Stéphane Boileau quitte, Thomas Grégoire le remplace

Stéphane Boileau (à droite) remet la direction générale... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Stéphane Boileau (à droite) remet la direction générale du FestiVoix de Trois-Rivières aux mains de Thomas Grégoire (à gauche).

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Comme la chose avait été évoquée dans différents médias la veille, Stéphane Boileau a annoncé sa démission en tant que directeur général du FestiVoix en conférence de presse mardi matin. C'est Thomas Grégoire, qui agissait jusqu'ici à titre d'adjoint au directeur général, qui lui succède.

Stéphane Boileau a notamment expliqué son départ après neuf ans à la tête de l'organisme en invoquant la nécessité d'injecter du sang nouveau devant les nouveaux défis qui se dressent devant le FestiVoix.

«Une décision comme celle-là ne se prend pas à la légère et elle tient forcément à plusieurs facteurs différents. Ça fait deux ans que je pense à mon départ. J'en conclus que j'ai fait le tour du jardin, je suis mûr pour de nouveaux défis. Je me suis aussi demandé si j'étais la meilleure personne pour relever le prochain mandat du FestiVoix et je ne pense pas que ce soit le cas. Je suis convaincu que Thomas est l'homme de la situation pour aborder ces nouveaux défis.»

Boileau a indiqué que sa décision définitive a été prise il y a deux semaines.  «J'étais en attente de voir comment Thomas voyait les choses et aussi, j'ai négocié les termes de mon départ. Finalement, tout s'est déroulé selon les règles de l'art avec Thomas qui a accepté de prendre la relève alors que de mon côté, j'ai obtenu l'indemnité de départ qui a toujours été prévue à mon contrat.»

«Maintenant, j'ai trois propositions d'emplois sur la table et je me donne un peu de temps pour y réfléchir. Les trois sont très différentes et loin de ce que j'ai fait au FestiVoix. Je me donne deux mois: je devrais probablement prendre une décision quelque part en janvier.»

Il a par ailleurs assuré que son départ n'était pas directement lié à une éventuelle intégration du FestiVoix à la Corporation de l'amphithéâtre non plus qu'au déménagement de la grande scène vers l'amphithéâtre.

D'ailleurs, l'édition 2015 du FestiVoix aura lieu selon les mêmes paramètres que les dernières éditions, sur les mêmes scènes. La migration d'une partie de la programmation du FestiVoix vers Trois-Rivières sur Saint-Laurent est plutôt prévue pour 2016 au terme d'une négociation entre la Corporation de l'amphithéâtre et la direction de l'événement.

«Oui, on s'en va vers autre chose mais il reste à voir ce que ce sera, de commenter Stéphane Boileau. Pour l'instant, je m'impose un devoir de réserve mais je ne me priverai pas de commenter les résultats des négociations entre la Corporation de l'amphithéâtre et la direction du FestiVoix. Ce qui compte, c'est que les choses se fassent dans l'intérêt des citoyens et des festivaliers et que les gens concernés soient transparents avec les chiffres.»

Pour sa part, Thomas Grégoire est demeuré sobre dans ses propos. «J'accepte le poste avec humilité. C'est évidemment un événement que je connais bien et je sais que je suis appuyé par une excellente équipe que je connais bien et qui connaît bien l'événement. Pour 2015, on poursuit ce qu'on faisait jusqu'ici. On va travailler d'abord sur l'aspect opérationnel et on va discuter avec les gens de la Corporation de l'amphithéâtre pour trouver ensemble un modèle qui soit le plus efficient et qui coûte le moins cher possible aux citoyens pour l'avenir. C'est leur objectif et le nôtre également.»

«Ce qui compte, c'est de conserver l'écosystème du FestiVoix tout en accueillant la nouvelle structure qu'est l'amphithéâtre. Présentement, personne ne connaît le modèle d'intégration ou de collaboration qui sera proposé. Il y a un objectif général de rationaliser les opérations pour que ça coûte moins cher; il nous reste à voir comment on va le faire. Rien n'est imposé, les deux conseils d'administration sont libres de décider de leurs orientations. La seule orientation décidée par le FestiVoix, c'est de s'asseoir avec les gens de l'amphithéâtre pour négocier une éventuelle intégration en 2016. C'est tout.»

Quant à savoir ce qu'il en est des résultats financiers de la dernière édition du FestiVoix que certaines rumeurs présentaient comme déficitaires, le nouveau directeur général n'a rien révélé, attendant que les experts comptables terminent leurs vérifications avant de dévoiler quelque chiffre. Stéphane Boileau, pour sa part, a indiqué que le budget de l'édition 2014 sera, à peu de choses près, équilibré.

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