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L'auteur de polars, Martin Michaud, a rendez-vous avec Shawinigan

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Martin Michaud se confiera à Karolyne Boucher au cours d'une entrevue publique qui se tiendra dimanche, 13 h, chez Perro Libraire. Cet entretien sera suivi d'une séance de dédicaces en librairie

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Son nouveau polar Violence à l'origine vient de sortir au Québec, son précédent thriller Sous la surface a été lancé il y a deux semaines en Belgique pour une percée en Europe, Martin Michaud n'en sera pas moins à Shawinigan ce dimanche pour livrer une entrevue publique au Café Morgane à titre d'auteur invité chez Perro Libraire.

Les gens y entendront celui qui, depuis quatre ans, connaît une ascension plus qu'intéressante sur la scène littéraire québécoise dans la sphère du polar avec son personnage Victor Lessard, qui s'attire de plus en plus d'adeptes.

C'est avec ce tourmenté enquêteur du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) que Michaud s'est révélé en 2010 avec le roman policier Il ne faut pas parler dans l'ascenseur, un personnage qu'il a repris pour La chorale du diable (2011), Je me souviens (2012) et son petit dernier Violence à l'origine.

Avec la parution de six romans et trois nouvelles au cours des cinq dernières années, on devine qu'il ne compte pas les heures devant un ordinateur. Il n'est pas rare qu'il écrive entre 12 et 15 heures au quotidien, dit-il, sept jours sur sept. «Je n'ai peut-être pas nécessairement une vie équilibrée à 100 % ces temps-ci», observe-t-il. En revanche, la passion l'anime.

Martin Michaud a beau avoir un imaginaire fertile, jamais il n'aurait imaginé un jour le scénario à succès qui se déroule présentement dans sa propre vie. Il en parle d'ailleurs avec prudence. «Je me considère privilégié de pouvoir vivre de ma plume, mais je suis conscient que c'est très précaire. Suffit qu'un livre ne plaise pas. Tout peut s'arrêter demain matin.»

Avant cet épisode à succès, l'auteur a connu une période difficile en tentant de percer avec deux manuscrits qui ont été envoyés partout, sans retour. «Ils ont été refusés par toutes les maisons de l'univers», précise-t-il. L'homme avait pratiquement jeté la serviette. «En voulant effectuer une dernière tentative, j'ai écrit un roman policier. Tout a commencé là.»

En 2010, une nouvelle venue aux Éditions Goélette a laissé un message chez lui. Martin Michaud a cherché en vain qui, entre ses amis, était assez «bas de gamme» pour lui faire cette blague, raconte-t-il. «Mon grand rêve, de façon naïve et candide, c'était de publier un roman, mais je n'avais pas rêvé la suite. Cinq ans plus tard, c'est un espèce de rêve éveillé.»

Cela dit, si le plaisir est au rendez-vous, le vertige l'est aussi. «Écrire un roman, c'est avoir un Everest en avant de moi. Chaque fois, c'est la même angoisse de ne pas être capable de monter la montagne.»

Aujourd'hui, il a relégué aux oubliettes ses premières ambitions littéraires et se décrit comme un «storyteller» d'abord et avant tout. Or, sa propre histoire est assez singulière aussi.

Martin Michaud avocat

Bien avant de s'écrire une nouvelle vie, c'est sous le titre d'avocat qu'il a gagné sa croûte dans le domaine des technologies de l'information pendant 20 ans. C'est dans ces cabinets qu'il a acquis une discipline et une éthique de travail qui lui permettent aujourd'hui d'avoir son rythme de production.

En marge de cette profession, il n'a toutefois jamais cessé d'écrire, que ce soit de la poésie, des chansons pour son propre groupe de musique, ou des manuscrits qui n'ont jamais trouvé leur place dans l'univers.

Il a beau avoir opté pour le droit, la piqûre de la création était arrivée tôt. «Le film La Société des poètes disparus, c'est un peu mon histoire», dit-il. «C'est un professeur qui a marqué ma vie et qui m'a ouvert les yeux sur l'écriture.» Le droit n'aura été qu'un long détour. «Pendant plusieurs années, j'ai pensé que je passais à côté de ma vie.»

Aujourd'hui il se reprend d'autant plus, de sorte qu'au chapitre de ses projets à court terme, il a encore deux romans en tête, le cinquième tome de la série Victor Lessard, ainsi qu'un deuxième roman «hors série».

Et quelques à-côtés

Pour Martin Michaud, le travail se déroule aussi en marge des romans. Actuellement, il planche sur une série de télévision qui est sur le point d'être adoptée, un thriller psychologique qui suscite de beaux espoirs. «On attend une réponse d'un diffuseur pour le début décembre», dit-il.

Son roman Sous la surface a été vendu à une compagnie de films américaine qui est en attente de financement alors que du côté québécois, un réalisateur a un projet de film dans ses cartons pour faire vivre Victor Lessard sur grand écran. Mais encore, son fameux enquêteur verra aussi son univers être adapté en bande dessinée en 2016. Ce projet devrait se concrétiser en Europe et au Québec.

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