• Le Nouvelliste > 
  • Arts 
  • > De nouvelles formes d'édition pour répondre à la demande 

De nouvelles formes d'édition pour répondre à la demande

Sylvain Vallières...

Agrandir

Sylvain Vallières

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En réponse au grand nombre de personnes qui souhaitent publier un livre, Sylvain Vallières offre une alternative aux maisons d'éditions traditionnelles avec les Éditions Première Chance, créées en juillet 2011, et les Éditions de l'Apothéose, en opération depuis mai 2013.

Avec ces deux entreprises, l'homme regroupe 279 auteurs et est occupé à temps plein, voire même sept jours sur sept, dit-il. Mais encore, voilà que depuis le printemps 2014, il a ajouté des services de distribution à ses auteurs avec la création d'une troisième entité, l'entreprise DistribuliVre.

Au départ, c'est dans son patelin de Saint-Alexis-des-Monts que Sylvain Vallières a d'abord logé ses bureaux, avant de déménager à Lanoraie, où son entreprise est annexée à son domicile. C'est là qu'il reçoit chaque jour les auteurs à qui il propose de nouvelles manières de publier, en leur offrant un partenariat où il assume avec eux une part des frais (généralement la moitié), incluant une somme qui lui reviendra.

C'est qu'au lieu de prendre un pourcentage des livres vendus, comme le font les maisons d'éditions traditionnelles, il s'attribue ce qu'il lui faut pour se créer un salaire annuel. Pour le reste, il réduit au maximum les coûts de production (impression, graphisme, coach littéraire, révision, etc.), laissant la grande part du revenu à l'auteur, dit-il, notant que cette formule fait le bonheur de plusieurs.

«Comme auteur, je suis allé moi-même dans une maison d'édition traditionnelle à la fin des années 1980 et j'ai décidé de débarquer de ce milieu-là», dit-il. «Je voulais initier une nouvelle formule et je l'ai créée en regardant ce que j'aimerais entendre comme auteur, surtout que c'est un marché très difficile d'accès», dit-il. «Aujourd'hui, on permet à plusieurs auteurs de réaliser des rêves.»

Aux Éditions Première Chance, il a publié 53 titres en 2012, une chiffre qui est passé à 104 en 2013 et à 118 en 2014. Sylvain Vallières explique que deux types de clientèles font affaire avec lui, ceux qui n'ont pas été acceptés dans une maison d'édition traditionnelle, mais qui souhaitent publier pour eux mêmes, sans autre ambition que de se faire plaisir et d'être lus par parents et amis, et ceux qui choisissent sa formule pour recueillir davantage de profits de leur oeuvre et pour se faire connaître, dit-il.

M. Vallières considère que la formule est bénéfique pour un grand nombre de gens qui, autrement, décident de publier à compte d'auteur, une forme d'auto-édition où l'auteur assume tous les frais. «Je l'ai essayé pour moi-même et c'est beaucoup trop d'investissement pour un auteur», dit-il.

Dans sa formule, il joue de prudence avec des petits tirages de 100 exemplaires à la fois. «C'est un peu comme une étude de marché pour voir s'il y a de la demande», dit-il, notant que les tirages se répètent selon les besoins.

«Si l'auteur connaît un grand succès, mon salaire annuel reste toujours le même et les profits reviennent aux auteurs. Je fais ça pour aider, parce que j'ai toujours aimé aider les autres, mais je suis rentable malgré tout parce que c'est une formule qui est très en demande.»

Ce qui l'a d'ailleurs mené à créer sa deuxième maison d'édition L'Apothéose, où il recueille les auteurs dont les ouvrages se sont démarqués à Première Chance et où il a publié 48 autres titres depuis deux ans. Dans cette formule, la maison d'édition offre cette fois l'impression, les corrections et la distribution, entre autres, avec tirage et visibilité plus grandes.

Ces formules permettent aux auteurs de se faire connaître, voire même d'aller publier ailleurs, ne serait-ce que pour la notoriété, dit-il.

C'est ce qui est arrivé notamment avec Catherine Bourgault, Benoît Tanguay, Julie Normandin et Réjean Auger, donne-t-il en exemples. Il cite par ailleurs le cas de Hélène Lefebvre qui, avec sa saga historique Les Corbin de Dumontel, en est rendue à son septième tome. «Selon les statistiques, dans les maisons traditionnelles, un auteur fait en moyenne 2450 $ par année... Plusieurs de nos auteurs font beaucoup plus que ça», raisonne-t-il.

Enfin, sa formule lui permet d'accepter 70 % à 80 % des manuscrits alors que dans une maison traditionnelle, on en accepte environ 3 %, dit-il.

«Ce n'est pas vrai que les 97 % autres n'ont pas de potentiel. Certains ont fait de très bons livres, d'autres moins. Dans ceux que j'accepte, il y a parfois de très beaux cadeaux. Ça vient balancer pour l'ensemble des projets. Je n'ai pas la prétention de me prendre pour un éditeur conventionnel, mais j'en vis amplement et c'est une très belle entreprise.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer