Le Musée des religions du monde pourrait changer de nom

Le directeur du Musée des religions du monde... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le directeur du Musée des religions du monde de Nicolet, Jean-François Royal, a amorcé un processus de changement pour que l'institution déborde d'un mandat strictement religieux.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Nicolet) Discrètement, le Musée des religions du monde de Nicolet a tranquillement amorcé un processus de changement. La réflexion est entamée pour que le musée nicolétain modifie son appellation et élargisse quelque peu sa vocation pour sortir des limites de son orientation religieuse actuelle et devenir un musée d'intérêt plus général. L'exposition Rue principale qui s'y déroule présentement, témoigne d'ailleurs de l'intérêt de l'institution à déborder d'un mandat strictement religieux pour offrir également des expositions de nature artistique.

«Nous sommes LE musée de Nicolet, affirme le directeur de l'institution Jean-François Royal. Je veux offrir autre chose à la population que des expositions strictement axées sur une vision religieuse. Il n'est pas question de jouer dans les plates-bandes des autres musées de la région et on ne sera jamais un musée des beaux-arts, mais je nous vois très bien avec une vocation tournant autour de l'idée de la relation entre l'humain et son environnement dans son sens large.»

Il faut bien le dire: le nom et la vocation officielle du musée sont un obstacle à son développement. «Avec les années, il est devenu clair qu'on plafonne autour de 15 000 visiteurs par année, calcule Royal. C'est ce à quoi nous sommes arrivés avec nos plus grosses expositions comme À la vie, à la mort, celle sur Claude Lafortune ou encore Tabarnak, mais on n'arrive pas à dépasser le 15 000 visiteurs annuellement. Moi, j'en veux 25 000. Or, en tant que Musée des religions du monde, on ne peut pas aspirer à ça. La religion, c'est un thème qui fait peur à beaucoup de gens ou qui ne les intéresse pas.»

«Notre nom est un handicap, c'est aussi simple que ça. C'est ça qui nous bloque, pas les idées, pas l'ardeur au travail. J'ai un visiteur sur deux qui revient nous voir parce qu'il a aimé la qualité des expositions. Ça veut dire que mon problème n'est pas le produit offert mais le marketing de notre nom.»

«Beaucoup de gens venus voir Êtes-vous près?, ont été renversés par l'exposition et nous ont dit qu'ils ne pensaient pas venir parce que le nom du musée annonce quelque chose de religieux. Pourquoi je ne pourrais pas notamment parler du lien de l'homme avec une pratique religieuse, mais dans un musée qui a un nom plus vendeur? On va pouvoir y parler encore de croyances mais aussi d'ethnologie, de l'homme en lien avec le monde qui l'entoure grâce à un mandat plus large.»

Le processus de réflexion est donc bien entamé. Quand verra-t-on un nouveau nom sur le fronton de l'édifice? Difficile à dire précisément. «D'ici cinq ans, notre entente avec les archives du Séminaire de Nicolet qui occupent le sous-sol de l'édifice va être terminée. Ils ont commencé les démarches pour chercher à se relocaliser. Quand ce sera fait, on va récupérer l'espace qu'ils occupent pour y présenter des expositions. On veut profiter de ces changements pour intégrer le nouveau nom. Pour l'instant, on n'a pas de nouvelle appellation en tête, mais on y réfléchit», de conclure le directeur du musée.

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