Un deuxième album pour Basile Moutuan Seni

Le Néo-Trifluvien d'origine burkinaise Basile Moutuan Seni a...

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Le Néo-Trifluvien d'origine burkinaise Basile Moutuan Seni a conçu un deuxième album, qu'il a lancé lors d'un spectacle à la Maison de la culture Francis-Brisson le 29 janvier.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Cinq ans après avoir lancé un premier album, l'artiste trifluvien originaire du Burkina Faso Basile Moutuan Seni en présente un deuxième intitulé La vie a son secret. Alors que son premier disque regroupait 13 de ses compositions chantées en langue dioula accompagnées au n'goni, son second marie le dioula et le français et réunit l'apport de plusieurs collaborateurs.

«J'ai un mini-studio à la maison et j'ai commencé à enregistrer mes idées. Puis j'ai travaillé avec Stéphane Milot, qui a fait les arrangements», raconte l'artiste en décrivant la genèse de son projet. De fil en aiguille, les chansons se sont enrichies de la participation de plusieurs musiciens bien connus dans le milieu mauricien.

Basile Seni joue lui-même un éventail d'instruments pour la plupart de tradition africaine, du balafon au djembe en passant par le doun, le conga et le n'goni. Cette base percussive est enrobée de la basse de Jean-François Langevin, des claviers de Guillaume Marchand, ainsi que des guitares de Daniel Lemay et de David Robert, qui a aussi réalisé l'album.

Daniel Lemay est entre autres la moitié des Frères Lemay, tandis que David Robert a notamment joué avec Les Tireux d'roches, deux formations qui donnent dans la musique d'inspiration néo-traditionnelle québécoise. La rencontre de ces influences n'a en rien dénaturé la musique chère au coeur de Basile Seni, soit celle de son pays d'origine.

«C'est basé sur la musique de chez moi, avec une petite touche américaine. On peut faire un mélange sans déraciner», formule le musicien qui a même déjà chanté avec Natalie Choquette la pièce Kanou sur son disque Terra Bella en 2009. Le néo-Trifluvien a aussi joué avec Christian Laflamme, et les Batteurs atomiques; on a pu les voir au grand spectacle Tapiskwan Sipi pour les célébrations du 375e anniversaire de Trois-Rivières.

«Pour ce qui est des sujets, c'est encore paix et amour. C'est tout le quotidien, tout ce qui nous entoure, les hauts et les bas, ce que j'ai vécu, ce que d'autres ont vécu», énumère Basile Seni en évoquant les thèmes qui ont inspiré les dix titres de son album. Une des chansons, Le vent souffle plus fort, a été coécrite avec David Robert et Mélissa Brouillette, qui unit sa voix à celle du chanteur sur certaines pièces. Une autre chanson, Morane, porte le nom d'une de ses trois filles.

Basile Seni a grandi à Bobo-Dioulasso et a fréquenté l'école jusqu'à 15 ans avant de s'établir dans la capitale du pays, Ouagadougou, pour se consacrer à la musique. En 2000, il commençait à travailler pour Cirque du monde et enseignait les arts du cirque aux jeunes de la rue tout en jouant de la musique. C'est dans ce contexte qu'il a rencontré une Québécoise qu'il a suivie en Mauricie et avec qui il a donné naissance à sa première fille. Il vit maintenant avec une autre conjointe, mère de ses deux autres enfants.

Outre ses projets musicaux personnels, Basile Seni a enseigné les arts du cirque en divers endroits dans la région, et il se déplace encore régulièrement dans les écoles du Québec pour donner des ateliers de percussion, de cirque ou de danse africaine. Il s'est même rendu à Havre-Saint-Pierre pour y passer quelques jours dans une école où il a fait découvrir sa culture aux jeunes.

«J'aime ça partager. Les élèves sont curieux, ils posent beaucoup de questions. Et moi, je suis un griot, un porteur de la tradition orale», indique l'artiste qui souhaite pouvoir diffuser sa musique sur le plus de scènes possible, notamment sur le circuit des festivals.

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