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Morosité économique: moins de séquelles dans les petites salles

Avec son habitude de remplir les salles, Fred... (Photo: La Presse)

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Avec son habitude de remplir les salles, Fred Pellerin a fait le bonheur des diffuseurs cette année partout où il est passé.

Photo: La Presse

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Généralement, les petites salles de spectacle de 250 places et moins s'en tirent mieux que les grandes et n'ont pas vraiment ressenti les affres du climat économique en 2014, sinon à plus petite échelle.

À la salle Anaïs-Allard Rousseau (250 sièges) et à la salle Louis-Philippe Poisson (80 places) de la Maison de la culture de Trois-Rivières; au Centre culturel Pauline-Julien (135 places) et à la Maison de la culture Francis-Brisson de Shawinigan (150 places), les diffuseurs indiquent qu'ils ont sensiblement maintenu leurs assistances.

Le portrait peut toutefois varier davantage en s'éloignant des grands centres, selon les coutumes de chaque place. Dans les plus petites localités, on note que les habitudes de consommation varient d'une place à l'autre.

Du côté du Théâtre Belcourt à Baie-du-Febvre, le climat économique difficile semble se traduire par une certaine insécurité aux guichets de la salle, un phénomène que l'on n'avait pas observé en 2013. «Le printemps 2014 a été assez similaire à celui de 2013, mais on a senti une forme de récession cet automne. On voit que les gens achètent plus à la dernière minute. Il y a eu plusieurs pertes d'emploi et d'autres qui ne savent pas s'ils vont conserver le leur. Tout cela a un effet», remarque la directrice générale des lieux, Lise Laforce.

À Baie-du-Febvre, on note que les artistes de la relève ont de la difficulté à rejoindre le public et que le ralentissement des ventes de l'automne se ressent aussi dans la prévente des spectacles du printemps 2015. Et ce, même si de gros noms s'en viennent, que l'on pense à Kevin Parent et Louis-Jean Cormier, note Mme Laforce. «La seule exception, ç'a été l'incontournable Fred Pellerin, qui a fait salle comble cet automne», dit-elle. «Celui-là, on voudrait l'avoir une fois par mois pour se renflouer...»

Du côté de Diffusions Plein sud, les spectateurs ont maintenu leur fréquence aux spectacles en 2014. On y a d'ailleurs connu quatre spectacles complets avec Renée Martel au Club de Golf de Bécancour (175 places), Patrice Michaud et Groenland au Moulin Michel de Gentilly (115 places) et Nicholas Noël au Centre culturel Larochelle de Bécancour (350 sièges). Par contre, on a plus de difficulté à attirer un public pour les artistes de la scène classique.

«En général, nous sommes dans la normale, mais il faut dire qu'on n'a pas haussé le coût des billets depuis 2013», note la directrice Sarah Chevarie. «C'est davantage l'organisme qui absorbe. Car avec des spectacles en bas de 30 $, il est rare qu'on puisse faire nos frais... Il y a toutes sortes de façons de financer la culture.»

Chez Diffusions Plein sud, on a une liste de 3200 membres, une clientèle fidèle et généralement âgée de 55 ans et plus. «Ces gens-là planifient davantage leurs habitudes de consommation alors que les plus jeunes achètent plus à la dernière minute et sont plus difficiles à aller chercher», remarque Mme Chevarie.

Enfin, les chiffres se maintiennent de bien heureuse manière du côté de Maskinongé au Magasin général LeBrun, plus précisément au Grenier de la place, une petite salle pouvant accueillir 120 spectateurs. Entre septembre 2013 et juin 2014, sur les 51 spectacles au menu, on a connu 41 salles combles, atteignant un taux d'occupation de plus de 90 %.

Pour la prochaine année, le portait s'annonce aussi intéressant, avec plusieurs spectacles qui affichent déjà complet. «Pour la prochaine année, j'ai programmé déjà 51 spectacles et, jusqu'à présent, j'ai déjà 4000 billets vendus sur une possibilité de 6000», fait valoir le propriétaire des lieux, Richard Vienneau. «La seule chose que je remarque, c'est que lorsqu'un artiste n'est pas connu, on tombe au plus bas, quasi à zéro... Peut-être que mon offre est trop grande pour que les gens soient attirés par un artiste vraiment émergent.»

À cet endroit, la progression n'a jamais cessé depuis l'ouverture des lieux, il y a cinq ans. À l'an un du Magasin général LeBrun, seulement 15 spectacles étaient au menu. «Il y avait 20 personnes dans la salle et j'étais content», se rappelle M. Vienneau. Or l'année suivante, il a programmé 25 spectacles, puis 41, et 51 cette année. L'an prochain, il croit pouvoir présenter près d'une soixantaine de spectacles. «Pour le moment, l'austérité, on ne la sent pas vraiment.»

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