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L'école de danse l'Astragale fermée pour une période indéterminée

Les activités de l'Astragale ont été suspendues pour... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Les activités de l'Astragale ont été suspendues pour une durée indéterminée.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'école de danse l'Astragale de Trois-Rivières est «fermée pour une période indéterminée». C'est du moins ce qui est stipulé sans plus de détail sur le répondeur téléphonique de l'école située sur le boulevard des Forges à Trois-Rivières.

Une information néanmoins confirmée par courriel par le conseil d'administration. «À l'automne 2014, il a été porté à l'attention des membres du conseil d'administration que l'Astragale était dans une situation extrêmement précaire. Après avoir évalué avec soin l'état des finances de l'Astragale, le conseil d'administration a constaté que l'organisme pourrait difficilement faire face à ses obligations dans les conditions actuelles d'opération. Les activités de l'Astragale ont donc été suspendues pour une durée indéterminée, et ce, à partir de janvier 2015.»

Depuis décembre 2014, le conseil d'administration a pris la barre de la direction de l'école de danse, suppléant à pied levé l'ancienne directrice administrative Isabelle Rochon. Cette dernière a dit ignorer les raisons entourant la fermeture de l'Astragale, ni plus les projets à venir de ce lieu d'enseignement. Quant au corps professoral, il attend toujours «les résolutions et la décision du conseil d'administration», signale le professeur de jazz contemporain Edgar Zendjas.

Le Nouvelliste a tenté de rejoindre les administrateurs pour connaître le sort des élèves inscrits dans les programmes scolaires danse-étude offerts par la compagnie, en collaboration avec la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et avec le Collège Laflèche. Karine Beaudoin, membre du conseil d'administration, a simplement signalé n'être «pas en mesure de donner ces informations pour l'instant.» Le sort de l'école demeure donc pour l'heure pavé de mystère.

L'adjointe à la direction, Lyna Chênevert, mentionne que le coût des locaux, estimé à 25 000 $ annuellement, pourrait expliquer en partie cet état de fait.

«Pour l'instant, ce que j'en sais, c'est que l'Astragale est en train d'évaluer les possibilités de continuer dans d'autres locaux. Mais je n'en sais pas davantage. Je n'ai pas entendu le terme faillite. Ce qu'on m'a dit, c'est que l'Astragale n'est pas capable de continuer dans ses locaux actuels», signale Mme Chênevert.

La fondatrice de l'école, Claire Mayer, qui en a également dirigé les visées artistiques jusqu'en 2010, a été estomaquée d'apprendre par le biais du Nouvelliste qu'on avait mis la clé dans le verrou. D'autant plus que cette fermeture a lieu en milieu d'année.

«Je savais que ça branlait un peu, mais fermer en milieu d'année? Ce n'est pas normal», s'interroge Mme Mayer. «J'entendais des choses, mais tant que ce n'est pas officiel... Ce que je peux rappeler pour l'instant, c'est l'importance de garder ce genre d'école en vie, car c'est là que tu vas vraiment chercher une qualité de formation en danse classique, par exemple. C'est important d'avoir une telle école dans une ville comme Trois-Rivières.»

Rappelons qu'en septembre 2005, l'Astragale a déménagé ses pénates au 7420, boulevard des Forges, dans l'immeuble de 8500 pieds carrés occupé jadis par la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et où l'école Marguerite-d'Youville tenait pignon sur rue. À l'époque, on misait sur le bassin de la population environnante plutôt jeune, ainsi que sur la densité du quartier pour assurer non seulement la viabilité, mais également la croissance de l'offre de cours de danse à Trois-Rivières.

L'Astragale avait alors pu compter sur la Société de développement économique, la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières ainsi que le bureau régional du ministère de la Culture et des Communications.

«Lorsque je suis partie en 2010, j'avais fait des démarches pour déménager l'école», affirme Mme Mayer. «J'avais fait une liste de recommandations et le déménagement en faisait partie. Comme les locaux sont loués à la Commission scolaire, c'est extrêmement cher. Maintenant, quoi faire avec les élèves?», s'interroge-t-elle. «Si je peux leur être utile, je peux leur donner un coup de main», conclut Mme Mayer.

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