QW4RTZ triomphe au Théâtre Saint-Denis

Louis-Alexandre Beauchemin, François Dubé, Philippe Courchesne-Leboeuf et, à... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Louis-Alexandre Beauchemin, François Dubé, Philippe Courchesne-Leboeuf et, à l'arrière, François Pothier-Bouchard ont littéralement charmé leur auditoire montréalais mercredi soir au Théâtre Saint-Denis à l'occasion de leur soirée de première.

Photo: Bernard Brault, La Presse

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Avec les faisceaux de lumière derrière eux, ils sont arrivés sur les notes de la pièce 1990 de Jean Leloup en installant rapidement leur présence. Après une quinzaine de minutes, on pouvait en oublier que l'on se retrouvait devant un quatuor vocal.

Après trente minutes, les gens étaient debout pour une première ovation. Mercredi soir au Théâtre Saint-Denis, les quatre gars de QW4RTZ ont relevé leur défi, ont gagné leur public et ont fait de leur première une soirée au plaisir contagieux.

Évidemment, ce sont leurs voix qui sont à l'honneur et ils les prêtent à tous les genres. Ils se font d'ailleurs un joyeux défi de démontrer d'entrée de jeu ce qu'ils ne sont pas en imitant Il Divo, puis en épousant tour à tour les rythmes du Barbershop, du jazz et du traditionnel, démontrant du coup le pouvoir de leur coordination, un art qui va bien au-delà de leurs accords vocaux, aussi brillants soient-ils.

La coordination se propage rapidement à leur gestuelle dans des chorégraphies souvent élaborées et bien assumées. Les quatre chanteurs ont une forte présence sur scène et ne s'en privent pas, tout comme ils baignent dans une folie qui meuble agréablement l'ensemble du spectacle. Le tout donne une soirée divertissante qui se déguste avec un large sourire pendant deux heures qui filent rapidement.

Il faut dire que la variété est au menu, les quatre gars jonglant avec les répertoires et puisant dans toutes les époques. Ils s'illustrent rapidement sur la pièce Grace Kelly, de Mika, il créent un très beau moment sur l'Hymne au printemps de Félix Leclerc et font lever une foule admirative devant La Valse à Mille temps de Jacques Brel, un défi à la fois vocal et physique aussi drôle qu'impressionnant.

Ils coiffent perruques et lunettes fumées pour entonner Get Lucky de Daft Punk et se payent une joyeuse partie de plaisir en réalisant leur fantasme de «Boys band», y allant tour à tour sur les notes des New Kids on The Block, des Backstreet Boys, Boys II Men, N'Sync et One Direction, touchant plusieurs générations au passage.

Le moment de folie de la soirée repose toutefois ailleurs, dans un segment délicieusement éclaté où ils donnent dans la chose culinaire et la matière sexy, se donnant corps et voix dans une délirante prestation sur un medley composé de Marvin Gaye, Shaggy, Barry White et compagnie.

Ils touchent un moment de beauté avec l'Hallelujah de Cohen et se payent une traite avec le pièce Crève mon sale, de Crampe en masse.

De toute évidence, la mise en scène de Serge Postigo a entraîné QW4RTZ sur une avenue à succès où chacun y trouve son compte et s'amuse avec la comédie. Ils bougent bien, ils ont de l'attitude, ils épousent le caractère humoristique de leur matériel avec une aisance agréable et semblent s'entendre comme larrons en foire.

Mercredi, pour leur soirée de première, ils avaient réservé quelques surprises à leur public en accueillant sur scène Élyse Marquis et M. Aladin lui-même, Joël Legendre, à l'issue de leur segment dédié au répertoire de Walt Disney. Beau retour de politesse si l'on considère que QW4RTZ prête aussi son art au nouvel album de Legendre. Un ensemble d'une vingtaine de personnes les a aussi rejoints en fin de spectacle.

Ils ont terminé la soirée sur un tabac avec le rappel Papouatai, de Stromae, avant de conclure sur Dixie d'Harmonium, et sur des ovations nourries. QW4RTZ est ressorti du Saint-Denis mercredi avec une soirée gagnante, fin prêt à visiter les quatre coins de la province.  

Mercredi, plusieurs diffuseurs québécois étaient d'ailleurs dans la salle, dont Claude Marchand de la salle J.-Antonio-Thompson, sans oublier un diffuseur de la Belgique. Vus aussi: l'artiste Damien Robitaille, la directrice du conservatoire trifluvien Johanne Pothier, ainsi que les deux ex-membres de QW4RTZ, dont Xavier Roy, qui ne tarissait pas d'éloges à la pause.

«Ils repoussent les limites. Ils n'ont rien à leur épreuve. Il y a toujours eu de la folie dans le groupe, mais là, ils la poussent à bout», observe-t-il avec un large sourire. «Les quatre gars sont à leur place et ils ont une chimie incroyable. J'ai juste hâte de les féliciter.»

La bonne nouvelle? QW4RTZ partira sa tournée provinciale à la salle J.-Antonio-Thompson le 12 décembre et les gars ont très hâte de se retrouver chez eux.

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