De la BD servie sur glace

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Lors de l'annonce de la tenue de la première édition du Festival interglacial de la BD et des univers givrés, Batman et Spider-Man sont venus tirer la présidente de Culture Shawinigan, Josette Allard Gignac, des griffes du terrible Darth Vader au grand soulagement du maire Michel Angers, à gauche, et du directeur artistique de l'événement, Bryan Perro, derrière Batman.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Shawinigan a désormais son événement hivernal emblématique avec le Festival interglacial de la BD et des univers givrés dont la première édition sera présentée du 6 au 15 février prochain. La direction artistique de l'événement a été confiée à Bryan Perro assisté par Michèle Pinard et la présidence d'honneur a été confiée à l'auteur Serge Gaboury.

Ce titre étrange cache un événement aux multiples facettes qui inclura une vingtaine d'activités, toutes gratuites et s'adressant à un public familial. Le site extérieur principal est la place du Marché où l'ouverture se déroulera le 6 février à 17 h avec séance de dédicaces et présence de personnages de BD comme il y en aura tout au long de l'événement qui couvrira deux fins de semaine consécutives.

Différentes causeries seront offertes avec les auteurs Jean-Philippe Morin, Frédéric Goyette (Freg), Katerine Goyette (Makina), Réal Godbout, Julie Rocheleau et Frédéric Antoine. Par ailleurs, aspect non négligeable, les écoles seront également de la partie avec la présentation de plus d'une cinquantaine d'ateliers dans les établissements scolaires primaires et secondaires de la ville alors qu'un concours de bande dessinée sera organisé pour les élèves de la Commission scolaire de l'Énergie et du Shawinigan High School.

Le centre névralgique du festival demeurera cependant la place du Marché où le public sera invité à participer à des activités tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Comme on mise sur l'originalité non seulement du concept même de l'événement mais aussi des activités, on offrira un match d'impro entre des dessinateurs et des improvisateurs (7 février), un spectacle familial exclusif des Productions Yahou (8 février) et un parcours portant le nom de Cordon givré qui mènera les participants vers onze stations animées par des comédiens qui feront connaître la bande dessinée sous un angle nouveau (14 et 15 février).

De plus, le Centre d'exposition Léo-Ayotte du Centre des arts de Shawinigan présentera une exposition consacrée à la célèbre Mafalda du 6 au 22 février. À noter que l'ensemble de la programmation est disponible sur le site www.cultureshawinigan.ca.

Il apparaissait évident à la conférence de presse annonçant le festival que tant les autorités municipales que les organisateurs misent beaucoup sur cette nouvelle attraction dans le centre-ville shawiniganais. «On voulait un événement permettant de profiter de la très belle infrastructure de la place du Marché, d'indiquer le maire Michel Angers, et on voulait développer une activité pendant la période hivernale, la plus tranquille de l'année. Quand on associe Bryan Perro à un événement, c'est évident que ça a un gros pouvoir d'attraction. Bryan est toujours associé au succès.»

«Quand on fait quelque chose que personne d'autre ne fait, ça attise forcément la curiosité et nous avons cet avantage. Si l'événement connaît l'engouement qu'on croit, il n'y a pas de doute que la Ville de Shawinigan est prête à investir à long terme pour lui donner plus d'ampleur.»

Bryan Perro estime que l'originalité du concept permettra d'assurer le succès de l'événement à long terme.

«Personne n'a pensé à faire un salon du livre à l'extérieur en hiver et justement pour ça, nous, on va le faire. Si on ne regarde qu'à court terme, on n'obtient pas de résultats: il faut voir loin pour devenir un événement incontournable dans la vie culturelle régionale, québécoise et, pourquoi pas ailleurs dans le monde? On a déjà tissé des liens avec un festival de BD en Belgique et dans quelques années, dans les pays scandinaves ou en Russie où on vit l'hiver comme nous, les gens pourraient être intéressés de voir ce qu'on fait et comment on le fait.»

«Le volet scolaire me tient aussi à coeur parce que ça va nous permettre de rejoindre 2000 jeunes et de passer notre message sur l'importance de la lecture. La BD, c'est aussi de la lecture et la lecture, non seulement c'est important, c'est également plaisant.»

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