Télésérie en vue pour la saga d'Anne Stillman

La romancière et biographe Louise Lacoursière a signé... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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La romancière et biographe Louise Lacoursière a signé vendredi un contrat d'option avec Ad Lib Films, entreprise des producteurs Luc Martineau et Lorraine Richard. On la voit ici lorsqu'elle a reçu le grand prix de la culture Le Nouvelliste en mai dernier.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Linda Corbo
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Après avoir fait découvrir le fabuleux destin d'Anne Stillman McCormick à travers sa trilogie à succès, l'auteure Louise Lacoursière vient de confier son oeuvre aux producteurs Luc Martineau et Lorraine Richard qui souhaitent en faire une télésérie à grand déploiement, une coproduction qui impliquerait le Québec, la France et l'Angleterre.

L'écrivaine de Saint-Louis-de-France a signé un contrat d'option avec eux et leur entreprise Ad Lib Films vendredi, ravie de prêter son univers à ceux qui ont produit des séries comme Les Filles de Caleb, Blanche et Marguerite Volant, lorsqu'ils étaient chez Cité-Amérique.

Ces trois séries historiques avaient d'ailleurs été tournées en tout ou en parties en Mauricie, générant d'importantes retombées économiques pour la région. C'est à eux aussi que l'on doit les films Babine et Ésimésac, de même que Séraphin: Un homme et son péché, long métrage qui a fracassé tous les records au box-office québécois.

Voilà un bon moment que Louise Lacoursière souhaitait que sa trilogie puisse un jour s'incarner sur petit ou grand écran. Cette entente pourrait être le premier pas vers la concrétisation de son voeu. «Les producteurs veulent collaborer avec la CBC, la BBC et Radio-Canada, ainsi qu'avec la France. Mes livres sont déjà chez une grande productrice anglaise qui parle très bien le français», note Louise Lacoursière.

«Ils ont en tête une télésérie de trois saisons dans un environnement un peu comme Downton Abbey. Je me sens vraiment avec les meilleurs.»

Contrairement à sa trilogie, qui débutait par Anne Stillman: le procès (1999), qui se poursuivait avec Anne Stillman: De New York à Grande-Anse (2002) et qui remontait le temps jusqu'en 1877 dans le dernier tome Les Carnets de Cora (2014), les producteurs songent à y aller de manière chronologique.

On découvrirait donc d'abord l'enfance et la jeunesse d'Anne Stillman, puis son grand procès au moment où elle a été accusée d'infidélité par son richissime époux James A. Stillman, et, enfin, son autre histoire d'amour avec Fowler Mc Cormick.

C'est à cette époque qu'elle séjourna longtemps à son domaine de Grande-Anse, jusqu'à être surnommée la Reine de la Mauricie.

Si la production se concrétise, les lieux de tournage devraient se situer aussi bien en Angleterre qu'au Québec, et certainement en Mauricie, note Mme Lacoursière. Une telle télésérie est estimée à plusieurs millions, observe-t-elle, ajoutant que la première étape, pour les producteurs, sera de déterminer le «scène à scène», puis de convaincre les partenaires financiers visés.

Pour sa part, l'auteure est heureuse que le tout soit confié aux mains d'un scénariste et n'a pas l'intention de s'ingérer dans le projet autrement que pour donner ses suggestions et commentaires, comme on le lui a demandé.

Pour le moment, elle s'applique à choisir les extraits les plus percutants de ses trois tomes pour servir les démarches des producteurs.

Rappelons que la trilogie a été publiée chez Libre Expression, puis réédités en 2012 en format poche. Fait important, en juin 2011, désireuse de trouver une avenue américaine pour sa trilogie, Louise Lacoursière s'était entendue avec sa maison d'édition pour récupérer ses droits pour le bien d'une traduction et pour des adaptations audiovisuelles. Comme elle est toujours en très bons termes avec sa maison d'édition, Libre Expression agira dans ce projet au titre d'agent de l'auteure.

Mme Lacoursière avait par ailleurs déjà approché le traducteur David Homel. Ce Montréalais, récipiendaire de deux Prix du Gouverneur général du Canada pour des traductions de romans (du français à l'anglais), lui avait été référé par Clément Marchand et Louis Caron et sera appelé à traduire son oeuvre prochainement.

Par l'entente signée vendredi, l'auteure s'engage à donner l'exclusivité aux producteurs pendant une année ou deux pour qu'ils puissent trouver le financement nécessaire à la création de la télésérie souhaitée.

Louise Lacoursière note que le départ de cette aventure remonte au 3 octobre 2012.

«Ce jour-là, j'ai reçu un courriel de Pierre Bertrand, le vice-président d'une firme d'environnement. L'homme est un amoureux de notre région. Il me disait que ma trilogie était une histoire magnifique qui donnait le goût de la Mauricie, qui comportait tous les ingrédients pour faire un film et il me demandait si quelqu'un m'avait déjà approchée à ce sujet...», raconte-t-elle.

Il s'est avéré par la suite que l'épouse de cet homme est une dame bien impliquée dans le cinéma, ce qui devait mener à une rencontre entre le producteur Luc Martineau et Louise Lacoursière, le 10 avril 2014. Ce jour-là, elle a présenté son projet en long et en large, une rencontre de plusieurs heures qui lui a valu l'entente signée vendredi.

«Cette rencontre du mois d'avril a été un moment magique... Ce n'est pas mêlant, on dirait qu'Anne était là!», sourit Mme Lacoursière. «Et aujourd'hui, je me sens avec les meilleurs.»

L'auteure est non seulement ravie de ces développements, mais elle est aussi reconnaissante à l'égard de l'«entremetteur». «Le courriel de Pierre Bertrand, c'est une main qui est sortie du ciel!»

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