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Anne Frank, une histoire d'aujourd'hui: un rappel des atrocités causées par l'antisémitisme

Le grand public pourra visiter l'exposition Anne Frank,... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le grand public pourra visiter l'exposition Anne Frank, une histoire d'aujourd'hui, à la bibliothèque de l'école secondaire Val-Mauricie les samedis 14 et 21 février de 10 h à 16 h. On voit ici la guide Marilee Lapolice présenter les différents panneaux à des élèves de deuxième secondaire.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Shawinigan) En cette année de commémoration des 70 ans de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l'exposition Anne Frank, une histoire d'aujourd'hui, présentée à la bibliothèque de l'école secondaire Val-Mauricie, permet de mesurer une partie de l'horreur qu'elle a provoquée. Depuis lundi et jusqu'à la fin du mois, des dizaines de groupes scolaires pourront voir l'exposition, qui sera par ailleurs ouverte au grand public les samedis 14 et 21 février de 10 h à 16 h.

Cette exposition itinérante, créée et gérée par la Maison Anne Frank d'Amsterdam, vise à faire connaître aux jeunes l'histoire de cette Juive allemande qui vécut cachée des nazis avec sa famille pendant deux ans, et qui a consigné son quotidien et ses réflexions dans un journal personnel publié après sa mort. Le but est aussi de sensibiliser les jeunes aux valeurs de respect et de tolérance.

Secondées par la conseillère pédagogique à la Commission scolaire de l'Énergie, Isabelle St-Hilaire, ce sont les enseignantes Karène Lapointe, Chantal Lapolice et Carolyn Roberts qui ont organisé la venue de cette exposition à Shawinigan. L'histoire d'Anne Frank ainsi que les thématiques reliées à l'antisémitisme et à l'holocauste sont intégrées au programme de français de deuxième secondaire depuis une quinzaine d'années.

Cette semaine, les premiers groupes de Val-Mauricie ont visité l'exposition en compagnie de guides, des élèves de quatrième et cinquième secondaires spécialement formés pour faire découvrir le film et les 34 panneaux relatant l'histoire d'Anne Frank, tissée dans celle de la montée du nazisme, de l'éclatement de la Deuxième Guerre mondiale et de ses ravages.

Le film d'introduction raconte la courte vie d'Anne Frank, née à Francfort en juin 1929 et décédée au camp de Bergen-Belsen en mars 1945, à 15 ans, quelques semaines avant la libération du camp par l'armée britannique.

La famille Frank avait fui l'Allemagne d'Hitler en 1933 pour se réfugier aux Pays-Bas, terre d'exil envahie par les Allemands en mai 1940. Lorsque la soeur d'Anne, Margot, reçut sa convocation pour aller «travailler» en Allemagne en juillet 1942, sa famille partit se cacher dans l'annexe d'un entrepôt. Le 4 août 1944, une dénonciation mena à l'arrestation des huit personnes terrées dans l'annexe, puis leur déportation dans des camps de concentration.

Anne avait reçu un journal pour son 13e anniversaire, le 12 juin 1942. C'est aux pages de ce journal que la jeune fille a confié ses pensées, ses craintes et ses émotions pendant ses deux années de clandestinité. Le journal fut récupéré et le père d'Anne, seul survivant de la famille, a veillé à le faire publier. L'annexe où fut cachée la famille Frank a été transformée en musée, et c'est ce musée qui a imaginé l'exposition itinérante présentée à Shawinigan.

Lundi matin, des élèves de deuxième secondaire visitaient l'exposition en compagnie des guides Marilee Lapolice et James Gélinas. Pendant qu'une partie du groupe était guidée à travers les panneaux de l'exposition officielle, l'autre moitié en découvrait la portion «locale». Des travaux d'élèves de Val-Mauricie illustrent sous diverses formes (maquettes, créations artistiques ou cartes, par exemple), des aspects en lien avec l'histoire d'Anne Frank.

Encore plus percutante est la contribution des élèves de la classe d'histoire de Jean-Pierre Frigon, de l'école secondaire Paul-Le Jeune de Saint-Tite. Ils ont réalisé un montage réunissant des images vidéo de ce à quoi les alliés furent confrontés en libérant les camps de concentration nazis. Leur montage montre des amas de cadavres quasi squelettiques poussés dans des fosses, dans des séquences entrecoupées par le témoignage d'un vétéran de la région, Rosaire Saint-Gelais.

Originaire de Sainte-Thècle, cet homme avait lui-même participé à ces opérations de «nettoyage» des camps lors de leur libération, et il avait raconté son expérience aux élèves de M. Frigon pendant quelques années avant son décès en 2007. Reproduits sous forme de textes tirés de ses témoignages oraux, ses souvenirs et ses réflexions font frissonner.

La partie plus locale de l'exposition comprend aussi les souvenirs de Gaétane Bergeron, une Shawiniganaise qui visita l'annexe, en 1958, tout juste avant qu'elle ne soit ouverte au public comme musée. Une toile de Nicole Deschênes Daigle, représentant Anne Frank, a aussi été intégrée à l'exposition.

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