5 For Trio: jazz et rock progressif imbriqués

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Les membres de la formation 5 For Trio font escale samedi soir (21h) au Zénob.

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Depuis longtemps un haut lieu du jazz dans la région, le Café-Bar Zénob poursuit la tradition en présentant, samedi, le spectacle du jeune groupe 5 For Trio, de Québec.

Le groupe est encore jeune puisqu'il n'existe que depuis 2011 mais il compte déjà deux albums à son actif dont le dernier, intitulé Witness and Reactions, est sorti au printemps 2014. Il servira d'épine dorsale au spectacle du Zénob.

«C'est un peu un spectacle concept au cours duquel nos pièces sont liées à un film dont nous racontons les différentes scènes aux spectateurs au cours du spectacle, d'expliquer le contrebassiste Mathieu Rancourt. Nous aimons développer des concepts et on aimait l'idée que les gens puissent se faire leur propre cinéma dans leur tête pour chaque pièce de sorte que chacun devient un participant, en quelque sorte. D'ailleurs, c'est un peu le sens du titre de l'album qui dit que nous sommes les spectateurs du monde qui nous entoure et comme nous ne pouvons le contrôler nous n'avons de prise que sur nos propres réactions à ce qui se passe autour de nous.»

Le 5 For Trio est composé de trois jeunes musiciens qui ont étudié ensemble la musique à l'Université Laval et ne sont toujours âgés que de 23 et 24 ans. Cet aspect est d'autant plus étonnant que le trio manifeste une affection marquée pour le rock progressif, particulièrement celui des années 70, qu'ils intègrent à leur musique.

«On se considère d'abord et avant tout comme un groupe de jazz mais le jazz est un genre tellement vaste que ça peut inclure beaucoup d'influences. Le rock progressif est assurément très présent dans notre musique, on ne s'en cache pas. Nous sommes de grands fans de Gentle Giant ou de King Crimson. Or, les gens nous disent qu'ils reconnaissent des influences de Rush ou de Yes, dans notre musique, alors que personnellement, je n'en ai jamais écouté. Au vieux rock progressif, on incorpore aussi des influences de groupes plus actuels comme Radio Head ou différents groupes métal d'aujourd'hui qui sont progressifs dans la forme de leur musique.»

«La tendance vers le rock progressif n'est pas le résultat d'une volonté préétablie: ça nous est venu naturellement. Ce n'est pas unique puisqu'on peut voir par nos fans sur Facebook ou Youtube qu'on touche une importante clientèle d'hommes entre 20 et 35 ans. Je pense que ce qui nous caractérise, c'est que nous aimons explorer différentes avenues pour trouver des éléments qui se marieront bien à notre musique pourvu que ce soit beau.»

Les jeunes ont favorisé la contrebasse traditionnelle et un son de guitare électrique dépourvu d'effets. 

«On voulait une sorte de retour à la base au niveau de la sonorité. En fait, une instrumentation aussi dépouillée, c'est quasiment de l'innovation tellement c'est quelque chose qui ne se fait plus. Ça donne un son plutôt dépouillé que nous aimons mais surtout, à travers ces instruments et leur son bien défini, la structure musicale et sa complexité ressortent particulièrement bien.»

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