Marc-André Hamelin de retour à l'OSTR

Le pianiste Marc-André Hamelin sera l'invité de l'OSTR... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le pianiste Marc-André Hamelin sera l'invité de l'OSTR samedi pour interpréter le cinquième concerto de Beethoven. Il avait livré un concerto de Busoni avec l'orchestre en avril 2012 (notre photo).

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour Jacques Lacombe, la cinquième symphonie de Beethoven trône au sommet de toutes. Le chef de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières et ses musiciens s'approprieront la puissance de cette oeuvre maîtresse du répertoire classique ce samedi lors d'un concert entièrement dédié à Beethoven. Le pianiste Marc-André Hamelin livrera en première partie le Concerto no 5 du compositeur allemand décédé en 1827.

C'est autour de cette collaboration avec Marc-André Hamelin que s'est construit le programme de samedi. Le pianiste à la carrière internationale avait interprété avec brio le Concerto pour piano, choeur d'hommes et orchestre de Busoni en avril 2012 avec l'OSTR. Jacques Lacombe et Marc-André Hamelin l'avaient aussi livré lors des débuts de Maestro Lacombe au mythique Carnegie Hall de New York le 9 mai suivant avec l'Orchestre symphonique du New Jersey. En tant que directeur artistique et chef de l'OSTR, M. Lacombe désirait réitérer l'expérience de travailler avec le pianiste né à Montréal, et qui a résidé à Trois-Rivières pendant une partie de son enfance. «Nous avions ce projet de refaire un concerto avec Marc-André Hamelin. Le cinquième concerto de Beethoven fait partie des grands avec d'autres comme le deuxième de Brahms et le troisième de Rachmaninov», raconte M. Lacombe.

«C'est un concerto très majestueux, qui fait partie du top 5 ou top 10 de ceux que les pianistes souhaitent jouer. C'est un concerto d'une grande majesté, avec une forme et une structure qui sont un modèle de perfection. C'est l'art du concerto amené à son sommet, qui donne l'impression d'une musique très ancrée», vante le chef en parlant de l'oeuvre composée en 1811 et sous-titrée Empereur.

Jacques Lacombe est tout aussi élogieux quand il commente la richesse de la cinquième symphonie de Beethoven et l'héritage du compositeur en général: «Parmi tous les compositeurs, Beethoven est celui qui a eu le plus d'influence sur tous ceux qui ont suivi. Il a ouvert des portes. Personne après lui n'a pu écrire de la musique symphonique en ignorant ce que Beethoven a fait».

Sa cinquième symphonie compte parmi les oeuvres dites classiques les plus universellement connues. Les quatre notes qui l'ouvrent, tragiques, entre la gravité et les limites de l'angoisse, donnent le ton au thème du premier mouvement. Un thème et un mouvement qui suggèrent le tourment. On dit que la cinquième symphonie reflète les soucis d'un Beethoven aux prises avec une surdité grandissante et des questionnements existentiels plus vastes.

Jacques Lacombe salue la force de la cinquième symphonie de Beethoven. «Il en ressort une telle énergie! Dès le début, on sent les conflits intérieurs qu'il vivait. Dans le dernier mouvement, on voit la jubilation; c'est une autre énergie qui se dégage, comme si les conflits étaient résolus. C'est un énorme message d'espoir», analyse-t-il.

Le chef trifluvien mentionne aussi le deuxième mouvement de la symphonie, que le compositeur a pour le moins peaufiné. «Beethoven avait des carnets dans lesquels il notait ses compositions. On a trouvé une quinzaine de versions différentes du deuxième mouvement dans ses carnets. Il cherchait vraiment la perfection».

Devant cette oeuvre classique parmi les classiques, les musiciens sont confrontés à un défi particulier, qui va au-delà de l'exécution technique comme telle.

«C'est une oeuvre connue, beaucoup jouée par les musiciens. Ce qui reste à faire pour le musicien, dans son interprétation, est d'exploiter sa capacité d'anticiper ce qui vient.

Pour l'interprète, le défi est de retrouver une vision fraîche de l'oeuvre, une spontanéité renouvelée; c'est de prendre avantage de la connaissance de l'oeuvre», soutient Jacques Lacombe.

Le concert de samedi à 20 h à la salle J.-Antonio-Thompson proposera en introduction Coriolan, ouverture en do mineur opus 62.

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