La tradition renouvelée par le Grand Noël choral

Le Grand Noël choral en était à sa... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le Grand Noël choral en était à sa quatrième édition mercredi à l'église Sainte-Cécile.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'affection du public pour le Grand Noël choral s'est confirmée une fois de plus mercredi soir lors de la quatrième édition de ce qu'il est permis de voir comme une jeune tradition. On a fait salle comble de public comme de choristes avec quelque 500 spectateurs et plus de 300 choristes, flirtant ainsi avec la capacité maximale de la bâtisse.

Cette quatrième grande réunion de choeurs aura été celle de la variété. Avec la venue de quatre nouvelles formations venues s'ajouter à six autres, habituées de l'événement, on a pu toucher à de nouveaux styles, de nouveaux sons, de nouvelles approches. Avec le choeur Notre-Dame d'Afrique, une formation composée de choristes néo-canadiens en provenance de divers pays d'Afrique occidentale, on a touché à Noël en rythmes et en harmonies vocales suggérant une fête exotique. Cette approche inhabituelle pour nous du chant choral a beaucoup plu au public qui a chaudement accueilli ces nouveaux invités au party annuel.

L'ensemble ZoneJazz a lui aussi sorti des cadres conventionnels, abordant Noël par des rythmes et des arrangements d'un Jingle Bells singulièrement revampé. Encore là, le public a cautionné avec enthousiasme l'innovation. La formation vocale Allez Chante a ouvert non pas de nouvelles avenues musicales mais les frontières puisqu'il s'agissait du premier choeur de l'extérieur de Trois-Rivières à venir se joindre à la grande fête. Le choeur des Pauvres de Saint-François n'était pas complètement nouveau puisqu'il avait déjà joint les rangs de l'Orphéon dans le passé mais il s'est avéré un ajout de choix comme choeur solo.

Comme s'ils s'étaient donnés le mot, les choeurs rompus à l'exercice du Grand Noël Choral ont semblé explorer davantage des zones adjacentes aux incontournables classiques de la saison que par les années passées gardant les chants traditionnels pour les toujours émouvants tutti de fins de première partie et de concert.

Ce n'est faire offense à personne pas plus qu'à la réalité que de souligner la prestation du choeur Vocalys, encore une fois superbe, dans un répertoire très exigeant, des chants aux harmonies excessivement serrées à la limite de la dissonance, que les seize choristes ont rendus avec leur habituel aplomb. Globalement, la quatrième édition n'a pas altéré le juvénile plaisir associé à cet événement qu'on souhaite revivre pour encore longtemps.

Ce ne sont pas les têtes dirigeantes de la corporation Spect-Arts qui vont s'y opposer. Le président du conseil d'administration François Lahaye contemplait avec un évident plaisir la salle comble qui s'offrait à lui. «On a vendu nos 500 billets comme les autres années, souriait-il. La vente des billets s'est encore déroulée très rondement et ce, même si on est à ce temps de l'année où le public assiste à beaucoup de concerts de Noël. On tente de se démarquer un peu par notre formule et on est conscients que les billets sont un peu plus chers que pour la plupart des autres concerts alors on est très touchés par la réponse.»

«Les choeurs participants aiment aussi la formule et c'est d'autant plus méritoire que ce n'est pas facile pour eux d'ajouter cet événement à leur calendrier chargé à cette époque de l'année. On l'apprécie. Ça démontre que l'événement a de la résonance dans le milieu musical et il permet aux participants de démontrer leur plaisir à s'impliquer dans la communauté. C'est particulièrement agréable de le constater.»

La soirée vaudra à la corporation environ 15 000 $ de plus pour assurer la gestion de l'édifice. «C'est une partie importante de notre financement. Ce sera une moins grosse portion de notre financement global en 2015 parce que nous allons obtenir du financement pour des événements spéciaux qu'on va annoncer après les Fêtes mais il est certain que simplement pour l'entretien de l'édifice, ces revenus sont primordiaux. Les gens ne se rendent pas toujours compte des coûts énormes qui viennent avec l'entretien d'un édifice de cette ampleur qui, en plus, est centenaire. Il reste que c'est un endroit important pour la communauté, le quartier. Un événement comme ce soir permet à des gens de connaître et de profiter du lieu. Ça aussi, ça compte.»

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