Le bonheur du retour aux sources

Auteur prolifique et comblé, Bryan Perro renoue avec... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Auteur prolifique et comblé, Bryan Perro renoue avec ses racines en présentant son spectacle de scène Contes cornus, légendes fourchues à la Maison de la culture Francis-Brisson de Shawinigan, ce vendredi.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est par un concours de circonstances que Bryan Perro a décidé de revenir à la scène et de monter un nouveau spectacle de contes. Un très heureux concours de circonstances qui lui a permis de redécouvrir le plaisir unique qu'il y a à entrer en contact avec un public. Ce plaisir sera offert aux gens de la région ce vendredi alors que le spectacle Contes cornus, légendes fourchues sera présenté à la Maison de la culture Francis-Brisson, à 20 h.

Perro n'y sera pas seul puisqu'une des conditions qu'il a imposées à ceux qui lui demandaient de monter un nouveau spectacle de contes, c'est qu'il y soit accompagné d'un musicien qu'il aime et admire: Michel Bordeleau. Celui-ci étant disponible et intéressé, les dates de représentations se sont rapidement multipliées assurant la viabilité de l'initiative. Dès lors, tout est devenu une simple affaire de plaisir pour le conteur.

«Je considère Michel comme un des plus grands folkloristes québécois, dit Perro. Revenir sur scène dans ces conditions-là, c'est idéal. C'est très motivant et plaisant de travailler avec lui et son apport est très grand dans le spectacle. On est parti deux semaines ensemble en tournée début octobre et on a eu que du plaisir ensemble, alors, on s'embarque pour d'autres. Il y a Shawinigan cette semaine mais il y a de la demande pour d'autres. C'est parti!»

Il s'agit d'un retour sur scène pour l'écrivain qui avait fait des spectacles avant qu'un certain Amos Daragon n'entre dans sa vie. Il se souvient de l'avoir fait avec Nicolas Pellerin et il se remémore même ses débuts, à l'église Christ-Roi de Shawinigan, avec Fred Pellerin et Renée Houle avec qui il présentait des contes de la vallée du Saint-Maurice. «C'est une vocation de base qui a été balayée de ma vie par l'écriture. Je travaille présentement sur plusieurs choses en même temps mais dans tout, je travaille en équipe, ça me libère du temps pour ajouter ce nouveau projet à mes occupations.»

Un projet emballant, de toute évidence. «En montant sur scène, j'ai redécouvert quelque chose que j'avais oublié: le ici, maintenant. Et ça, ça me fait énormément de bien. Ça m'oblige à ne pas regarder plus loin que la seconde que je suis en train de vivre sur scène, ou le prochain mot que je vais dire. C'est comme de la méditation. Je peux être deux heures en scène, complètement concentré et après, je ne suis même pas fatigué. Au contraire, je suis énergisé.»

Lui qui est habitué à la rencontre avec les lecteurs à travers des livres, il redécouvre la magie du moment unique et singulier d'une communion en direct. «C'est la raison pour laquelle on monte en scène. Créer un moment unique qui donne un sens à ce qu'on fait, à la communication, aux histoires qu'on raconte. On a beau raconter à des amis le spectacle vu la veille, ce n'est jamais intense comme le moment partagé pendant le spectacle. C'est une expérience rare de communion avec un groupe de gens.»

Communion ici justifiée par une culture que tous partagent. «Avec les contes, on partage un imaginaire qui n'est pas celui des autres peuples. On parle de notre culture propre, ça donne un sens à nos vies. Savoir qui on est, quelles sont nos histoires, ça ne peut pas être mauvais. On n'est pas l'autre, on a notre propre vision du monde et la conjonction de toutes ces différentes visions enrichit le monde.»

Ce partage s'érige ici sur des personnages, du rire, de la musique. Perro reprend dans son spectacle son conte présenté avec l'OSM il y a deux ans, Sang et or un conte de Pamphile Lemay qui est comme un conte d'horreur de même qu'un conte érotique.

«Ça s'appelle 50 nuances de magie qui est un hommage à Fanfreluche, mon premier fantasme et j'ai aussi un conte linguistique dans lequel des filles ont carriotté. Disons que je m'amuse pas mal.»

De retour après des années d'abstinence, il se découvre un meilleur conteur, plus efficace. «J'ai plus d'assurance en scène, je suis plus groundé, j'improvise mieux. Je n'ai plus la pression de prouver quelque chose: avec Amos Daragon, j'ai connu le succès que j'espérais. Le reste, je le fais seulement pour avoir du plaisir. Ça change tout.»

Les billets sont disponibles par la billetterie du Centre des arts de Shawinigan.

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