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Souvenirs et émotions garantis au Musée québécois de culture populaire

Le collectionneur Jean Bouchard a réuni quelque 200 jouets de sa... (photo: Stéphane Lessard)

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Le collectionneur Jean Bouchard a réuni quelque 200 jouets de sa collection privée pour monter une exposition qui mise sur la nostalgie et une expérience émotionnelle très particulière au Musée québécois de culture populaire.

photo: Stéphane Lessard

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Jouets et nostalgie sont deux pôles classiques de la célébration de Noël. Le Musée québécois de culture populaire combine les deux avec sa nouvelle exposition intitulée Dans mon temps... les jouets qui sera présentée jusqu'au 17 janvier 2016.

L'exposition présente plus de 200 jouets sortis de la collection privée de Jean Bouchard qui en possède près de 3000 fabriqués, pour la plupart, entre 1920 et 1970 et principalement au Canada. C'est donc une exposition qui fera remonter énormément de souvenirs à la mémoire de beaucoup de gens qui ont l'âge d'avoir connu ces jouets, de les avoir utilisés. Elle est également synonyme de découverte pour les plus jeunes, qui verront ces objets qui ont marqué l'enfance de leurs parents et qui reprennent des thèmes universellement reproduits dans le temps.

Plus que des souvenirs, ce sont des émotions que suscite cette exposition. Il s'agit véritablement d'une expérience tout à fait étonnante. Ou peut-être pas tant que ça quand on sait que le collectionneur est un psychologue de formation; lui savait la nature de l'expérience qui attend les visiteurs.

«Pour moi, c'est simplement un passe-temps, cette collection, dit Jean Bouchard. Je ne suis pas un vrai collectionneur qui aime l'objet pour l'objet: moi, il me fallait donner un sens à cette quête. Je l'ai trouvé dans l'effet que ça a sur les gens. C'est une aventure qu'on leur fait vivre parce qu'il y a des souvenirs attachés à chaque jouet. Les gens font parler le jouet à partir de leur expérience. C'est plus qu'un souvenir parce qu'il y a le vécu de la personne avec le jouet, une expérience très positive la plupart du temps. C'est directement rattaché aux émotions. On recevait ça lors de fêtes: l'enfant avait hâte de recevoir ses jouets.»

En plus, il y a dans le jouet une fonction liée au développement de l'enfant dans sa personnalité. «À l'époque, les rôles sociaux étaient définis à travers les jouets: on donnait des petits camions pour jouer dans le sable aux garçons et des poupées aux fillettes. Inconsciemment, les enfants apprenaient leur futur rôle social. Aujourd'hui, ça a changé.»

«Ça me peine de le dire, mais j'ai l'impression que les jouets sont en train de perdre le sens qu'ils ont toujours eu. On dirait que le jouet est en train de devenir un objet de marchandage et non plus un objet de récompense pour l'enfant. Ils n'ont plus beaucoup la gratification de l'attente.» Peut-être les enfants d'aujourd'hui ne connaîtront jamais l'émotion qui sera celle de leurs parents devant cette exposition et c'est dommage parce que l'expérience est presque troublante.

Tant qu'à faire dans la nostalgie, la direction du musée a combiné cette exposition avec une autre, dans le même esprit: on fait revivre le train du magasin montréalais Dupuis Frères qui, à chaque Noël, lui donnait vie pour le plus grand plaisir des enfants qui pouvaient y prendre place. Alain Desjardins a retrouvé le train en question dans une grange de Saint-Paulin et l'a restauré pour lui redonner sa fonction et sa pimpante allure d'avant 1978, année de fermeture du grand magasin montréalais, trois ans après celle de sa succursale trifluvienne. Les enfants peuvent donc revivre cette tradition d'antan au Musée pour la période des fêtes.

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