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Sugar Sammy surpris par les réactions à ses blagues sur Shawinigan

L'humoriste Sugar Sammy ne regrette pas les blagues... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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L'humoriste Sugar Sammy ne regrette pas les blagues faites sur Shawinigan et qui ont soulevé des protestations. Il compte même rendre visite aux jeunes élèves de l'école de musique Les Maestros qui lui ont envoyé des vidéos très créatifs.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Non, rien de rien; non, Sugar Sammy ne regrette rien.

L'humoriste rigole un peu quand on lui demande s'il a eu connaissance des réactions que ses blagues sur Shawinigan ont provoquées lorsqu'il les a prononcées lors de l'émission En mode Salvail. Et ce n'est pas de l'arrogance, malgré ce que son personnage peut parfois laisser croire. Rappelons qu'il avait notamment dit que Shawinigan était l'endroit où les rêves vont pour mourir, que la population y est si âgée que même l'équipe de hockey s'appelle les Cataractes ou que personne n'appelle son agent de voyage pour passer des vacances à Shawinigan.

«J'ai fait des blagues de ce genre sur plusieurs autres villes du Québec, plaide-t-il. J'en ajoute au fur et à mesure que je découvre de nouvelles villes. J'en fais sur Thetford Mines ou Québec, aussi. Quand j'arrive dans une nouvelle ville, je prends le temps d'observer pour en tirer des blagues. En Angleterre, je me moque des «British» et aux États-Unis, des Américains. Ce n'est pas nouveau et ce n'est certainement pas de l'acharnement ciblé sur Shawinigan.»

La réaction a-t-elle été plus forte à Shawinigan qu'ailleurs? «Oh oui! Sans aucun doute! Mais c'est vrai que c'était des blagues lancées à la télé. Cela dit, j'ai fait des blagues sur les ondes de réseaux anglophones canadiens concernant la ville de Thunder Bay et les gens de Thunder Bay ont aimé ça: ils étaient contents que je parle d'eux à l'écran.»

«Dans le cas de Shawinigan, ça m'a surpris un peu au début mais il faut bien préciser que ce ne sont pas tous les citoyens de Shawinigan qui ont réagi négativement: juste quelques personnes. Plusieurs personnes, en fait, dont le maire et le directeur de la Chambre de commerce, mais il y a aussi des gens qui ont super bien réagi dont la directrice de l'école de musique Les Maestros, Mélissa Normandin-Roberge, qui m'a envoyé quelque chose comme 41 vidéos faits avec ses élèves. Ils ont composé des chansons m'invitant à venir à Shawinigan et c'était vraiment créatif. À la lumière de ça, je me dis que Shawinigan aurait peut-être besoin de plus de leadership de ce genre. J'ai eu envie d'aller les voir, ces jeunes, dès que j'ai reçu les vidéos.»

Cela dit, l'humoriste dit vouloir aller visiter Shawinigan comme l'y ont invité plusieurs personnes. «On est en train d'organiser ça. Je vais y aller dès que je vais en avoir l'occasion. On veut faire quelque chose de particulier pour remercier les jeunes des Maestros. Disons qu'on ne tient pas à se faire arrêter par le maire ou le directeur de la Chambre de commerce qui, selon moi, n'ont pas réagi de la bonne façon. La façon positive, celle qui peut leur donner la meilleure publicité, c'est la façon dont Mélissa a réagi. De mon côté, la meilleure réponse, c'est d'y aller, pour rencontrer les Maestros. Pour ce qui est du maire, j'attends son invitation à souper.»

L'humoriste ne se sent pas coupable et il est prêt à assumer les controverses que son style entraîne. «D'abord, il faut comprendre que c'est de l'humour. Mais par ailleurs, moi, je pense que les humoristes sont un peu des anthropologues. C'est normal d'observer ce qui se passe dans la société et d'en déconstruire les paramètres avec l'humour. C'est un exercice qui fait du bien. Je pense que c'est Woody Allen qui l'a le mieux exprimé quand il a dit qu'on sait qu'un peuple a atteint un certain niveau de maturité quand il est capable de rire de lui-même. Il faut croire qu'on a une bonne maturité au Québec puisque le spectacle est bâti sur cette base-là et qu'il plaît à beaucoup de gens.»

«Par ailleurs, je ne peux pas écrire en m'autocensurant constamment de peur d'écorcher quelqu'un quelque part. Je ne peux pas écrire mon humour en étant sur le frein. Ça ne serait certainement pas une bonne façon d'évoluer en tant qu'artiste. Il faut se donner la liberté de faire les choses à sa façon, quitte à ce que ça puisse parfois déplaire à certains.»

Alors, fera-t-il des blagues sur Shawinigan lors de ses spectacles les 6 et 7 février à la salle Thompson? «Bien sûr! Il le faut! Je vais notamment faire des blagues sur la réaction que mes jokes ont provoquée. Mais ne vous en faites pas, je vais aussi faire des blagues sur Trois-Rivières.»

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