Car la nuit est longue

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Soyons honnêtes, l'idée de lire un bouquin sur le thème du viol n'est pas la plus attrayante qui soit. À moins que l'on se laisse guider par la plume de Sophie Bérubé qui, avec la puissance de ses mots, transforme ce propos en un petit recueil de délicatesse, un concentré d'intensité qui nous fait valser entre l'horreur et la profonde humanité.

En 128 pages, elle nous propose l'histoire de Kaï et Christophe. C'est sous sa narration à lui que l'on visite le drame qui secouera le couple lorsqu'un soir, sa douce rentre à la maison accompagnée de sa soeur. Sous son manteau, sa femme est nue, sur sa joue, une tache de sang a séché et autour d'eux, aucune parole ne trouve sa place jusqu'à ce qu'il cerne une voie d'apaisement en lui racontant leur passé, le temps de survivre au présent.

D'une histoire de viol, Sophie Bérubé trouve le moyen de nous entraîner au coeur de leur histoire d'amour en une nuit, une nuit trop longue où l'on traverse la tempête des pensées et des questionnements de Christophe via le large spectre des états humains. Lui abordant la situation comme un équilibriste, à essayer de cerner les besoins de Kaï, elle en état de choc et de survie, les deux côte à côte dans une zone peuplée de non-dits.

Native de Québec, l'auteure vit désormais en Nouvelle Écosse. Après avoir publié un roman jeunesse, deux contes pour enfants et un recueil de poésie, elle livre ici un premier roman pour adultes à la fois percutant et très touchant. C'est publié aux Éditions David et c'est arrivé en librairie tout juste samedi.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer