Le C.A. de l'Astragale espère un soutien financier

Le conseil d'administration de l'École de danse l'Astragale... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Le conseil d'administration de l'École de danse l'Astragale est en mode recherche de solution pour éviter la fermeture.

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Linda Corbo
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les membres du conseil d'administration de l'École de danse l'Astragale de Trois-Rivières tentent actuellement de trouver des solutions pour régler les problèmes financiers qui les ont conduits à fermer l'institution et espèrent si possible trouver des appuis financiers qui leur permettraient de poursuivre leurs activités.

C'est du moins le souhait formulé par Andrée Boisvert, qui était jusqu'à tout récemment à la tête du conseil d'administration de l'école de danse trifluvienne. La dame indique qu'une somme serait nécessaire pour sortir l'école de son impasse. «Devant la situation critique, peut-être qu'à la dernière minute, la commission scolaire ou le ministère de la Culture et des Communications pourraient nous venir en aide», avançait-elle hier. «On fait notre possible pour régler la situation et pour que les élèves ne soient pas affectés.»

Mardi, les dirigeants de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy ont effectivement offert leur soutien en proposant à l'école de danse de disposer gratuitement d'un local, à l'Académie les Estacades, pour permettre la tenue des cours aux 26 élèves qui sont inscrits au programme danse-études de cette institution. Les élèves pourraient donc reprendre leurs cours incessamment avec les professeurs de l'Astragale, tout en évitant le transport.

«Les membres du conseil d'administration vont étudier notre offre et vont nous revenir avec une réponse d'ici la fin de la semaine», a indiqué Danielle Lemieux, directrice générale adjointe à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

Quant au bail qui lie la commission scolaire et l'école de danse, on poursuivra les discussions pour la suite des choses. «L'Astragale est un organisme indépendant. Nous, on ne faisait que leur louer les locaux (à l'ancienne école Marguerite d'Youville)», note Mme Lemieux, qui précise du coup que le prix de location de ce lieu, qui s'élève à 25 000 $ par année, est en dessous des prix du marché.

«Pour nous, ce qui est important maintenant, c'est que les élèves en danse-études puissent poursuivre leurs cours jusqu'en juin», observe-t-elle.

L'aide financière ne pourrait toutefois pas aller au-delà de ce soutien, par souci d'équité avec les autres fédérations qui sont associées aux divers programmes de sport-études, et en raison de la situation de redressement que l'on connaît déjà au sein des commissions scolaires, dit-elle.

Congédiement

La semaine dernière, pour des raisons familiales et de santé, Andrée Boisvert devait en principe quitter le conseil d'administration de l'Astragale qu'elle présidait, mais devant le nouveau contexte, elle a consenti à demeurer administratrice, a-t-elle précisé mardi en entrevue.

C'est toutefois sous son règne que le conseil d'administration a pris la décision de congédier la directrice administrative de l'école de danse, Isabelle Rochon, le 21 décembre, elle qui se trouvait déjà en congé de maladie depuis la mi-novembre. Lors de ce départ, les membres du c.a. ont découvert que les coffres de l'école ne suffisaient plus à rencontrer les obligations et que la situation financière était devenue critique.

Jusqu'à ce moment, ils n'avaient aucune idée de la situation. «On n'avait pas vu les chiffres avant. Le conseil d'administration est responsable, mais quand on arrive en réunion et que, d'une fois à l'autre, on nous dit que tout va bien, on n'a pas de raison de douter», explique Mme Boisvert. «Pour ma part, je n'ai signé aucun papier sans avoir de preuve à l'appui, mais si on ne me donnait pas les factures à régler, je ne pouvais pas savoir.»

Selon Mme Boisvert, la situation précaire de l'école datait d'une année ou deux. Avant de la congédier, les membres du C.A. ont tenté de comprendre la situation auprès de la directrice administrative. «On lui a donné la chance de s'expliquer, mais elle n'a pas voulu», observe Mme Boisvert. «C'est très délicat, tout cela. Nous pourrons être plus explicites au cours des semaines à venir.» Le Nouvelliste a tenté hier de rejoindre Isabelle Rochon pour avoir sa version des faits, sans succès.

Au moment de sa fermeture précipitée, l'Astragale comptait quelque 250 élèves en danse, dont 26 élèves inscrits au programme danse-études aux Estacades, et une autre au Collège Laflèche, les autres élèves suivant des cours de danse récréatifs.

À ce jour, Mme Boisvert n'invoque aucune fraude, mais plutôt une mauvaise gestion, et ce, malgré une subvention en provenance du ministère de la Culture et des Communications (MCC) de l'ordre de 22 900 $ par année. Cette subvention d'aide au fonctionnement était versée à l'école de danse l'Astragale de manière récurrente depuis l'année 2006-2007, totalisant une aide financière de 183 200 $.

Au MCC, on a appris la situation au cours des derniers jours seulement, de sorte qu'aucune décision n'est prise pour la suite des choses. «Il est trop tôt pour se prononcer maintenant, mais dans les circonstances, il est sûr qu'on analysera la situation», notait mardi la responsable des communications avec les médias au MCC, Annie LeGruiec.

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