Patrick Norman toujours en selle!

Patrick Norman offre un 29e album, Après la... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Patrick Norman offre un 29e album, Après la tombée du rideau. Il sera en spectacle au Théâtre du Cégep le 29 novembre pour un des derniers spectacles de sa tournée L'amour n'a pas d'adresse.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même si son nouvel album s'intitule Après la tombée du rideau, Patrick Norman s'empresse d'assurer qu'il n'annonce pas sa retraite. En entrevue pour présenter ce 29e opus, le volubile chanteur et musicien de 68 ans ne laisse planer aucun doute sur l'enthousiasme et la passion qui l'animent encore.

«J'ai encore la capacité de faire ce que j'aime et après 45 de carrière, on s'intéresse encore à ce que je fais, autant les jeunes que les plus vieux! Il y a un attachement palpable entre le public et moi», se réjouit celui qui, depuis trois ans, a fait le tour du Québec avec son spectacle L'amour n'a pas d'adresse.

Si elle n'est pas l'annonce d'une retraite, Après la tombée du rideau est une chanson écrite par Bourbon Gauthier pour Patrick Norman. Ou peut-être plus pour Yvon Éthier, son alter ego. C'est que celui qui a pris le nom d'artiste de Patrick Norman s'est rendu compte, à un moment donné, qu'il oubliait le Yvon Éthier qui se cachait derrière le personnage de scène.

Le refrain «Il vit pour chanter/ il a le public dans la peau/ mais il cache au fond des loges son alter ego/ un côté de lui qu'il garde incognito/ et pour qui les éloges sont autant de fardeaux» illustre cette dualité entre l'homme public et l'homme privé. Cette chanson ouvre l'album réalisé par Samuel Joly et qui regroupe 11 compositions originales.

Bourbon Gauthier a signé trois autres chansons du disque, dont la très touchante Je fais pleurer mes amis, et Nelson Minville en a écrit deux (Tous nos départs et C'était l'été).

«J'étais habitué de travailler avec les mêmes personnes. Pour cet album, j'ai voulu aller ailleurs. C'est le réalisateur Samuel Joly qui m'a suggéré ses boys à lui», explique Patrick Norman en parlant des musiciens qui jouent sur le disque (outre Samuel Joly lui-même, la liste comprend François Lafontaine, Jocelyn Tellier, Guillaume Doiron, François Plante, Joe Grass, Daniel Hubert et Richard Beaudet). Marie-Pierre Arthur et Marilou prêtent aussi leur voix comme choristes sur quelques pièces.

Patrick Norman a une histoire à raconter ou un commentaire à partager pour chaque chanson de son album, que ce soit sur le contenu ou sur la forme. Quand il parle d'On dépend l'un de l'autre, il affirme: «J'adore son côté rythm'n'blues. Moi, dans mes influences, il y a Al Green, Stevie Wonder, les Beatles, Chicago... Je suis un touche à tout. Et le saxophone, dans cette chanson-là, par Richard Beaudet.... D'après moi, le sax devrait sonner exactement comme ça!»

Puis en évoquant la pièce qui conclut l'album, l'instrumentale Chanson pour Maxence, et de Tout simplement, dont il a composé la musique sur un texte de sa fille Isabelle, Patrick Norman parle de ses deux filles et de ses six petits-enfants, dont le plus vieux a 25 ans et le plus jeune, Maxence, est encore tout petit.

Allant plus loin dans les confidences, le chanteur avouera qu'après une autre séparation, il vit seul pour la première fois depuis longtemps. «Et j'aime ça. Je suis bien... pour l'instant en tout cas. Je suis à ma propre découverte! J'ouvre mes fenêtres, mes portes. Je prends la lumière d'où elle vient», formule-t-il tout à coup, au milieu de la description de chacune de ses nouvelles chansons. «Je réalise ça en vous le disant, là...», ajoute-t-il, songeur.

Patrick Norman offre les derniers spectacles de sa tournée L'amour n'a pas d'adresse. Il sera au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières le 29 novembre. En 2015, il entreprendra une nouvelle série de spectacles pour présenter son nouvel album, sans oublier les succès qui ont ponctué sa carrière. «Je continue à avoir du plaisir à faire ça! Je ne suis pas tanné de jouer Quand on est en amour. Je suis encore en accord avec le message qu'elle véhicule.»

Quand on demande à Patrick Norman si des regrets teintent le bilan de son long parcours dans l'industrie musicale, il répond: «Quand on commence, on est dans l'incertitude, on veut obtenir la confirmation qu'on est à la bonne place. Puis on est en recherche de reconnaissance. Mais il faut être là-dedans pour les bonne raisons, pour l'amour de ce qu'on fait. Comme dans tous les métiers d'ailleurs. Moi, mon métier, j'ai toujours eu la récompense de pouvoir le faire.»

Étant associé au créneau country et ne niant pas ses influences américaines dans d'autres style aussi, une carrière aux États-Unis l'aurait-il davantage comblé? «Que je fasse mon métier ici ou aux États-Unis... C'est certain qu'ici c'est un plus petit marché, Mais moi, je n'ai jamais voulu avoir le pommier au complet. Trois, quatre pommes, et je suis bien heureux!», image-t-il.

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