtant, laissant du coup suffisamment de place pour danser et c'est exactement ce qui s'est produit tout au long de la deuxième portion de soirée. Certains attendaient d'ailleurs de se lever depuis un bon moment déjà, la majorité des gens ne pouvant rester longtemps immobiles sur leur siège.

Le garçon de Victoriaville qui a fait son cégep à Trois-Rivières revenait en terrain connu au sein de cette salle et a multiplié les clins d'oeil aux Trifluviens en début de soirée, y allant de nombreuses références à son passage sur la rue Louis-Pasteur et s'alliant le public en un rien de temps. À la première pièce, le contact était établi. À la deuxième, la chose était faite.

La soirée se faisait belle pour découvrir la version scénique de son dernier album, un matériel passablement addictif qui a meublé la grande part de la première partie du spectacle.

Dumas ouvre la soirée avec La nuit, consolide son effet avec Compte à rebours, fait du public ses choristes avec Une journée parfaite, installe une ambiance plus tropicale pour État voyou, s'allie une salle complète de back vocals en reprenant Alors alors et revient en force avec son nouveau matériel en installant une ambiance planante pour Silence Radio.

Équipé de ses trois guitares, entouré d'un bassiste et d'un batteur qui donnent aussi tous deux dans les claviers, Dumas se retrouve en bonne compagnie. Le trio occupe solidement la scène, lui à l'avant-plan, aidant drôlement sa cause avec une gestuelle qui plaît visiblement. Qu'il sautille sur place pour le matériel plus rock ou qu'il surfe sur les planches pour les pièces plus atmosphériques, il est plutôt doué pour le jeu de jambes et le public y répond à tout coup.

Parfois, il semble un peu empêtré dans la technique, manoeuvrant lui-même pour créer quelques effets de scène, ne serait-ce que pour partir et arrêter sa boule de lumière qui fait tournoyer les faisceaux scintillants, mais l'atmosphère qui en découle en vaut tout de même la chandelle. Parfois jeudi, le son a connu quelques ratés mais, au final, le côté sympathique de la soirée efface rapidement le tout et le plaisir reprend aisément le dessus.

Ils n'étaient pas plus d'une centaine jeudi soir, mais Dumas s'est chargé d'électriser un peu les choses. À la première invitation à se lever en deuxième portion de soirée, les spectateurs n'ont jamais regagné leur siège.

Cette deuxième partie a défilé ainsi rapidement, plus rock, a remonté le temps et les albums, puisant dans son tout premier la pièce Miss Ecstasy, dans son deuxième la chanson Linoléum et offrant À feu et à sang tirée de son quatrième opus. Au moment de quitter la salle pour rencontrer l'heure de tombée, les spectateurs dansaient toujours sur Au gré des saisons, laissant présager une couple de rappels avant de laisser cette soirée se terminer.

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