La crèche, revue et améliorée au Musée des religions

On procédait vendredi à l'ouverture officielle de deux... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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On procédait vendredi à l'ouverture officielle de deux nouvelles expositions au Musée des religions du monde de Nicolet. La photo nous montre, à gauche, Dominick Trudeau, collectionneur à qui on doit l'exposition Les crèches de mon père et Marc Gosselin, l'artiste qui a réalisé l'exposition Rue Principale.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Nicolet) Le Musée des religions du monde de Nicolet inaugurait officiellement vendredi deux nouvelles expositions: Les crèches de mon père, de la collection de Dominick Trudeau et Rue principale, une exposition d'oeuvres d'art réalisées par l'artiste montréalais Marc Gosselin.

Cette dernière est une expo vente dont les tableaux représentent des immeubles et constructions de Nicolet, présentés avec le regard unique du visiteur qui découvre l'endroit en utilisant une combinaison originale de techniques pour donner vie à ses représentations.

L'exposition, qui sort du mandat strict d'un musée consacré aux religions du monde, marque la volonté de la direction de l'institution nicolétaine d'élargir ce mandat pour devenir, d'ici quelques années, un musée à vocation plus générale.

Avec l'exposition de crèches qui sera présentée jusqu'au 18 janvier, le Musée des religions est fidèle à l'orientation que lui a imposée son directeur général Jean-François Royal avec un pied bien ancré dans la tradition et l'autre dans l'innovation.

L'exposition de crèches est inscrite dans la programmation du musée depuis plusieurs années pour le temps des Fêtes mais c'est la première fois qu'on n'offre pas au public des oeuvres d'art, puisque c'en sont, provenant de la collection du musée mais bien de celle d'un particulier, collectionneur maniaque et allumé.

Dominick Trudeau, metteur en scène de profession, a hérité de la collection de crèches de son père et lui a donné un sérieux élan de folie en l'enrichissant de pièces qui puisent à toutes sortes d'inspirations. Aussi intéressé par les crèches traditionnelles qu'il l'est par les relectures récentes, il présente une vision éclatée mais respectueuse de cet immuable symbole de Noël.

Il a même demandé à divers amis du milieu artistique de participer à cette exposition en réalisant leur propre crèche de sorte qu'on retrouve des pièces réalisées par Jean-François Breau et Marie-Ève Janvier, la comédienne Guylaine Guay, l'artiste Claude Lafortune, le collectif les Impatients ou l'artiste peintre et pâtissier trifluvien Luc Fournier qui a combiné ses talents pour offrir une oeuvre en chocolat.

À travers près de 200 crèches, l'exposition explose en un invraisemblable éventail d'interprétations et de visions qui tiennent autant à la façon qu'ont eu les créateurs de revisiter le sujet qu'à la multiplicité et l'originalité des médiums empruntés.

Ce foisonnement d'idées et de maîtrise technique sort non seulement les crèches de leur habituel carcan mais il force une réflexion sur leur valeur symbolique. Dans un monde moins attaché aux strictes interprétations religieuses, le symbole de la crèche n'en est pas moins fort mais il s'étend pour inclure la notion de famille, par exemple.

«Beaucoup de ces crèches que collectionnait mon père ne m'étaient d'aucun intérêt quand j'étais jeune, mais en vieillissant, je les ai vus différemment et quand mon père est décédé et qu'il me les a léguées, elles ont pris un tout nouveau sens, explique le collectionneur. Chacune a une histoire, désormais. Je ne suis pas religieux, mais pour moi, c'est de l'art.

Chacune de celles que je présente a des caractéristiques particulières soit à cause de la technique utilisée pour la fabrication, soit pour sa valeur symbolique qui diffère selon les traditions nationales ou l'inspiration des créateurs.» Il en veut pour probant exemple cette crèche de voyage qui se plie pour ne devenir qu'une masse d'un millimètre d'épaisseur. «Les idées derrière chaque crèche et l'imagination des créateurs, ça me fait vraiment tripper. J'ai exposé ailleurs, mais de me retrouver au Musée des religions de Nicolet, pour moi, c'est un très grand honneur que je savoure.»

L'exposition dans son ensemble est une démonstration tout à fait étonnante de l'immensité du champ des déclinaisons d'un seul thème, une ouverture aussi sur le sens du symbole et son évolution. C'est aussi, pour qui veut, une réflexion sur l'art: où commence-t-il? Où cesse-t-il? Le tout est assurément réjouissant et constitue une activité ludique qui s'adresse, évidemment, à toute la famille.

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