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Des collections et de la passion au Musée Pierre-Boucher

Le collectionneur trifluvien Roger Young est fier de... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Le collectionneur trifluvien Roger Young est fier de son impressionnante collection de casse-noisettes qu'on présente au Musée Pierre-Boucher du séminaire de Trois-Rivières jusqu'au 11 janvier prochain.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le temps des Fêtes ramène annuellement son lot de traditions auxquelles les différents musées sont toujours sensibles. Le Musée Pierre-Boucher présente depuis longtemps des collections de crèches et ne fait pas exception cette année si ce n'est qu'on a élargi le mandat en 2014 puisque pas moins de quatre expositions différentes sont présentées jusqu'au 11 janvier prochain.

Aux crèches présentées à l'intérieur da la chapelle du séminaire Saint-Joseph, sur les autels latéraux, on a ajouté une exposition de personnages de Jésus de cire, une autre de casse-noisettes et une troisième de petites galeries miniatures tout à fait originales. Dans cette dernière, l'artiste Pierre Lévesque a confectionné des galeries d'art miniatures à l'intérieur de boîtes grandes comme une boîte à chaussures, pour vous donner une idée.

Dans ces espaces, il a recréé l'atmosphères de galeries d'art avec de minuscules tableaux sur les murs. Or, ces mini tableaux ont été réalisés par des artistes que Lévesque fréquente et dont certains, comme Marie Laberge, sont bien connus. Reste que l'exposition est tout à fait ludique, sympathique et originale.

Celle qui occupe le plus d'espace, est vouée à des casse-noisettes tirés de la collection de M. Roger Young. On en trouve 167, la moitié de tous ceux qu'il a confiés au Musée Pierre-Boucher pour monter l'exposition alors qu'il en a conservé autant chez lui. Maniaque? Non, collectionneur, tout simplement.

Il a commencé à s'intéresser aux casse-noisettes il y a une trentaine d'années. Il s'en procure de nouveaux à chaque année. Deux par an aujourd'hui alors que dans le passé, il s'est abandonné à son plaisir de collection avec nettement plus de libéralité. Or, si l'objet n'a plus guère d'utilité réelle aujourd'hui, il fait l'objet d'une production continue qui emprunte de multiples avenues créatives.

«Au départ, je dois dire que j'ai la fibre du collectionneur. Dans le cas des casse-noisettes, c'était d'abord associé à Noël mais avec le temps, j'en ai trouvé reliés à toutes sortes d'autres fêtes comme Pâques ou Halloween. J'ai désormais une pièce de la maison où je les expose et c'est l'endroit où vient dormir ma petite-fille de trois ans. Quand elle se réveille le matin, on peut l'entendre qui parle à ses personnages.»

Le collectionneur lui-même privilégie la rareté dans ses achats effectués essentiellement à partir de catalogues de grands magasins qui en tiennent toujours dans leur inventaire: Bombay, Pier 1 Import ou des boutiques de Noël. «Je trouve toujours de nouveaux thèmes à chaque année. Il y en a certains qui représentent des gens qui me sont chers parce qu'ils montrent des aspects qui les caractérisent à mes yeux. Dans d'autres cas, ce sont des symboles de fêtes comme Halloween, la St. Patrick ou Pâques ou encore ils représentent différentes saisons, passe-temps, l'histoire, etc.»

Les modèles ont beau tous se ressembler, chaque pièce diffère des autres par sa grosseur, ses couleurs, son thème, ses caractéristiques physiques. La seule chose qu'ils ont en commun, le gros casse-noisette de quatre pieds de haut comme le tout petit lapin de Pâques de quelques centimètres, c'est le traditionnel mécanisme pour briser les noix dans la bouche du personnage par un simple levier dans son dos.

«C'est fou mais la beauté réside autant dans la façon de les présenter que dans leur apparence même. Les gens du musée ont trouvé les thèmes pour les regrouper et des éléments pour mettre en valeur chaque groupe. Ainsi présentés, ils deviennent des objets précieux. Ce que j'aime de l'exposition, c'est que c'est vraiment une activité à faire en famille avec les enfants. Pour moi, le temps des Fêtes, c'est vraiment un moment pour prendre le temps.»

La prochaine acquisition du collectionneur devrait être un Robin des bois vu dans un catalogue 2014. Cependant, précise Roger Young: «La pièce la plus précieuse d'un collectionneur, c'est celle qu'il ne possède pas encore.»

Les quatre expositions du Musée Pierre-Boucher seront présentées jusqu'au 11 janvier du mardi au dimanche, de 13 h 30 à 16 h 30. Les soirs, sauf le samedi, c'est de 19 h à 21 h mais la chapelle du séminaire n'est ouverte qu'en journée.

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